Module 4

Rôle et missions des agents de sécurité incendie

           

 

 

MISSIONS DU SERVICE DE SECURITE INCENDIE


Les missions, l’emploi et la qualification du personnel permanent des services de sécurité incendie des ERP et des IGH sont définis par l’arrêté du 2 mai 2005 modifié

 

 

 

 

 


5 - REPARTITIONS

SOMMAIRE

 

 

Présentation des consignes de sécurité et Main courante

1) Consignes     /     2)  Main courantes

 

 

 

Conformément à l’article R.123-51 du Code de Construction et de l'Habitation, les diverses consignes générales et particulières établies en cas d’incendie doivent figurées dans le registre de sécurité.

 

Des consignes précises, destinées aux personnels de l’établissement et constamment mises à jour, doivent être affichées sur des supports fixes et inaltérables.


IL EXISTE DEUX TYPES DE CONSIGNES :

1. Les consignes générales
2. Les consignes particulières

1 - LES CONSIGNES GENERALES ;
Elles concernent :
→ Les modalités d'appel des sapeurs-pompiers
→ Les dispositions à prendre pour assurer la sécurité du public et du personnel
→ La mise en œuvre des moyens de secours de l’établissement
→ L’accueil et le guidage des sapeurs-pompiers

1 - LES CONSIGNES PARTICULIERES ;

Elles concernent le service de sécurité, des services tel le standard, le personnel qui occupe des locaux spécifiques (chaufferie, cuisines, etc.) pour lesquels des mesures spécifiques sont à prendre (coupure d’urgence du gaz, de l’alimentation en carburant, de l’électricité, etc.). Elles sont donc spécifiques à certaines catégories de personnes 

 

 



 La main courante est un document officiel relatant la vie d’un établissement, elle ne doit pas être vue par des personnes étrangères au service.

 Tous les évènements et toutes les interventions devront y être notés de façon claire et précise (heure, endroit, nom des personnes impliquées, issue de l’intervention, établissement d’une fiche). 

 Lors de la relève, les agents doivent prendre connaissance des derniers événements et des consignes particulières. 

Informations renseignées

→ Notations des prises et des fins de services des agents
→ Etat du poste de garde
→ Prise en compte du matériel du poste et consignes particulières

Inscriptions impératives

→ Incident et anomalie
→ Les interventions de sûreté
→ Les déclenchements d’alarmes et appels des services de secours
→ Les mouvements des ADS à l’intérieur du site
→ Les passages ou contrôles (direction, commission de sécurité, etc.)

Ce document est visé chaque jour par le chef de service de sécurité incendie ou son représentant. 

La rédaction

→ L’écriture doit être lisible, sans ratures ni commentaires personnels.
→ Pas d’utilisation de correcteur, en cas d’erreur il faut rayer proprement et reprendre la rédaction.
→ Ne jamais oublier que ce document pourra éventuellement être produit devant un tribunal. 

Il existe des mains courantes papiers, d’autres électroniques.

 

 

 

                                   POSTE DE SECURITE

 

 

 

Un poste de sécurité doit être mis à disposition exclusive du personnel chargé de la sécurité incendie. Il doit être occupé en permanence par une personne au moins.

Il doit être :

- Facile d’accès
- Placé au niveau d’arrivée des secours extérieurs
- Relié au centre de secours des SP par un moyen de transmission rapide et sûr

Il doit recevoir les alarmes restreintes transmises par poste téléphonique, avertisseurs manuels et installations de détection ou d’extinction automatique. De plus on doit retrouver les commandes manuelles des dispositifs d’alarme et de désenfumage mécanique. 

 Le PCS et ses accès doivent être convenablement protégés contre l’incendie.
 Pendant la présence du public, un représentant de la direction doit se trouver dans l’établissement. 

MATERIELS DU POSTE DE SECURITE

→ Le système de sécurité incendie (SSI)
→ La ligne directe d’appel des secours (téléphone rouge)
→ Les appareils de transmission
→ Le petit matériel de rechange (ampoule de rechange BAES, glace de BBG, etc.)
→ Trousse de premier secours
→ Divers matériels (lampe, appareil de respiration isolant ARI, gants, etc.)

UNITE D'AIDE A L'EXPLOITATION

 Dans certains cas, en supplément du SSI, le PCS est équipé d’une unité d’aide à l’exploitation (UAE). 
Cet outil informatique dispose de logiciels qui permettent la localisation et la gestion des équipements techniques liées à l’exploitation du site :

 

- Les ascenseurs
- Le système anti-intrusion
- Les chambres froides
- Le contrôle d’accès
- L’éclairage de l’établissement
- La détection incendie

L’agent de sécurité incendie doit suivre une formation pratique afin de maîtriser cet outil et être capable d’analyser les problèmes. Des consignes claires doivent être établies et tenues à jours. 
De plus, divers reports d’alarme devront être exploités au PCS : les alarmes sprinklers (démarrage diesel, passage d’eau, fermeturede vanne d’arrêt, etc.), le défaut d’alimentationde secours et le niveau de carburant des groupes électrogènes. 

DOCUMENTS PRESENT AU POSTE DE SECURITE

- La main courante 
- Les registres de contrôle 
- Le registre de sécurité 

Le registre de sécurité est un document imposé par l’article R.123-51 du CCH. 
Il stipule que dans les ERP doit être tenu un registre sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité et, en particulier


L’état du personnel chargé du service de sécurité incendie.
Les diverses consignes générales et particulières, établies en cas d’incendie.
Les dates des divers contrôles et vérifications ainsi que les observations auxquelles ceux-ci ont donné lieu. 
Les dates des travaux d’aménagement et de transformation, leur nature, les noms du ou des entrepreneurs et s’il y à lieu, de l’architecte ou du technicien chargé de surveiller les travaux. 
Tous les documents relatifs à la sécurité des personnes et des biens sont annexés à ce registre.
Il doit être tenu à la disposition de la Commission de Sécurité

 

 


Lors de la relève de l’agent sur place ou en tout cas, dès la prise de poste,  un ensemble d’éléments  doivent être contrôlés et vérifiés.

Dans un premier temps, l’agent prenant le poste reçoit les consignes particulières de  l’agent sortant. 

Il convient ensuite de remplir la main courante (l’agent sortant signe  ou non, l’agent entrant signeet indique  l’heure de son arrivée etdu départ de son collègue). 

Après le départ de celui-ci, il est essentiel de faire une vérification du matériel présent dans le PCS afin d’aborder les incidents du quotidien de manière optimale :

- Présence et fonctionnement des moyens de communication ,radio ,téléphone urbain,etc….
- Présence et fonctionnement des appareils informatiques et techniques , ordinateur ( main courante informatiser )
- Présence des clés et badges utile au déplacement de l’agent ( armoire à clés, badge visiteur ou personnel).

Toute anomalie constatée doit être consignée dans la main courante et, selon le dysfonctionnement, immédiatement signalé aux supérieurs hiérarchiques ou aux organismes techniques liés. 

A sa prise de service l’agent doit aussi prendre en compte les différents documents à sa disposition : main courante, consignes générales permanentes et particulières, consignes spécifiques ponctuelles ainsi que les divers registres dont il a le suivi (registre des clés, des appels téléphoniques, techniques, etc.). 

Selon certains sites, l’agent doit également savoir sur quel personnel il peut compter en cas de sinistre. A cet effet il doit vérifier la présence du personnel prévu et leur qualification : équipes locales de sécurité. Tout au long de son service il doit également connaître l’état de disponibilité de ses intervenants et leur position. 

 



La gestion des clés peut paraître anodine mais elle pose en réalité de véritables problèmes sur certains sites à risques : perte de clés donnant accès à des locaux importants, prêt de clés non autorisés, clés cassées et non remplacées, etc. 

Il existe des systèmes de contrôle et de gestion électronique de clés



 


Fonctionnant de manière totalement autonome grâce au clavier et à l’écran intégrés ou en réseau informatique, elle est évolutive jusqu’à 120 clés. Ainsi, plusieurs milliers de clés peuvent être gérés avec des armoires en réseau.


Pour mettre en place une ou plusieurs armoires de gestion des clés, les objectifs devront être les suivants :

- Contrôler tous les  mouvements de clés en exigeant une identification pour tout utilisateur.
- Supprimer une mise  à jour manuscrite lourde et source potentielle d’erreurs tout en dégageant du temps.
- Editer des rapports  permettant de connaître à  tout moment les mouvements.
- Anticiper les extensions possibles par des  systèmes et équipements évolutifs.
- Avoir la possibilité de savoir en permanence qui a ou a eu réellement les clés.
- Distribuer aux personnes autorisées  uniquement.
- Permettre des recherches  rapides dans les historiques.
- Supprimer le dépôt de pièces  d’identité pour les personnes extérieures en  instaurant une distribution automatique identifiée des clés  ou badges et en évitant qu’ils  ne sortent du site.
- Pouvoir gérer plusieurs sites  depuis un seul PC de sorte que ceci  permette au responsable d’un site de s’absenter et de basculer sa supervision sur celle d’un autre site. 

RONDES DE SECURITE ET DE SURVEILLANCE DES TRAVAUX

 

 

 

Les rondes ont pour but de prévenir et de détecter les risques d’incendies y compris dans les locaux inoccupés.
Selon le site, les consignes de rondes et les éléments à contrôler varient sensiblement. 

L’agent doit avoir une parfaite connaissance de son site (locaux à risque, emplacement des arrêts d’urgence, emplacementdesorganes de coupure des fluides, etc).

Les rondes de sécurité doivent être effectuées, à la prise de service, pendantla présence du public et à lafermeture de l’établissement :

Avant : pour vérifier la possibilité d’accès aux issues de secours, l’état des moyens de secours (SSI fonctionnel, équipe de sécurité complète, moyens d’extinction à disposition, etc.). 
Pendant : pour vérifier le respect des consignes d’incendie, d’hygiène et de sécurité du travail. 
Après : pour prévenir tous risques de développement d’incendie en dehors de la présence de personnel. 
La fréquence et l’itinéraire des rondes est fixé par le responsable du service de sécurité, il doit tenir compte : 

→ Des vérifications journalières (manomètres, moyens d’extinction, dégagements, etc.). 
→ De la surveillance des locaux à risques (chaufferies, locaux électriques, locaux de stockage, locaux vide ordure ou benne àordures, silo à farine, poste de distribution de carburant, etc.). 
→ Du contrôle du respect des consignes par le public et par le personnel (signaler toute anomalie, interrompre tout acte contraireàla sécurité du travail). 

Dès la première ronde avant l’ouverture au public, l’agent doit s’assurer de la vacuité des issues de secours et des dégagements ainsi que de la fonctionnalité des moyens de secours
Après le départ du public, une dernière ronde aura pour but de vérifier que les locaux sont vides et que le personnel a quitté les lieux avant les opérations de fermeture. 


L’agent du service de sécurité incendie doit prendre lors de sa ronde avec le matériel nécessaire :
→ Emetteur récepteur ( radio )
→ Gant de protection contre l’incendie
→ Clé tricoises
→ Lampe, carnet, stylo
→ Gants de protection pour le secourisme
→ Outil individuel (pinces, couteau suisse, etc.)
→ Pointeau (si existant sur le site)

 L’agent doit tenir à jour les divers registres qui attestent de ses contrôles : poste sprinkler, fonctionnement des BAES,etc…
Une liaison régulière avec le PCS doit être régulière, au même titre que tout incident ou constatation doivent être transmis au PCS.. 

CONTRÔLE ET MAIN COURANTE

Le contrôle de la bonne exécution( pointeau )des rondes est du ressort du chef d’équipe. Certains sites sont équipés de système de contrôle électronique :

→ Logiciel informatique capable de retracer les horaires de passage à des points de contrôle obligatoire.
→ L’agent de sécurité incendie est muni d’un pointeau qu’il passe devant des témoins fixes répartis sur son itinéraire de ronde pour ensuite entrer ces indications dans un système informatique. 

 

 

Les agents du service de sécurité incendie doivent connaître le fonctionnement des moyens de transmission, les fréquences utilisées et la procédure pour communiquer à la radio ( comme l’alphabet phonétique ).

 Le langage doit être clair, précis et les comptes rendus immédiats en cours d’intervention doivent être efficace :

Exemple :
Je suis : bâtiment c
 Je voisune poubelle en feu et une personne a terre et consciente .
 Je fais –. Je déplace la personne je la mes a l’abri et je reste avec elle en attendant qu’une personne former au SST me remplace.

Je demande : au PCS du renfort de personnel et d’alerté les secours pour la personne consciente et le feu de poubelle.

 
Dès le départ en ronde, il est nécessaire d’effectuer un contrôle radio pour vérifier le bon fonctionnement du matériel :

Exemple :
« PC pourDupond contrôle radio, parlez ».

 En cas de levée de doute incendie, le silence radio est exigé pour libérer le réseau et permettre la transmission des comptes rendus.

La transmission d’un compte rendu en cours d’action est un réflexe avant d’agir pour assurer sa propre sécurité. 
Une situation simple peut rapidement dégénérer et un agent pourrait se retrouver en difficulté sans que le PC ne puisse être informé de la nécessité d’envoyer des renforts. 


TERMES DE PROCEDURE

 

ALPHABET RADIO

 

 

 

 

En entreprise, un permis feu est un document de sécurité qui doit être établi préalablement à toute opération de maintenance ponctuelle qualifiée de « travail par point chaud ». 

Sont considérés comme travaux par points chauds :

- Le soudage à l'arc électrique, qui génère la température la plus élevée (plus de 4 000 °C) et les projections d'étincelles les plus violentes ;
- Le soudage au chalumeau à gaz (oxyacétylénique ou aérogaz) ;
- L'oxycoupage (coupage de métaux au jet d'oxygène) ;
- Le dégivrage au chalumeau, générant des transports de chaleur incontrôlables par les pièces métalliques traitées ;
- Le soudage au chalumeau à gaz de bandes de bitume, particulièrement utilisé dans les travaux d’étanchéité de toitures ;
- Les coupages et meulages à l’aide d’outils tels que tronçonneuse, meuleuse d’angle ou ponceuse, et tous les travaux susceptibles, par apport de flamme, de chaleur ou d’étincelles, de communiquer le feu aux locaux. 

ATTENTION : les travaux dangereux ou gênant l’évacuation sont interdit lors de la présence du public. 

 

 

FONCTIONNEMENT

Le permis feu se présente sous la forme d'une liste de tâches à contrôler ou à accomplir, avant et après l'opération, afin de prévenir les risques d'incendies et d'explosions. Il doit préciser impérativement la nature des protections à réaliser avant, pendant et après le travail.

 

Quelques règles de sécurité  doivent être respectées avant l'intervention du personnel: retrait des éléments inflammables de la zone de propagation de  la chaleur, vérification de la  disponibilité des extincteurs, fermeture des alimentations de gaz et éventuellement, vérification de l'absence de dégagement naturel  de substance inflammable à proximité du point chaud, entre autres. 

Le personnel de maintenance doit, en outre, revenir deux heures après l'intervention afin de s'assurer qu'un feu n'est pas en train de couver. 



COMBIEN DE TEMPS LE PERMIS FEU EST-IL VALABLE ?

Sa validité demeure tant qu’aucun de ses éléments (lieu, nature des travaux, intervenants…) n’a changé. C’est rarement le cas au-delà de quelques jours. La durée prévisible des travaux est de toute façon une mention obligatoire lors de son établissement.



MODE D'EMPLOI

Le Permis Feu se présente sous la forme d’un imprimé spécial comportant trois exemplaires, l’un destiné le plus souvent au donneur d’ordre, le deuxième au dirigeant de l’entreprise chargée des travaux, le troisième à l’agent veillant à la sécurité de l’opération


PREVENTION DES RISQUES
Un rôle positif : statistiques

Le permis feu s'inscrit dans un management global de la gestion des risques industriels, qui visent à faire diminuer le nombre d'incendies/explosions

 

Le permis feu consiste donc en une liste de points à vérifier. Les dispositions préventives à adopter sont :
Avant les travaux
- Vérifier que les appareils sont en parfait état (tension convenable pour l’appareillage électrique).
- Éloigner, protéger ou couvrir de bâches ignifugées tous les matériaux ou installations combustibles ou inflammables et, en particulier, ceux qui sont placés derrière les cloisons proches du lieu de travail. Éventuellement, arroser le sol et les bâches de couvertures.
- Si le travail doit être effectué sur un volume creux, s’assurer que son dégazage est effectif.
- Aveugler les ouvertures, interstices, fissures, etc. (sable, bâches, plaques métalliques, etc.).
- Dégager largement de tout matériel combustible ou inflammable

- Disposer à portée immédiate les moyens d’alarme et de lutte contre le feu. 1Radio avec la fréquence directe avec le PCS et au moins un extincteur de CO2 de 2 kg et un extincteur à eau pulvérisée de 9 litres.
- Désigner un auxiliaire instruit des mesures de sécurité.
- Rédiger et faire signer le document permis de feu responsable chargé de sécurité et au responsable du chantier.

Pendant les travaux

- Surveiller les projections incandescentes et leurs points de chutes.
- Ne déposer les objets chauffés que sur des supports ne craignant pas la chaleur et ne risquant pas de la propager.

-Et vérifier que les règle de sécurité soi respecter


Après les travaux

- Inspecter le lieu de travail, les locaux adjacents et les environs pouvant être concernés par les projections d’étincelles ou les transferts de chaleur.
- Maintenir une surveillance rigoureuse pendant deux heures au moins après la cessation du travail.

                     MISES EN ŒUVRE DES MOYENS D’EXTINCTIONS

 

 



-Prendre l’agent extincteur adapté au feu.
-Retirer la goupille et percuter si nécessaire.
-Effectuer un bref essai dans une direction non dangereuse.
-Approcher le foyer du côté opposé au mouvement des fumées en se baissant pour éviter la chaleur et un possible retour de flamme.
 -Attaquer le feu à la base des flammes et à la distance préconisée pour l’agent extincteur utilisé.
-Se méfier des possibilités de reprise de feu.
-Coucher les appareils vides pour ne pas les confondre avec les pleins.
 -Après extinction, surveiller la zone, ses abords et ne pas hésiter à visiter les locaux à proximité (risque de propagation par conduction).

 

 

 


PRECAUTIONS A PRENDRE
- Si possible couper le courant avant d’intervenir sur un feu comportant des risques électriques.
- Ne pas éteindre un feu de gaz si on peut couper l’alimentation de gaz dans un premier temps.
- Ne pas intervenir sur un départ de feu sans avoir effectué un compte rendu immédiat au poste de sécurité incendie.
- Utiliser les effets de protection individuelle (gants, ARI si présent, etc.).

DISTANCES D'ATTAQUE

 

Eau pulvérisée distance de sécurité entre 2et 3mètres

 

 

 

 

Eau avec additif distance de sécurité 3 à 4 mètres.

 

 

 

 

 

 

Extincteur CO2 distance 1 mètre

 

 

 

APPELS ET RECEPTIONS DES SERVICES PUBLICS DE SECOURS

 

 

 

 

 

 

L’alerte est l’action de demander l’intervention d’un service de secours et de lutte contre l’incendie.
A ne pas confondre avec l’alarme, qui consiste à prévenir les occupants d’un fait particulier :
Alerte : vers l’extérieur ( Sapeurs-Pompiers )
Alarme : à l’intérieur (sonore ,sirène, etc…)

L’alerte doit pouvoir être donnée immédiatement :

- Soit par une ligne téléphonique reliée à un centre de traitement de l’alerte des sapeurs-pompiers
- Soit par avertisseur d’incendie privé

- Soit par téléphone urbain
- Soit par avertisseur d’incendie public
- Soit par tout autre dispositif

 



Toutes les dispositions doivent être prises afin que ces appareils puissent être utilisés sans encombre. Ils doivent être efficacement signalés :

1. Affichage indiquant l’emplacement des appareils.
2. Numéros d’appel exemple composé le 9 pour joindre le PCS sur le réseau intérieur. Les modalités d’appel des sapeurs-pompiers doivent être affichées de façon apparente, permanente et sur un support inaltérable, près des appareils.

La  ligne directe doit être à poste fixe, aboutir à un centre de réception de l’alerte, établir la liaison à partir d’une seule manœuvre élémentaire (décrocher, bouton poussoir), permettre l’identification automatique de l’établissement, permettre la liaison phonique et permettre des essais périodiques. 

 



Lors d’un appel vers un centre d’incendie et de secours : 

 Ne jamais raccrocher en premier.

Donner son nom, sa fonction, l’adresse du site.( Mr Dupont , agent technique,1 rue des coquelicot centre de formation x)

 Exposer clairement les raisons de l’appel en étant le plus précis possible : feu, accident, blessure, etc.( je suis en présence d’une présence d’une personne au sol ).
Donner un premier état des personnes blessées et des dégâts.( consciente et mis en PLS).
Situer la position de la personne chargée d’accueillir les sapeurs-pompiers sur le site.( Me x vous attendra a l’entrée du bâtiment pour vous dirigez ).

 



Dès le début du sinistre, un agent doit être désigné  pour accueillir les secours à l’entrée du site et les guider vers le poste central de sécurité ainsi  que vers le lieu du sinistre. 

  1. Le plan d’intervention doit immédiatement  être mis à disposition du commandant des opérations de secours .Il  devient l’unique décisionnaire dans l’établissement. 
  2. Un compte rendu des mesures prises, des moyens engagés (évacuation, équipe de première et seconde intervention) et de l’évolution du sinistre est essentiel. C’est généralement la tâche du chef d’équipe.
  3.  La qualité de la connaissance des lieux par les agents est un avantage évident qui permet de faciliter l’action des sapeurs-pompiers en se mettant à leur disposition et en appliquant leurs consignes. 

                                 SENSIBILISATION DES OCCUPANTS

 

L’information et la formation des occupants de l’établissement sur les mesures de sécurité à prendre en cas d’incident appartiennent au service de sécurité incendie.


 Le code du travail fixe les responsabilités du chef d‘établissement et insiste sur la nécessité de formation du personnel quant à l’utilisation des moyens d’extinction et de la pratique du secourisme (SST, EPI, ESI). 

 L’arrêté du 25 juin 1980 modifié précise quant à lui que « des exercices d'instruction du personnel doivent être organisés sous la responsabilité de l'exploitant ». 

Sans détour, il est évident que lorsqu’un service de sécurité incendie existe au sein de l’établissement, celui-ci se voit alors délégué par l’exploitant, la charge de former et d’informer le personnel de l’entreprise. 

 A cette obligation règlementaire une information devra être faite au personnel, par exemple lorsqu’un agent SSIAP1 rencontre au cours de sa ronde une porte coupe-feu maintenue en position ouverte par une cale en  bois laissée par un membre du personnel, ou encore si des cartons ont été déposés en masse devant l’accès aux issues de secours. 

Le personnel doit être sensibilisé au maximum sur le sujet de la sécurité incendie et a  la manipulation d’extincteur  et R.I.A  pour  qu’il  puisse intervenir  sans prendre de risque  sur tout type de problème.

 

 

PARTIE 5 IMMEUBLES DE GRANDES HAUTEUR

INTRODUCTION

 

 

 

DEFINITION

 

Constitue un IGH tout corps de bâtiment dont le plancher du dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable par les engins des services publics de secours et de lutte contre l’incendie, à 50 mètres pour les immeubles à usage d’habitation et à plus de 28 mètres pour tous les autres immeubles. 


 Les IGH dont la destination implique la présence de moins d’une personne pour 100m² de surface ne sont pas soumis au règlement.

 La présence de public n’est pas obligatoire.

 Un PCS avec un service SSIAP est obligatoire dans tout IGH

 

 

 

 

 

 

                               

le calcul de la hauteur ce fait :

Du plancher bas  (sol) du dernier niveau le plus haut accessible  au public depuis le niveau le plus haut (sol) accessible aux engins des services de secours.

 

 

 

 

 




 COMPARTIMENTAGE.
Limitation de l’utilisation des matériaux combustibles dans chaque compartiment.
Interdit  d’utiliser des matériaux susceptibles de propager le feu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DESENFUMAGE EN  IGH

 

 

RAPPEL

 

Il existe deux formes de désenfumage : 

 Le désenfumage normal : 2 solutions (A et B).

 Le désenfumage de secours qui est utilisé quand le désenfumage normal ne suffit plus, il se constitue de :
4 ouvrants en façade à chaque niveau dont la commande d’ouverture est aisément accessible aux services publics de secours.
1 exutoire de 1m² dans chaque partie supérieure des cages d’escaliers, dont l’ouverture se fait manuellement depuis le PCS et est réservée aux sapeurs-pompiers. 

Le choix entre deux solutions de désenfumage normal est donc laissé à l'initiative de l'exploitant entre la solution A et la solution B

 

 

 

                                                          Schéma solution A

 

 

 

 

 

                                                               Schéma solution B

 

 

 

 

LES IMMEUBLES DE TRES GRANDES  HAUTEURS     I.T.G.H

 

 

 



Avec l’arrêté du 30 décembre 2011 remplaçant celui du 18 octobre 1977 est apparue une nouvelle classe d’immeubles : l’Immeuble de Très Grande Hauteur (ITGH).

Est considéré comme ITGH, tout immeuble dont le plancher bas du dernier niveau (PBDN) accessible au public est situé à plus de 200 mètres par rapport au niveau le plus haut accessible aux engins des services de secours et de lutte contre l'incendie. 

 

 

 

PRINCIPAUX POINTS DE RENFORCEMENT :

Les éléments de construction porteurs sont SF 3h.
Tous les 100m les escaliers sont recoupés par un SAS d’intercommunication.
Chaque compartiment est desservi par au moins 3 ascenseurs 
L’ensemble de l’immeuble est couvert par un système d’Extinction Automatique type Sprinkler.

Chaque escalier est équipé d’une colonne humide, alimentée par deux dispositifs de surpression indépendants capable d’assurer un débit de 2000L/min entre 7 et 9 bars (une commande manuelle au PCS permettant de choisir le sur presseur). Les réservoirs d’eau des colonnes doivent être de 240m³ au minimum.

Un local de gestion d’intervention de 150m², avec liaison directe au PCS et téléphone urbain doit être présent, contigu au PCS .Unsecond local du même type doit être installé aux 2/3 de la hauteur de l’immeuble.

Le service de sécurité se compose au minimum 1 SSIAP3, 2 SSIAP2 et 3 SSIAP 1, la commission de sécurité pouvant augmenter ce chiffre selon les activités recensées dans l’ITGH.


Les Hermitage Plaza

 

 

Les deux tours hermitage plaza seront les plus hauts bâtiments de l’Union Européenne,  de logements haut-de-gamme, un hôtel 5 étoiles, des restaurants, des bureaux, des commerces, deux grands auditoriums, une salle polyvalente de concerts de 1300 places, une galerie d’art et deux spas avec piscine, le tout pour 280.000m² de surface. 

 

 

LE SERVICE DE SECURITE ET D’ASSISTANCE A PERSONNE

 

L’arrêté du 2 mai 2005 modifié traite des trois niveaux de qualification :

Agent de sécurité incendie  ( SSIAP1).

Chef d’équipe service de sécurité incendie et assistance à personnes ( SSIAP2).

Chef de service sécurité incendie et assistance à personnes ( SSIAP3).

 

La composition d’un service de sécurité dans les établissements recevant du public.

 

TYPE M :

Etablissement comportant ;

Le nombre d’agent  de sécurité incendie est majoré d’une unité a partir de 6000 personnes par fraction       supplémentaire de 3000 personne .

Etablissement  comportant :

2 niveaux de vente dont 1 rdc et effectif du public supérieur à 6000 personnes.

Plus de 2 niveaux de vente et effectif du public supérieur à 4000 personnes

Sera ( 1chef d’équipe sécurité incendie SSIAP2 et de 2 agent de sécurité incendie SSIAP1 ).

 

 

TYPE  P :

Dans les établissements de 1er Catégorie ou dans les complexes important (de loisir multiples ou la   danse constitue l’une des activités principales.

Sera (1chef d’équipe sécurité incendie SSIAP2 et de 2 agent de sécurité incendie SSIAP ).

 

TYPE  T :

Dans les établissements de 1er catégorie comportant un ou deux niveaux accessibles au public.

Sera 1 chef d’équipe incendie et 3 si l’effectif  > 6000 personnes.

                                                    4 si l’effectif  >10.000 personnes.

Dans les établissements de 1er catégorie comportant plus de 2 niveaux accessibles au public.

Sera 1  chef d’équipe incendie et 3 si effectif  > 4000 personnes.

                                                     1 agent supplémentaire par fraction de 3000pers et au-delà de 6000

               avec 2 agents maxi par niveau.

Dans les établissements recevant plus de 3000pers ou dans les ensembles importants de bâtiments avis    de la CCDSA.

 

TYPE  U :

Dans les établissements de 1er catégorie :

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

 

TYPE S :

Dans les établissements de 1er catégorie :

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

 

 

 

 

Composition d’un service de sécurité en IGH

 

 

TYPE  GHO :

 

              1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

TYPE  GHR :

 

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

TYPE  GHU :

 

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

4 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

TYPE  GHW :

 

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

1ou 2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1) + 1 service local de sécurité.

 

 

 

 

 

 

 

 

TYPE  GHZ :

 

Type  d’établissement et la plus exigeante.

 

 

 

TYPE  ITGH :

 

1 Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

2 Chefs d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

3 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).