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Bonjour et bienvenue sur mon blog.

J'ai 18 ans d'expèrience dans le domaine de la sécurité incendie. Vous trouverez dans ce blog les textes de loi et la règlementation applicable à des établissement recevant du public et des immeubles de grandes hauteurs. Mon rôle est d'apporter conseil auprés des chefs d'établissement, de former  à la sécurité incendie le personnel de ces établissements.

 

 

 

 

 


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25 juillet 2018

Arrêté du 30 décembre 2011 portant règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection

article LEGIFRANCE

JORF n°0015 du 18 janvier 2012 page 946 
texte n° 19 



Arrêté du 30 décembre 2011 portant règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d'incendie et de panique 

NOR: IOCE1117012A
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2011/12/30/IOCE1117012A/jo/texte


Publics concernés : les promoteurs immobiliers, voire les administrations ― les immeubles de grande hauteur (IGH) sont classés en fonction de leur activité. On distingue les classes suivantes : habitation (IGH A) ; hôtels (IGH O) ; enseignement (IGH R) ; dépôts d'archives (IGH S) ; sanitaires (IGH U) ; bureaux (IGH W) ; immeubles abritant plusieurs classes d'activités (IGH Z) ; tours de contrôle des aérogares (IGH TC).
Objet : l'arrêté réglemente la construction des immeubles de grande hauteur et les mesures de protection contre les risques d'incendie et de panique. Il abroge l'arrêté du 18 octobre 1977 (JO du 25 octobre 1977), modifié par l'arrêté du 22 octobre 1982 (JO du 22 décembre 1982). Cet arrêté a été entériné le 8 novembre 2007 par la sous-commission permanente de la Commission centrale de sécurité (CCS), tel que le prévoit l'article R. 122-4 du code de la construction et de l'habitation.
Entrée en vigueur : après le premier jour du troisième mois suivant celui au cours duquel il sera publié au Journal officiel.
Notice : l'arrêté a été rédigé pour prendre en compte les évolutions intervenues dans le mode de construction des immeubles de grande hauteur ainsi que dans la conception des installations techniques et de sécurité qui les équipent. Il fournit par ailleurs des solutions à des problématiques qui ne se posaient pas encore dans les années 1980.
L'arrêté est mis en chantier peu après l'attentat perpétré le 11 septembre 2001 au World Trade Center. Il a été fait appel à l'expertise des meilleurs spécialistes français de la construction et de l'exploitation de ces immeubles.
Les principales modifications introduites par le nouvel arrêté portent sur : les règles à respecter lors de la construction des immeubles élevés de plus de 200 mètres, dénommés « immeubles de très grande hauteur » (ITGH) ; l'introduction de la notion « d'évacuation immédiate et générale » de l'ensemble des occupants de ces immeubles, limitée jusque-là au seul étage sinistré et ceux immédiatement au-dessous et au-dessus ; la formalisation des règles d'installation des systèmes de détection et de mise en sécurité incendie ainsi que les scénarios de mise en sécurité à mettre en œuvre.
Références : article R. 122-4 du code de la construction et de l'habitation ; décret n° 2009-1119 du 16 septembre 2009 relatif aux conditions d'évacuation dans les établissements recevant du public et aux dispositions de sécurité relatives aux immeubles de grande hauteur, publié au Journal officiel du 18 septembre 2009.
La ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, le ministre de la culture et de la communication, le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et le secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement,
Vu la directive 98-34 du Parlement européen et du Conseil en date du 22 juin 1998 prévoyant une procédure d'information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l'information, et notamment la notification n° 2007/0642/F ;
Vu le code de la construction et de l'habitation, et notamment son article R. 122-4 ;
Vu le décret n° 2009-1119 du 16 septembre 2009 relatif aux conditions d'évacuation dans les établissements recevant du public et aux dispositions de sécurité relatives aux immeubles de grande hauteur ;
Vu l'avis de la Commission centrale de sécurité en date du 8 novembre 2007,
Arrêtent :


Afin d'assurer la sauvegarde de leurs occupants et de leur voisinage contre les risques d'incendie et de panique, les immeubles de grande hauteur doivent être construits et aménagés conformément aux dispositions du règlement de sécurité figurant en annexe au présent arrêté.


L'arrêté du 18 octobre 1977 modifié portant règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d'incendie et de panique est abrogé.


Le présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française, est applicable aux projets dont la demande de permis de construire est déposée après le premier jour du troisième mois suivant celui au cours duquel il sera publié.

  • Annexe

     


    A N N E X E


    À L'ARRÊTÉ DU 30 DECEMBRE 2011 PORTANT RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ POUR LA CONSTRUCTION DES IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR ET LEUR PROTECTION CONTRE LES RISQUES D'INCENDIE ET DE PANIQUE, RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ RELATIF AUX IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR


    Sommaire


    Titre Ier. ― GH : mesures générales communes à toutes les classes d'immeubles de grande hauteur
    Chapitre Ier. ― Dispositions générales
    Article GH 1er. ― Généralités
    Article GH 2. ― Activités autorisées
    Article GH 3. ― Terminologie
    Article GH 4. ― Documents, contrôles et vérifications techniques
    Article GH 5. ― Vérifications techniques par des organismes agréés
    Appendice relatif aux rapports de vérifications techniques
    Chapitre II. ― Construction
    Section I. ― Implantation et environnement
    Article GH 6. ― Voies d'accès pour les véhicules de lutte contre l'incendie
    Article GH 7. ― Isolement du voisinage, volume de protection
    Article GH 8. ― Servitude du volume de protection
    Section II. ― Structures
    Article GH 9. ― Stabilité au feu
    Article GH 10. ― Parois en contiguïté avec d'autres constructions. ― Passerelles de liaisons
    Article GH 11. ― Parcs de stationnement intégrés et locaux dangereux situés dans l'immeuble
    Section III. ― Façades et couvertures
    Article GH 12. ― Généralités relatives aux façades
    Article GH 13. ― Comportement au feu des façades
    Article GH 14. ― Couvertures
    Section IV. ― Eléments généraux de construction et aménagements intérieurs
    Article GH 15. ― Réaction au feu des matériaux de construction (abrogé)
    Article GH 16. ― Limitation de la charge calorifique des éléments de construction hors revêtements des parois horizontales et latérales
    Article GH 17. ― Dispositions générales relatives aux cages, gaines et conduits
    Article GH 18. ― Dispositions particulières aux gaines verticales non recoupées
    Article GH 19. ― Dispositions particulières aux gaines verticales recoupées
    Article GH 20. ― Dispositions particulières aux gaines d'allure horizontale
    Article GH 21. ― Plafonds, plafonds suspendus
    Article GH 22. ― Revêtements de sol et revêtements des parois latérales
    Section V. ― Dégagements : escaliers, circulations horizontales et portes
    Article GH 23. ― Dispositions générales
    Article GH 24. ― Escaliers
    Article GH 25. ― Dispositifs d'intercommunication
    Article GH 26. ― Surveillance permanente de l'isolement des compartiments
    Article GH 27. ― Gestion des dispositifs de contrôle d'accès en cas d'incendie
    Article GH 28. ― Désenfumage
    Article GH 29. ― Désenfumage de secours
    Section VI. ― Ascenseurs et monte-charges
    Article GH 30. ― Gaines et cabines d'ascenseurs et de monte-charges
    Article GH 31. ― Protection des accès aux ascenseurs et monte-charges
    Article GH 32. ― Dispositions complémentaires concernant les paliers de desserte des ascenseurs
    Article GH 33. ― Secours des cabines d'ascenseurs
    Article GH 34. ― Ascenseurs prioritaires pompiers. ― Priorité des manœuvres
    Section VII. ― Chauffage, ventilation, conditionnement d'air et installations d'appareils de cuisson et de réchauffage destinés à la restauration
    Article GH 35. ― Dispositions générales
    Article GH 36. ― Interdiction de combustibles
    Article GH 37. ― Installations de production de chaud et de froid
    Article GH 38. ― Installations de ventilation de confort et ventilation mécanique contrôlée
    Article GH 39. ― Installation d'appareils de cuisson et de remise en température destinés à la restauration
    Section VIII. ― Installations électriques et éclairage
    Article GH 40. ― Objectifs et généralités
    Article GH 41. ― Locaux de service électrique
    Article GH 42. ― Transformateurs de puissance
    Article GH 43. ― Sources de sécurité et de remplacement
    Article GH 44. ― Circuits d'alimentation en énergie des installations de sécurité
    Article GH 45. ― Canalisations des installations normales. ― Remplacement
    Article GH 46. ― Tableaux électriques
    Article GH 47. ― Signalisations
    Article GH 48. ― Eclairage
    Section IX. ― Moyens de secours
    Article GH 49. ― Système de sécurité incendie
    Article GH 50. ― Alerte
    Article GH 51. ― Moyens de lutte contre l'incendie
    Article GH 52. ― Alimentation des secours en eau
    Article GH 53. ― Appareils d'incendie et évacuation de l'eau
    Article GH 54. ― Colonnes sèches
    Article GH 55. ― Colonnes en charge
    Article GH 56. ― Equipements visant à favoriser l'action des pompiers
    Chapitre III. ― Dispositions concernant les obligations des propriétaires et des occupants
    Article GH 57. ― Mandataire et suppléant
    Article GH 58. ― Rôle du mandataire et de son suppléant
    Article GH 59. ― Entretien des installations
    Article GH 60. ― Surveillance, exercices, information des locataires
    Article GH 61. ― Limitation de la charge calorifique surfacique
    Article GH 62. ― Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes
    Article GH 63. ― Mise en sécurité des occupants
    Article GH 64. ― Interdictions diverses
    Article GH 65. ― Précautions à prendre durant certains travaux
    Titre II. ― Dispositions complémentaires relatives au classement des immeubles et à l'indépendance des volumes situés dans leurs emprises
    Chapitre Ier. ― Généralités
    Article GH 66. ― Immeuble de grande hauteur abritant plusieurs classes d'activités
    Chapitre II. ― Indépendance des volumes situés dans l'emprise
    d'un immeuble de grande hauteur
    Article GH 67. ― Implantation
    Article GH 68. ― Isolement par rapport à l'immeuble de grande hauteur
    Article GH 69. ― Isolement entre les établissements recevant du public situés à l'intérieur des volumes définis à l'article GH 67
    Article GH 70. ― Indépendance des installations techniques et des moyens de secours
    Chapitre III. ― Mesures visant les locaux et les établissements recevant du public ou autres, non indépendants, situés dans un immeuble de grande hauteur
    Article GH 71. ― Généralités
    Article GH 72. ― Implantation
    Article GH 73. ― Locaux ou établissements installés à un des trois niveaux successifs dont l'un est obligatoirement un niveau d'accès piétons
    Article GH 74. ― Locaux ou établissements installés aux autres niveaux
    Titre III. ― Dispositions particulières aux diverses classes d'immeubles
    Chapitre Ier. ― GH A : dispositions applicables aux immeubles à usage d'habitation
    Article GH A 1er. ― Encloisonnement
    Article GH A 2. ― Distance maximale d'évacuation
    Article GH A 3. ― Caves et celliers
    Article GH A 4. ― Installations électriques et de ventilation mécanique contrôlée
    Article GH A 5. ― Moyens d'alarme et de secours
    Article GH A 6. ― Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes
    Chapitre II. ― GH O : dispositions particulières aux immeubles à usage d'hôtel
    Section I. ― Construction
    Article GH O 1er. ― Encloisonnement
    Article GH O 2. ― Distance maximale d'évacuation
    Article GH O 3. ― Eclairage et prises de courant
    Article GH O 4. ― Accès des pompiers
    Article GH O 5. ― Détection incendie. ― Dispositif de diffusion d'alarme
    Section II. ― Dispositions concernant les obligations des propriétaires et des occupants
    Article GH O 6. ― Appareils de cuisson et de remise en température
    Article GH O 7. ― Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes
    Article GH O 8. ― Plans et consignes
    Chapitre III. ― GH R : dispositions particulières aux immeubles à usage d'enseignement
    Section I. ― Généralités
    Article GH R 1er. ― Densité d'occupation
    Article GH R 2. ― Types de locaux
    Section II. ― Construction et aménagements
    Article GH R 3. ― Gaines
    Article GH R 4. ― Plafonds suspendus
    Article GH R 5. ― Encloisonnement
    Article GH R 6. ― Réduction des risques
    Article GH R 7. ― Distance maximale d'évacuation
    Article GH R 8. ― Aménagement des escaliers
    Section III. ― Moyens de secours
    Article GH R 9. ― Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes
    Chapitre IV. ― GH S : dispositions particulières aux immeubles à usage de dépôt d'archives
    Article GH S unique. ― Champ d'application
    Chapitre V. ― GH U : dispositions particulières aux immeubles à usage sanitaire
    Section I. ― Généralités
    Article GH U 1er. ― Champ d'application
    Article GH U 2. ― Activité psychiatrique
    Section II. ― Construction
    Article GH U 3. ― Communications entre bâtiments
    Article GH U 4. ― Nature des locaux admis dans l'immeuble de grande hauteur
    Article GH U 5. ― Locaux dangereux exclus de l'immeuble de grande hauteur
    Article GH U 6. ― Sous-compartiments
    Section III. ― Eléments généraux de construction et aménagements intérieurs
    Article GH U 7. ― Isolement
    Article GH U 8. ― Cas particulier d'isolement
    Article GH U 9 ― Aménagements intérieurs
    Article GH U 10. ― Locaux à risques particuliers
    Article GH U 11. ― Gaines et plafonds
    Article GH U 12. ― Dispositions diverses
    Section IV. ― Dégagements
    Article GH U 13. ― Circulations horizontales communes et portes
    Section V. ― Installations techniques
    Article GH U 14. ― Installations électriques
    Section VI. ― Moyens de secours
    Article GH U 15. ― Système de sécurité incendie
    Article GH U 16. ― Alerte
    Article GH U 17. ― Extincteurs
    Section VII. ― Dispositions concernant les obligations des propriétaires, exploitants et occupants
    Article GH U 18. ― Organisation de la sécurité en cas d'incendie
    Article GH U 19. ― Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes
    Chapitre VI. ― GH W : dispositions particulières aux immeubles à usage de bureau
    Section I. ― Immeubles de la classe GH W 1
    Article GH W 1er. ― Particularités
    Section II. ― Dispositions communes aux classes GH W 1 et GH W 2
    Article GH W 2. ― Encloisonnement
    Article GH W 3. ― Distance maximale d'évacuation
    Article GH W 4. ― Alarme
    Article GH W 5. ― Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes
    Chapitre VII. ― GH Z : dispositions particulières aux immeubles d'habitation d'une hauteur supérieure à 28 mètres et inférieure ou égale à 50 mètres comprenant des locaux autres que ceux à usage d'habitation
    Article GH Z unique. ― Champ d'application
    Chapitre VIII. ― GHTC : dispositions particulières aux immeubles à usage de tour de contrôle
    Article GHTC unique. ― Champ d'application
    Chapitre IX. ― ITGH : dispositions particulières aux immeubles de très grande hauteur
    Article ITGH 1. ― Généralités
    Article ITGH 2. ― Structures
    Article ITGH 3. ― Escaliers
    Article ITGH 4. ― Ascenseurs prioritaires pompiers
    Article ITGH 5. ― Moyens d'extinction
    Article ITGH 6. ― Charge calorifique
    Article ITGH 7. ― Local de gestion d'intervention. ― Local de sécurité incendie avancé
    Article ITGH 8. ― Composition du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes
    Appendice. ― Cahier des charges relatif à la prévention incendie dans les tours de contrôle destinées à la navigation aérienne
    Instruction technique relative au désenfumage dans les immeubles de grande hauteur
    Instruction technique relative à l'évaluation de la charge calorifique dans les immeubles de grande hauteur


    TITRE Ier
    GH : MESURES GÉNÉRALES COMMUNES À TOUTES
    LES CLASSES D'IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR
    Chapitre Ier
    Dispositions générales
    Article GH 1er
    Généralités


    § 1. A l'exception des dispositions à caractère administratif, de celles relatives aux contrôles et aux vérifications techniques ainsi qu'à l'entretien, le présent règlement ne s'applique pas aux immeubles de grande hauteur (IGH) existants.
    Lorsque des travaux de remplacement d'installation, d'aménagement ou d'agrandissement sont entrepris dans ces immeubles, les dispositions du présent règlement sont applicables aux seules parties de la construction ou des installations modifiées.
    Toutefois, si ces modifications ont pour effet d'accroître le risque de l'ensemble de l'immeuble de grande hauteur, des mesures de sécurité complémentaires peuvent être imposées après avis de la commission de sécurité.
    § 2. Conformément aux prescriptions de l'article R. 122-4 du code de la construction et de l'habitation, les dispositions du présent titre comportent les prescriptions générales communes aux diverses classes d'immeubles.
    Le titre II définit les dispositions complémentaires relatives au classement des immeubles de grande hauteur où sont installées plusieurs activités et à l'indépendance prévue à l'article R. 122-2 du code précité.
    Elles sont complétées par les dispositions particulières propres à chaque classe d'immeuble de grande hauteur insérées au titre III ci-après.
    En application de l'article R. 4216-1 du code du travail, les dispositions des sections concernées de ce code ne s'appliquent pas dans le cadre du présent règlement.
    § 3. Pour l'application du présent règlement, ne sont pas considérés comme niveaux, au sens de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation, les locaux ou groupes de locaux techniques qui couvrent une emprise inférieure à cinquante pour cent du niveau courant et qui sont accessibles uniquement depuis la terrasse.
    § 4. Une seule mezzanine est autorisée par compartiment ; sa surface est prise en compte dans le calcul de la superficie du compartiment.
    En atténuation de l'article GH 9, les éventuelles mezzanines situées à l'intérieur des compartiments et répondant aux dispositions de l'article CO 11, § 4, du règlement de sécurité des établissement recevant du public, ne sont pas soumises à l'exigence de stabilité au feu de l'immeuble, sous réserve de vérification qu'il n'existe pas de risque d'effondrement en chaîne en cas de ruine de la mezzanine.
    § 5. Lorsque la conformité à une norme française ou à une norme européenne non harmonisée est exigée par le présent règlement, cette exigence ne s'applique pas aux produits fabriqués conformément aux normes, spécifications techniques ou procédés de fabrication d'un Etat membre de la Communauté européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord instituant l'Espace économique européen ou de la Turquie qui permettent d'assurer un niveau de protection contre l'incendie équivalent.
    Toutefois, un produit peut se voir refuser la mise sur le marché ou être retiré du marché si celui-ci n'assure pas ce niveau de protection. Ces décisions sont précédées d'une procédure contradictoire.
    § 6. Lorsqu'une certification de produit, telle que l'admission à la marque NF, est exigée par le présent règlement, cette exigence ne s'applique pas aux produits dont l'équivalence du niveau de protection contre l'incendie a été certifiée dans un Etat membre de la Communauté européenne ou dans un autre Etat partie à l'accord instituant l'Espace économique européen ou en Turquie. Cette équivalence s'apprécie notamment en termes d'aptitude à l'emploi dans les systèmes de protection contre l'incendie mentionnés dans le présent règlement. L'organisme certificateur est accrédité selon la norme NF EN 45011 par un organisme signataire de l'accord européen multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d'accréditation. Il délivre des attestations de conformité selon les exigences du guide ISO/CEI 65.
    § 7. Lorsque des produits sont soumis au marquage CE, tout élément de preuve de conformité autre que celle permettant ce marquage mentionné dans le présent règlement cesse d'être exigible à compter de la date d'entrée en vigueur de cette obligation de marquage.
    Au cours de la période dite de coexistence pendant laquelle les producteurs peuvent utiliser les spécifications techniques françaises ou les spécifications techniques européennes, la preuve de la conformité de ces produits par référence aux spécifications techniques françaises est admise.
    § 8. Lorsqu'ils ont été effectués sur la base d'un référentiel commun, les essais pratiqués par les laboratoires d'autres Etats membres de la Communauté européenne ou d'Etats parties à l'accord instituant l'Espace économique européen ou de la Turquie, accrédités selon la norme NF EN ISO/CEI 17025 par un organisme signataire de l'accord européen multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d'accréditation sont acceptés au même titre que les essais pratiqués par les laboratoires français accrédités.


    Article GH 2
    Activités autorisées


    En application de l'article R. 122-7 du code de la construction et de l'habitation et des dispositions du code de l'environnement, les installations suivantes sont autorisées :
    ― groupes électrogènes ;
    ― installations de production de chaud et de froid ;
    ― onduleurs ;
    ― transformateurs.


    Article GH 3
    Terminologie


    § 1. Les indications de résistance et de réaction au feu dont il sera fait état dans le présent règlement se réfèrent aux articles R. 121-1 à R. 121-13 du code de la construction et de l'habitation et aux textes en vigueur (1). Le propriétaire est en mesure de justifier, notamment lors des visites des commissions de sécurité et lors des vérifications techniques réalisées par les organismes agréés, que les matériaux et éléments de construction utilisés ont un classement en réaction ou en résistance au feu au moins égal aux classements fixés dans la suite du présent règlement.
    Lorsqu'une exigence de résistance au feu exprimée selon les classes européennes est introduite, l'exigence REI peut être réduite à EI si l'élément considéré n'a pas de fonction porteuse.
    § 2. Pour l'application du présent règlement, on appelle :
    ― alarme générale du compartiment : signaux diffusés dans le but d'avertir les occupants du compartiment d'avoir à évacuer les lieux. Il existe au moins un signal sonore ;
    ― alerte : action de demander l'intervention d'un service de secours et de lutte contre l'incendie ; On peut distinguer :
    ― l'alerte intérieure : d'un point de l'immeuble vers le service de sécurité de l'établissement ;
    ― l'alerte extérieure : de l'immeuble vers les services publics de secours et de lutte contre l'incendie ;
    ― alimentation normale : alimentation provenant de la source normale ;
    ― alimentation de remplacement : alimentation provenant de la source de remplacement ;
    ― alimentation électrique de sécurité (AES) : dispositif qui fournit l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement des installations de sécurité visées ci-après afin de leur permettre d'assurer leur fonction aussi bien en marche normale, lorsque l'énergie provient de la source normale-remplacement, qu'en marche en sécurité lorsque l'énergie provient de la source de sécurité. L'alimentation électrique de sécurité est dite spécifique si elle n'alimente qu'une seule des installations de sécurité et non spécifique si elle en alimente plusieurs ;
    ― ascenseur : appareil qui dessert des niveaux définis, à l'aide d'une cabine qui se déplace soit le long de guides rigides soit selon une course parfaitement définie dans l'espace en l'absence de tels guides. Il est destiné au transport de personnes, de personnes et d'objets, d'objets, uniquement si la cabine est accessible, c'est-à-dire si une personne peut y pénétrer sans difficulté, et qu'elle est équipée d'éléments de commande situés à l'intérieur de la cabine ou à la portée de la personne qui s'y trouve ;
    ― câble non propagateur de l'incendie ou C1, câble non propagateur de la flamme ou C2, câble résistant au feu ou CR 1 : les classifications de comportement au feu des câbles et conducteurs électriques (C1, C2, C3, CR 1, CR 2) lors d'incendie d'origine extérieure aux câbles, auxquelles se réfère le présent règlement, sont fixées par l'arrêté du 21 juillet 1994 modifié portant classification et attestation du comportement au feu des conducteurs et câbles électriques, et agrément des laboratoires d'essais ;
    ― canalisation électrique : ensemble constitué par un ou plusieurs conducteurs électriques et par les éléments assurant leur fixation ainsi que, le cas échéant, par leur protection mécanique ;
    ― charge calorifique : somme des énergies calorifiques (exprimée en MJ) pouvant être dégagées par la combustion complète de l'ensemble des matériaux incorporés dans la construction ou situés dans un local (revêtements, mobilier et agencement). On peut définir une charge calorifique par unité de surface au sol ou densité de charge calorifique (MJ/m2) ;
    ― cheminement technique protégé : galerie technique, gaine, caniveau ou vide de construction dont le volume est protégé d'un incendie extérieur, de telle manière que les canalisations ou équipements qui l'empruntent puissent continuer d'assurer leur service pendant un temps déterminé ;
    ― circulation horizontale commune (CHC) : circulation horizontale qui relie l'ensemble des dispositifs d'accès aux escaliers, les paliers d'ascenseurs et les dispositifs d'intercommunication entre compartiments lorsqu'ils existent. Les halls sont assimilés à des CHC ;
    ― circulation horizontale privative : circulation qui présente l'une ou l'autre des caractéristiques suivantes :
    ― cheminement délimité par un cloisonnement pouvant ne présenter aucune caractéristique de résistance au feu ;
    ― zone de circulation ou cheminement, non délimité par un cloisonnement, mais dont la conception et le balisage permettent aux personnes qui les empruntent de gagner la sortie sans hésiter sur la direction à suivre.
    Une circulation horizontale privative est obligatoire dans une surface paysagère de plus de 300 m² ;
    ― commission de sécurité : vaut pour la sous-commission ERP/IGH de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité ;
    ― dégagements : les dégagements comprennent les escaliers et leurs dispositifs d'accès, les circulations horizontales ;
    ― élément de construction primaire porteur : élément de construction dont la ruine entraîne la ruine de l'ensemble de la structure ;
    ― espace d'attente sécurisé : emplacement réalisé de façon à permettre l'accès et le stationnement d'un fauteuil roulant pour personne à mobilité réduite sans causer une gêne pour l'évacuation des autres occupants. Il est repéré au moyen d'une signalisation adaptée et comporter des consignes appropriées afin d'informer sur la conduite à tenir le cas échéant. Il dispose d'un éclairage de sécurité et d'une liaison phonique permettant à la personne en situation de handicap de signaler sa présence au service de sécurité incendie et d'assistance à personnes de l'immeuble.
    L'espace d'attente sécurisé peut être placé :
    ― soit dans un dispositif d'intercommunication entre une circulation horizontale commune et un escalier ;
    ― soit à proximité immédiate du dispositif d'intercommunication précité dans des conditions équivalentes ayant fait l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité ;
    ― évacuation : action visant à permettre aux occupants de quitter un compartiment où est localisé un incendie ou tout autre événement pouvant porter atteinte à leur sécurité ;
    ― évacuation de première phase : en cas de diffusion de l'alarme, les occupants du compartiment concerné rejoignent un compartiment où ils seront à l'abri des effets d'un incendie ou de tout autre événement pouvant porter atteinte à leur sécurité ;
    ― évacuation de deuxième phase : les occupants ayant réalisé une évacuation de première phase peuvent rejoindre le niveau d'évacuation à l'extérieur de l'immeuble par les ascenseurs et les escaliers ;
    ― évacuation générale : évacuation de l'ensemble des occupants à l'extérieur de l'immeuble, à l'exception du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes ;
    ― installations de sécurité : installations qui sont mises ou maintenues en service en cas d'incendie ou en cas de défaillance de la source normale-remplacement, pour assurer la sécurité des personnes.
    Elles comprennent :
    ― l'éclairage minimal : partie de l'éclairage maintenue en service en cas de défaillance de la source normale-remplacement ;
    ― les installations du système de sécurité incendie (SSI) visées à l'article GH 49, y compris les ventilateurs de désenfumage ;
    ― les ascenseurs ainsi que le non-arrêt de ces appareils dans le compartiment sinistré ;
    ― les secours en eau (surpresseurs d'incendie, pompes de réalimentation en eau, compresseurs d'air des systèmes d'extinction automatique à eau, etc.) ;
    ― les pompes d'exhaure ;
    ― la ventilation mécanique éventuelle des locaux de transformation et des locaux renfermant des batteries d'accumulateurs ;
    ― les télécommunications de l'immeuble, visées à l'article GH 50 ;
    ― la climatisation des locaux de service électrique ;
    ― la ventilation du local du groupe électrogène ;
    ― le système de ventilation mécanique ou de conditionnement d'air des locaux de machineries d'ascenseurs ;
    ― monte-charge : équipement de levage desservant des niveaux définis, comportant une cabine dont l'intérieur est considéré inaccessible aux personnes en raison de ses dimensions et de sa constitution ;
    ― non-occupation : la situation de non-occupation d'un immeuble de grande hauteur est considérée atteinte lorsque l'effectif des personnes présentes dans tous les compartiments est inférieur à une personne pour 100 m² de surface hors œuvre nette. En général, un immeuble de grande hauteur de classe W peut être considéré en période de non-occupation en dehors des heures ouvrées et des heures de présence des services de nettoyage. Toutefois, pour le cas particulier où les activités normales dans un ou plusieurs compartiments s'exercent en dehors des heures habituellement ouvrées (filiales travaillant en même temps que les maisons mères avec un décalage horaire par exemple), l'appréciation de la notion de non-occupation est soumise à l'avis de la commission de sécurité ;
    ― permis de feu : document autorisant l'exécution de travaux par points chauds. Il a pour but de prendre toute mesure de prévention contre les risques d'incendie ou d'explosion à l'occasion de travaux et de définir les moyens et mesures nécessaires pour prévenir et lutter contre tout début d'incendie pouvant intervenir à cette occasion. Le permis de feu est signé par le maître d'ouvrage ou son représentant qualifié, un représentant du service de sécurité incendie (SSIAP 2 minimum) et par l'opérateur. Un exemplaire est remis à chaque signataire. La validité du permis de feu est précisée ; elle est limitée à un jour ou une opération. Dans ce dernier cas, la durée maximale de validité est de cinq jours au-delà desquels le permis de feu est renouvelé ;
    ― propriétaire : terme valant pour le propriétaire, le copropriétaire et le syndicat des copropriétaires ;
    ― règlement de sécurité des établissement recevant du public : règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public pris par arrêtés du ministre de l'intérieur en application de l'article R.* 123-12 du code de la construction et de l'habitation ;
    ― revêtement : produit ou ensemble de produits rapportés sur un élément de construction ou d'ouvrage désigné support ;
    ― source normale : source constituée par un raccordement au réseau électrique de distribution publique haute tension ou basse tension ou une production interne autonome ;
    ― source de remplacement : source délivrant l'énergie électrique permettant de poursuivre tout ou partie de l'exploitation de l'immeuble de grande hauteur en cas de défaillance de la source normale. Dans la suite du présent règlement, l'ensemble constitué par la source normale et la source de remplacement est appelé « source normale-remplacement » ;
    ― source de sécurité : source prévue pour maintenir le fonctionnement des matériels concourant à la sécurité contre les risques d'incendie et de panique en cas de défaillance de la « source normale-remplacement » ;
    ― système de sécurité incendie (SSI) : ensemble des matériels servant à collecter toutes les informations ou ordres liés à la seule sécurité incendie, à les traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité incendie d'un bâtiment. Dans sa version la plus complexe, un SSI est composé de deux sous-systèmes principaux : un système de détection incendie (SDI) et un système de mise en sécurité incendie (SMSI). Tout SSI est conforme aux dispositions du chapitre XI, section V règlement de sécurité des établissement recevant du public ;
    ― tableau électrique : ensemble de dispositifs de commande, de protection, de distribution de l'énergie électrique regroupés sur un même support. Il peut être enfermé dans une enveloppe telle que : armoire, coffret.
    Il est dit « de sécurité » lorsque les dispositifs précités concernent exclusivement les installations de sécurité.
    Il est dit « normal » dans le cas contraire.
    Il est dit « normal-remplacement » lorsqu'il peut être alimenté par la source normale ou par la source de remplacement.
    Les dispositifs de commande même groupés ne constituent pas un tableau ;
    ― temps de commutation : intervalle de temps entre le moment où apparaît une défaillance de l'alimentation normale et le moment où la tension est disponible aux bornes de sortie de la source de sécurité ;
    ― volet de transfert : dispositif d'obturation autocommandé constituant un dispositif actionné de sécurité (DAS), placé au droit d'une bouche de transfert entre un dispositif d'intercommunication et une circulation horizontale commune ;
    ― volume technique protégé : local ou placard dont le volume est protégé d'un incendie extérieur de telle manière que les matériels qu'il contient puissent continuer d'assurer leur service pendant un temps déterminé. Ce volume est exclusivement réservé à cet effet et ne sert pas de dépôt.
    Les autres termes techniques cités dans la suite du présent règlement trouvent leurs définitions dans le règlement de sécurité des établissements recevant du public et ses instructions techniques.

    (1) Arrêté du 10 septembre 1970 relatif aux façades, arrêté du 21 novembre 2002 modifié relatif à la réaction au feu des produits de construction et d'aménagement et arrêté du 22 mars 2004 modifié relatif à la résistance au feu des produits, éléments de construction et d'ouvrages.

     


    Article GH 4
    Documents, contrôles et vérifications techniques


    § 1. Au moment de la conception, la notice de sécurité accompagnant le dossier fourni à l'occasion de travaux ou de changement d'affectation et soumis à l'avis de la commission de sécurité, est rédigée dans l'ordre des articles du présent règlement et faire référence explicite à ces articles ainsi qu'à tous les documents techniques complémentaires. La notice technique décrit les façades et les principes des installations techniques et de sécurité suivantes : la production et la distribution d'électricité, haute, basse et moyenne tension, la distribution de l'eau, le conditionnement d'air, la ventilation, le désenfumage, le chauffage, l'aménagement des locaux techniques et les moyens de secours. Les documents graphiques ainsi que les plans, coupes et élévations de façades nécessaires à une bonne lisibilité du projet sont joints à la notice de sécurité.
    Avant le début des travaux portant sur les façades et les installations techniques, le maître d'ouvrage complète la notice technique en y précisant les renseignements de détail sous la forme décrite par le règlement de sécurité des établissements recevant du public et en y joignant la liste des documents définis dans les chapitres correspondants du règlement précité. Cette notice et cette liste sont communiquées à la commission de sécurité.
    § 2. Les renseignements de détail intéressant les installations techniques, fournis à l'occasion de travaux ou de changement d'affectation et soumis à l'avis de la commission de sécurité, sont complétés et fournis par le constructeur ou le propriétaire avant le début des travaux portant sur ces installations. Ils sont présentés, pour chacune des installations, sous la forme décrite par le règlement de sécurité des établissements recevant du public. Ils sont accompagnés de la liste des documents fixés par les chapitres du règlement de sécurité précité et sont communiqués à la commission de sécurité.
    § 3. En application des articles R. 122-23 et R. 122-28 du code de la construction et de l'habitation, la commission de sécurité visite l'immeuble selon la fréquence fixée ci-dessous :
    GH A : 3 ans ;
    GH O : 3 ans ;
    GH R : 5 ans ;
    GH S : 5 ans ;
    GHTC : 5 ans ;
    GH U : 2 ans ;
    GH W : 5 ans ;
    GH Z : 3 ans ;
    ITGH : 3 ans.
    Pour les immeubles abritant plusieurs classes d'activités, la périodicité applicable est celle qui correspond à la classe d'activité pour laquelle cette périodicité est la plus rapprochée.
    La fréquence de ces contrôles peut être modifiée, s'il est jugé nécessaire, par arrêté du maire ou du préfet, après avis de la commission de sécurité.
    § 4. Une ampliation des décisions prises par le maire à l'issue des visites de contrôle prévues par l'article R. 122-28 du code de la construction et de l'habitation, est transmise au préfet.
    § 5. Pour le visa du maire, prévu par l'article R. 122-29 du code de la construction et de l'habitation, le registre de sécurité est accompagné des deux derniers rapports de vérifications techniques établis, pour chaque catégorie d'installation, en fonction de la périodicité définie à l'article GH5.


    Article GH 5
    Vérifications techniques par des organismes agréés


    Les propriétaires font effectuer, dans les conditions définies ci-après, des vérifications techniques par des organismes visés à l'article R. 122-16 du code de la construction et de l'habitation.
    Les vérifications techniques concernant un même type d'installation, hormis les vérifications de la charge calorifique, sont exécutées dans l'ensemble de l'immeuble sous la responsabilité d'un même organisme agréé.
    § 1. Obligations du maître d'ouvrage ou du propriétaire :
    Le maître d'ouvrage ou le propriétaire communique aux vérificateurs, sur support papier, la notice de sécurité, les plans et les renseignements de détail concernant les installations techniques, les prescriptions imposées par le permis de construire ou l'autorisation de travaux, ainsi que l'historique des principales modifications effectuées et les prescriptions notifiées à la suite des visites de contrôle des commissions de sécurité.
    Ces vérifications sont réalisées conformément aux dispositions ci-dessous :
    § 2. Vérifications à l'occasion de travaux :
    Les vérifications dans les immeubles de grande hauteur neufs ou ayant fait l'objet de travaux sont réalisées à l'issue des visites effectuées pendant la phase construction par les vérificateurs techniques au sein de l'immeuble de grande hauteur. Au cours de ces visites, ils réalisent des examens par sondage et s'assurer que les constructeurs et les installateurs ont effectué les autres vérifications et essais exhaustifs qui leur incombent.
    Le résultat de ces visites permet de fournir à un maître d'ouvrage ou à un propriétaire, dans le cadre d'un référentiel préalablement défini, l'évaluation de la conformité de l'objet vérifié en fin de travaux par rapport aux dispositions réglementaires. Cette évaluation est effectuée selon les méthodes suivantes :
    ― examen des documents de conception et d'exécution ;
    ― examen des justificatifs fournis (procès-verbaux de classement de comportement au feu des matériaux et éléments de construction, attestations de conformité, certificats de conformité, plans et schémas, notes de calcul, etc.).
    Ces vérifications font l'objet d'un rapport de vérifications réglementaires après travaux (RVRAT).
    § 3. Vérifications dans les immeubles de grande hauteur existants :
    3.1. Elles sont réalisées selon la périodicité ci-dessous et consistent à vérifier :
    3.1.1. Tous les six mois :
    ― le fonctionnement des ascenseurs équipés de dispositifs d'appel prioritaire. Cette vérification se fait en présence de l'entreprise chargée de l'entretien de ces ascenseurs.
    3.1.2. Tous les ans :
    ― les installations électriques et l'éclairage des parties communes (au titre de la protection des travailleurs et du présent arrêté) ;
    ― le fonctionnement des ascenseurs non équipés de dispositifs d'appel prioritaire. Cette vérification se fait en présence de l'entreprise chargée de l'entretien de ces ascenseurs ;
    ― les scénarios du système de sécurité incendie ;
    ― l'ensemble des dispositifs actionnés de sécurité ;
    ― les conditions d'exploitation du SSI ;
    ― les exutoires de désenfumage des escaliers et 20 % des ouvrants de désenfumage de secours ;
    ― les vitesses, débits et pressions des installations de désenfumage mécanique de 20 % des compartiments ; lorsqu'il est prévu ci-dessus de vérifier 20 % des ouvrants ou des compartiments par an, la totalité de ces ouvrants ou compartiments est vérifiée dans un délai de cinq ans ;
    ― les moyens d'extinction prévus aux articles GH 51 à GH 55 ;
    ― les interphones, les moyens de liaisons phoniques prévus à l'article GH 63 et les moyens de télécommunication de sécurité ;
    ― le déverrouillage des issues ;
    ― l'ouverture des portes automatiques coulissantes de l'immeuble ;
    ― les autres équipements ayant une fonction de sécurité incendie non cités par ailleurs ;
    ― les installations d'appareils de cuisson ou de réchauffage destinés à la restauration dans les conditions fixées à l'article GC 22 du règlement de sécurité des établissements recevant du public ;
    ― les installations de chauffage et de cuisine telles qu'elles sont prévues au paragraphe 2 des articles CH 58 et GZ 30 du règlement de sécurité des établissements recevant du public ;
    3.1.3. Tous les deux ans :
    ― les paratonnerres ;
    3.1.4. Tous les cinq ans :
    ― les évaluations de la charge calorifique visée à l'article GH 61.
    3.2. Ces vérifications sont effectuées afin d'informer le propriétaire, par des observations clairement définies, de l'état des installations par rapport au risque d'incendie, afin qu'il prenne toutes dispositions pour remédier aux anomalies constatées.
    Ces vérifications, dont le contenu est défini dans les articles spécifiques du présent règlement de sécurité, ont pour objet de s'assurer, selon le cas :
    ― de l'existence des moyens nécessaires à l'entretien et la maintenance des installations et équipements (techniciens désignés, contrats d'entretien, notices, livrets d'entretien, etc.) ;
    ― de l'état d'entretien et de maintenance des installations ;
    ― du bon fonctionnement des installations de sécurité ;
    ― de l'existence, du bon fonctionnement, du réglage ou de la manœuvre des dispositifs de sécurité, sous réserve que les vérifications ne nécessitent pas de procéder à des essais destructifs ;
    ― de l'adéquation de l'installation avec les conditions d'exploitation de l'immeuble de grande hauteur ;
    ― de la conformité aux dispositions réglementaires en matière de charge calorifique.
    A cet effet, le propriétaire communique à l'organisme de vérifications agréé les prescriptions notifiées à la suite de visites de contrôle des commissions de sécurité, le registre de sécurité et les documents techniques nécessaires.
    Les vérifications dans un immeuble de grande hauteur existant peuvent être effectuées selon le cas :
    ― par l'examen des documents afférents à l'entretien et à la maintenance ;
    ― par l'examen visuel des parties accessibles ou rendues accessibles à la demande du vérificateur ;
    ― par des essais de fonctionnement.
    Elles ne se substituent pas aux vérifications réglementaires réalisées à l'occasion de travaux neufs, d'aménagements ou de modifications.
    Ces vérifications font l'objet d'un rapport de vérifications réglementaires en exploitation (RVRE).
    § 4. Les vérifications dans les immeubles de grande hauteur existants sur mise en demeure :
    Les vérifications effectuées à la suite d'une mise en demeure de l'autorité administrative après avis de la commission de sécurité, consistent :
    ― à effectuer les vérifications de bon état et de bon fonctionnement de tout ou partie des équipements ou installations désignés ;
    ― à vérifier la conformité ou la capacité des installations techniques à satisfaire aux exigences réglementaires applicables ou à des prescriptions particulières ;
    ― à vérifier la conformité ou la capacité des dispositions constructives à satisfaire aux exigences réglementaires ou à des prescriptions particulières.
    La commission de sécurité précise l'objet, la nature et le référentiel des vérifications demandées.
    Ces vérifications font l'objet d'un rapport de vérifications réglementaires sur mise en demeure (RVRMD).
    § 5. Les rapports de vérifications techniques réglementaires en immeuble de grande hauteur sont rédigés conformément aux dispositions figurant en appendice au présent chapitre.
    § 6. Dès qu'il en a le signalement, le propriétaire fait remédier à l'indisponibilité des équipements de sécurité. Dans un délai d'un mois suivant leur vérification, le cas échéant, il prend toutes les dispositions nécessaires à la remise en état des diverses installations.


    Appendice relatif aux rapports de vérifications techniques


    Les différents rapports de vérifications :
    1. Le rapport de vérifications réglementaires après travaux (RVRAT).
    Le RVRAT comporte au minimum deux parties :
    ― des renseignements d'ordre général et administratif concernant l'immeuble de grande hauteur ;
    ― les avis émis par le(s) vérificateur(s) technique(s) en application du référentiel cité à l'article GH 5, § 2.
    1.1. Renseignements d'ordre général et administratif devant figurer en tête du rapport :
    Identification de l'organisme agréé ;
    ― référence à l'organisme d'accréditation (logo, acronyme...) des organismes accrédités ;
    ― identification du maître d'ouvrage et/ou du propriétaire ;
    ― identification du(es) vérificateur(s) ;
    ― date de la fin des vérifications ;
    ― date d'émission du rapport ;
    ― désignation et adresse de l'immeuble de grande hauteur ;
    ― caractéristiques de l'immeuble de grande hauteur :
    ― classement : selon l'usage fait de l'immeuble de grande hauteur, en précisant le cas échéant le(s) type(s) et catégorie(s) des établissements recevant du public qui y sont intégrés ;
    ― description sommaire des installations techniques (notamment, pour les installations électriques, préciser s'il s'agit de sources normales, de remplacement, ou de sécurité) ;
    ― réglementation applicable ;
    ― nature et étendue de la mission confiée à l'organisme agréé ;
    ― nature et étendue des vérifications effectuées ;
    ― identification des matériels de mesure ou d'essai utilisés ;
    ― références du rapport ;
    ― liste des documents examinés.
    1.2. Avis relatifs à la conformité.
    1.2.1. Forme des avis.
    Les avis sont émis sous l'une des formes suivantes :
    ― conforme (C) ;
    ― non conforme (NC) ;
    ― sans objet (SO) ;
    ― hors mission (HM) ;
    ― pour mémoire (PM).
    NC : Les avis NC sont délivrés lors du constat d'écarts entre les exigences réglementaires et les travaux réalisés. Ils correspondent également à des prestations non achevées dont l'évaluation ne peut, de fait, pas être réalisée ou en l'absence d'un ou plusieurs documents justificatifs destinés au maître d'ouvrage.
    SO : Les avis SO sont émis lorsque l'immeuble de grande hauteur ne comporte pas certaines dispositions ou installations techniques mentionnées dans le règlement de sécurité ; le vérificateur peut regrouper plusieurs articles, voire des sections ou chapitres sur une seule ligne lorsque les dispositions qui y sont visées sont sans objet.
    HM : L'indication HM s'applique aux articles du règlement dont la vérification n'a pas été confiée à l'organisme agréé.
    PM : L'indication PM s'applique aux articles du règlement qui ne nécessitent pas d'évaluation de conformité dans le cadre de la mission.
    1.2.2. Emission des avis.
    Les avis relatifs à la conformité sont émis dans l'ordre des dispositions générales du règlement de sécurité suivies des dispositions particulières ou avec insertion des dispositions particulières dans les dispositions générales afférentes.
    Pour ce qui concerne les travaux d'aménagement ou de transformation d'un immeuble de grande hauteur existant, les seuls articles cités sont ceux de la partie du référentiel concernée par les travaux.
    Les avis relatifs aux non-conformités font l'objet d'un commentaire explicatif. Une liste complète de ces avis de non-conformités ainsi que leurs commentaires explicatifs, numérotée en une série unique avec localisation des parties d'installations concernées, est établie en début ou fin de rapport.
    Le contenu du rapport est complété, le cas échéant :
    ― par des documents fournis par le maître d'ouvrage ou le propriétaire :
    ― attestation par laquelle le maître de l'ouvrage ou le propriétaire certifie avoir fait effectuer l'ensemble des contrôles techniques relatifs à la solidité et à la sécurité des personnes, conformément aux textes en vigueur ;
    ― attestation du bureau de contrôle précisant que la mission solidité a bien été exécutée. Cette attestation est complétée par les relevés des conclusions des rapports de contrôle, attestant la solidité de l'ouvrage ;
    ― par le rappel des prescriptions annexées au permis de construire ou à l'autorisation de travaux, dans la mesure où celles-ci viennent en atténuation ou en aggravation des dispositions du règlement de sécurité.
    Les autres formes d'émission d'avis peuvent faire l'objet, le cas échéant, d'une explication ou d'une observation complémentaire.
    2. Le rapport de vérifications réglementaires en exploitation (RVRE).
    Il comporte au minimum deux parties :
    ― des renseignements généraux et administratifs concernant l'immeuble de grande hauteur ;
    ― les constats émis par le(s) vérificateur(s) technique(s).
    2.1. Renseignements d'ordre général et administratif :
    ― identification du propriétaire ;
    ― références du rapport ;
    ― désignation et adresse de l'immeuble de grande hauteur ;
    ― classement : selon l'usage fait de l'immeuble de grande hauteur, en précisant le cas échéant le(s)type (s) et catégorie(s) des établissements recevant du public qui y sont intégrés ;
    ― identification de l'organisme agréé ;
    ― référence à l'organisme d'accréditation (logo, acronyme...) des organismes accrédités ;
    ― identification du (des) vérificateur(s) ;
    ― description sommaire de l'immeuble de grande hauteur et de(s) l'installation(s) vérifiée(s) comprenant l'historique des principales modifications déclarées par l'exploitant ;
    ― nature et étendue de la vérification effectuée ;
    ― date de la vérification ;
    ― date de l'émission du rapport ;
    ― identification des matériels de mesure ou d'essai utilisés ;
    ― existence de mise à jour ou non du registre de sécurité.
    2.2. Résultat des vérifications.
    2.2.1. Forme des avis :
    Chaque installation ou partie d'installation vérifiée fait l'objet d'un des avis suivants :
    ― satisfaisant (S) ;
    ― non satisfaisant (NS) ;
    ― non vérifié (NV).
    S : L'avis S exprime le constat d'un maintien de l'état de conformité, acquis lors de la mise en service ou après une transformation importante, d'un immeuble de grande hauteur ou d'une installation. Il valide un fonctionnement, un entretien et une maintenance des installations et des équipements en adéquation avec les conditions d'exploitation de l'établissement.
    Lorsque le vérificateur ne dispose pas des éléments lui permettant d'établir avec certitude le référentiel réglementaire applicable à tout ou partie de l'objet de sa mission, le maintien à l'état de conformité est apprécié par rapport aux dispositions réglementaires en vigueur. Dans ce cas, s'il est constaté un écart, celui-ci ne peut conduire à un avis satisfaisant que s'il ne reflète pas une situation risquant de compromettre la sécurité des occupants.
    NV : La non-vérification de l'installation, ou de parties de vérifications, pour des raisons d'exploitation ou d'inaccessibilité est signalée et motivée au sein du rapport.
    NS : Cas ne faisant pas l'objet d'un avis satisfaisant ou non vérifié.
    2.2.2. Emission des avis :
    Les anomalies constatées lors des vérifications donnent lieu à des observations clairement formulées.
    Lorsque le vérificateur ne dispose pas d'un référentiel réglementaire précis, tel que défini au paragraphe 2.2 ci-dessus, l'avis formulé fait l'objet d'un commentaire suffisamment explicatif.
    L'ensemble de ces observations détaillées fait l'objet d'une liste récapitulative établie en début ou fin de rapport, numérotée en une série unique, avec localisation des parties d'installations concernées.
    Lorsque les observations concernent un même type d'installation ou de dispositif de sécurité (clapets, volets, etc.), elles sont regroupées.
    3. Les rapports de vérifications réglementaires sur mise en demeure : (RVRMD).
    Le rapport comporte au minimum trois parties :
    ― les renseignements d'ordre général et administratif prévus au paragraphe 1.1 ci-dessus incluant les références au procès-verbal de la commission de sécurité à l'origine de la prescription ou de la mise en demeure ;
    ― les avis relatifs à la conformité prévus au paragraphe 1.2 ci-dessus, adaptés à la réglementation applicable au moment du dépôt de la demande de permis de construire ou d'autorisation de travaux. En l'absence des justificatifs relatifs aux classements du comportement au feu des matériaux et éléments de construction, le vérificateur procède, dans la mesure du possible, à une estimation du comportement au feu de ces matériaux et éléments de construction, et les avis sont alors ceux prévus au paragraphe 2.2 ci-dessus. En cas d'impossibilité d'évaluer la conformité, notamment lorsque cette évaluation nécessiterait des essais destructifs non autorisés par l'exploitant, le vérificateur fait apparaître les motifs de l'impossibilité dans son rapport ;
    ― le contenu des vérifications réglementaires en exploitation dans les conditions fixées au paragraphe 2.2 ci-dessus.


    Chapitre II
    Construction
    Section I
    Implantation et environnement
    Article GH 6
    Voies d'accès pour les véhicules de lutte contre l'incendie


    § 1. Les sorties des immeubles sur les niveaux accessibles aux engins des services publics de secours et de lutte contre l'incendie ne peuvent se trouver à plus de 30 mètres d'une voie ouverte à la circulation à ses deux extrémités et permettant la circulation et le stationnement de ces engins.
    § 2. Sur ces voies, un cheminement répondant aux caractéristiques minimales suivantes est réservé en permanence aux sapeurs-pompiers :
    ― hauteur libre : 3,50 mètres ;
    ― largeur de la chaussée, bandes réservées au stationnement exclues : 3,50 mètres ;
    ― force portante de 160 kilonewtons calculée pour un véhicule avec un maximum de 90 kilonewtons par essieu, ceux-ci étant distants de 3,60 mètres au minimum ;
    ― résistance au poinçonnement : 80 N/cm² sur une surface minimale de 0,20 m² ;
    ― rayon intérieur minimal R : 11 mètres ;
    ― surlargeur S = 15/R dans les virages de rayon intérieur inférieur à 50 mètres (S et R : surlargeur et rayon intérieur, étant exprimés en mètres) ;
    ― pente inférieure à 15 %.


    § 3. Une aire de concentration des engins de secours, publique ou privée, existe à proximité de l'immeuble. Ses caractéristiques sont déterminées en relation avec les services publics de secours et de lutte contre l'incendie.Article GH 7
    Isolement du voisinage, volume de protection


    § 1. En application des articles R. 122-2 et R. 122-9 du code de la construction et de l'habitation, un immeuble de grande hauteur est isolé des constructions voisines par un mur ou une façade verticale coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 sur toute sa hauteur, ou par un volume de protection.
    § 2. La limite latérale du volume de protection est constituée par une surface verticale située à 8 mètres au moins de tout point des façades de l'immeuble qui ne sont pas coupe-feu de degré deux heures ou REI 120.
    La limite inférieure du volume de protection est constituée soit par le sol, soit par des constructions ou parties de constructions voisines coupe-feu de degré deux heures ou REI 120.
    § 3. Un immeuble de grande hauteur ne peut être construit si la limite latérale de son volume de protection empiète sur les fonds voisins. Toutefois, il peut être dérogé à cette règle dans les cas suivants :
    ― le propriétaire du fonds a obtenu des propriétaires des fonds voisins la création, par acte authentique, d'une servitude conventionnelle assujettissant l'empiétement précité aux dispositions de l'article GH 8, § 3 ;
    ― les fonds voisins respectent les dispositions relatives à l'indépendance des volumes situés dans l'emprise d'un immeuble de grande hauteur définis au titre II, chapitre II, du présent règlement.


    Article GH 8
    Servitude du volume de protection


    § 1. A l'exception des constructions visées aux paragraphes 2 et 3 ci-dessous, le volume de protection est dégagé de tout élément combustible, végétation exclue.
    § 2. Les constructions, situées en tout ou partie à l'intérieur du périmètre délimité sur le plan horizontal par la projection des éléments les plus saillants de l'immeuble de grande hauteur, respectent les dispositions applicables à cet immeuble.
    Cette disposition ne s'oppose pas à la création d'établissements recevant du public aux niveaux inférieurs de l'immeuble dans les conditions définies au titre II, chapitre II, du présent règlement.
    § 3. Les autres constructions, situées en tout ou partie dans le volume de protection, répondent aux dispositions suivantes :
    ― le plancher bas de l'étage le plus élevé est situé à moins de 8 mètres du niveau extérieur accessible à la circulation publique des piétons ;
    ― les sorties sur ce niveau peuvent être atteintes en permanence à partir des voies accessibles aux engins des sapeurs-pompiers par un cheminement sûr de moins de 60 mètres. Toute dénivellation positive ou négative sur ce parcours est comptée dans le calcul de la longueur du cheminement pour une distance égale à cinq fois la différence de niveau ;
    ― les structures sont indépendantes de l'immeuble de grande hauteur et stables au feu de degré deux heures ou R 120 ;
    ― les murs extérieurs, les couvertures et les façades, situés dans le volume de protection, sont pare-flammes de degré deux heures ou RE 120. Cette disposition n'est pas applicable aux façades en retour par rapport à l'immeuble de grande hauteur conformes aux dispositions de l'article GH 13 ;
    ― les locaux ne peuvent abriter des installations classées interdites par l'article R. 122-7 du code de la construction et de l'habitation.


    Section II
    Structures
    Article GH 9
    Stabilité au feu


    La stabilité au feu des éléments de la structure de l'immeuble (poteaux, poutres, planchers, etc.) est de degré deux heures ou R 120.


    Article GH 10
    Parois en contiguïté avec d'autres constructions. ―
    Passerelles de liaisons


    § 1. Les dispositifs de franchissement des parois de l'immeuble en contiguïté avec d'autres constructions, au nombre de deux au plus par compartiment, se situent dans les circulations horizontales communes pour l'immeuble de grande hauteur et doivent déboucher dans les parties communes pour les tiers non immeubles de grande hauteur. Ils satisfont aux dispositions de l'article GH 25.
    § 2. Les parois séparant l'immeuble de grande hauteur d'un parc de stationnement qui ne lui est pas intégré sont de degré coupe-feu quatre heures ou REI 240 dans la limite du volume de protection de l'immeuble de grande hauteur. Une seule communication avec un parc de stationnement indépendant peut être admise.
    Elle débouche uniquement et directement dans le hall principal d'accès des piétons et ne peut être comptée comme dégagement d'évacuation.
    Cette communication est réalisée au moyen d'un dispositif d'intercommunication coupe-feu de degré quatre heures ou EI 240, muni de deux blocs-portes, pare-flammes de degré deux heures ou E 120 et coupe-feu de degré une heure, équipés d'un ferme-porte ou EI 60 - C.
    Le dispositif d'intercommunication est en surpression en cas d'incendie. Si les portes sont maintenues ouvertes pour des raisons d'exploitation, elles répondent aux dispositions de l'article CO 47, paragraphes 1 à 3, du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    Le système de détection incendie de l'immeuble de grande hauteur comprend un détecteur situé à l'intérieur du parc de stationnement, à proximité immédiate du dispositif d'intercommunication.
    Ce détecteur commande la fermeture des portes du dispositif d'intercommunication et sa mise en surpression.
    Ce dispositif d'intercommunication est placé sous la responsabilité du propriétaire de l'immeuble de grande hauteur ou de son mandataire.
    § 3. Au cas où les locaux voisins de l'immeuble présenteraient un danger d'explosion, les mesures d'isolement et les éléments de la structure de l'immeuble de grande hauteur voisins de ces locaux sont déterminés en conséquence. Toute communication, directe ou indirecte, avec l'immeuble de grande hauteur est interdite.
    § 4. La mise en place de passerelles de liaison entre un immeuble de grande hauteur et un bâtiment en vis-à-vis est autorisée à condition de respecter les dispositions suivantes :
    ― le nombre de passerelles est limité à deux par compartiment ;
    ― elles aboutissent dans une circulation horizontale commune ;
    ― elles sont stables au feu de degré une demi-heure ou R 30 ;
    ― l'accès à la passerelle depuis l'immeuble de grande hauteur se fait au travers d'un dispositif d'intercommunication conforme aux dispositions de l'article GH 25, § 6, à l'exception du système d'extinction automatique de type sprinkleur prévu dans les compartiments ; lorsque la passerelle relie un immeuble de grande hauteur à un bâtiment non immeuble de grande hauteur, l'accès à la passerelle depuis cet autre bâtiment se fait au travers d'un dispositif d'intercommunication coupe-feu de degré une demi-heure équipé d'un ferme-porte ou EI 30 - C ;
    ― aucun local ne débouche sur la passerelle ;
    ― seules les dispositions définies à l'article GH 13 s'appliquent en ce qui concerne les parois des passerelles ;
    ― chaque passerelle dispose d'au moins un exutoire permettant l'évacuation des fumées tel que défini à l'article GH 29, § 3. Cette disposition ne s'applique pas lorsque la passerelle relie deux immeubles de grande hauteur ;
    ― une passerelle ne peut être comptée comme dégagement d'évacuation et elle ne comporte aucun local, aménagement, dépôt ou matériau constituant une charge calorifique appréciable ;
    ― le dispositif d'intercommunication éventuel et la maintenance de la passerelle sont placés sous la responsabilité du propriétaire de l'immeuble de grande hauteur ou de son mandataire.
    En complément, le système de détection automatique d'incendie de l'immeuble de grande hauteur comprend un détecteur situé à proximité immédiate du dispositif d'intercommunication, côté passerelle.
    La sensibilisation de ce détecteur commande la fermeture des portes du dispositif d'intercommunication.
    Ce dispositif d'intercommunication est placé sous la responsabilité du propriétaire de l'immeuble de grande hauteur ou de son mandataire.


    Article GH 11
    Parcs de stationnement intégrés
    et locaux dangereux situés dans l'immeuble


    § 1. Un parc de stationnement qui fait partie intégrante de l'immeuble de grande hauteur tel que défini à l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation répond :
    ― aux dispositions générales définies aux articles R. 122-9 et R. 122-10 du code de la construction et de l'habitation ;
    ― aux dispositions techniques, non contradictoires ni atténuantes, fixées au chapitre VI du livre IV du règlement de sécurité des établissements recevant du public, à l'exception des paragraphes 2 et 3 de l'article PS 9 ;
    ― aux dispositions suivantes, nonobstant les mesures définies dans les règlements de sécurité précités :
    ― le respect des mesures de sécurité incendie dans le parc de stationnement couvert est assuré par le propriétaire de l'immeuble de grande hauteur ou son mandataire ;
    ― les locaux techniques non liés à l'exploitation du parc de stationnement ne peuvent pas communiquer avec l'intérieur du parc ;
    ― la détection automatique d'incendie est généralisée à l'ensemble du parc. La sensibilisation d'un détecteur dans le parc entraîne uniquement et sans temporisation le fonctionnement des dispositions prévues à l'article PS 27, § 2b ;
    ― en dérogation aux dispositions de l'article PS 18, § 4.4, les commandes manuelles de désenfumage sont regroupées à l'intérieur du poste central de sécurité incendie ;
    ― les planchers et les parois verticales séparant le parc de stationnement du reste de l'immeuble de grande hauteur sont coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 ;
    ― un système d'extinction automatique de type sprinkleur, conforme aux dispositions de l'article MS 25 du règlement de sécurité des établissements recevant du public, est mis en place ;
    ― chaque compartiment du parc comporte une circulation horizontale commune ;
    ― les parois séparant la circulation horizontale commune de la zone réservée au stationnement et à la circulation sont coupe-feu de degré deux heures ou REI 120. L'accès à une circulation horizontale commune depuis le parc est réalisé au moyen d'un dispositif d'intercommunication coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 muni de blocs-portes pare-flammes de degré une heure, équipés de ferme-portes ou à fermeture automatique asservie à la détection automatique d'incendie ou E 60 - C ;
    ― les robinets d'incendie armés et les orifices des colonnes sèches ou en charge sont placés dans ces circulations, à proximité des dispositifs d'accès au parc, et ne constituent pas un obstacle pour les personnes ;
    ― si des escaliers complémentaires à ceux desservant les autres niveaux de l'immeuble sont installés afin de répondre aux dispositions de l'article PS 13 et s'ils ne sont pas desservis par une circulation horizontale commune, ils sont protégés par une paroi coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 et mis en surpression dans les conditions définies dans l'instruction technique relative au désenfumage dans les immeubles de grande hauteur ;
    ― si ces escaliers débouchent dans le volume de protection de l'immeuble, la porte de sortie est coupe-feu de degré une heure ou EI 60.
    En atténuation, les exigences de stabilité au feu prévues au chapitre VI du livre IV précité peuvent s'appliquer pour les parties du parc de stationnement situées en dehors du volume de protection.
    § 2. Dans les locaux de l'immeuble qui présentent des risques particuliers d'incendie, la commission de sécurité peut demander, pour les éléments porteurs et les parois, des degrés de résistance au feu plus élevés, proportionnés aux risques.


    Section III
    Façades et couvertures
    Article GH 12
    Généralités relatives aux façades


    Les façades sont conçues et réalisées de façon à limiter la propagation du feu d'un compartiment à l'autre :
    ― par les jonctions des façades avec les structures et parois aux limites des compartiments ;
    ― par l'extérieur.
    Les façades ou parties de façades ayant une fonction porteuse sont stables au feu de degré deux heures ou R. 120.
    La conformité des façades aux dispositions réglementaires des articles GH 12 et GH 13 est attestée par un visa du Centre scientifique et technique du bâtiment, d'Efectis France ou de tout autre laboratoire reconnu compétent par la commission centrale de sécurité.


    Article GH 13
    Comportement au feu des façades


    Les parties de façades soumises à exigence de résistance au feu ne comportent pas d'ouvrants de confort susceptibles d'être ouverts en cas d'incendie.
    Pour appliquer les dispositions suivantes, il y a lieu de considérer les plans tangents pour les façades courbes. Les dispositions applicables aux façades s'appliquent aux couvertures qui font avec la verticale un angle inférieur à 30°.
    A. ― Exigences pour toutes les façades.
    § 1. La masse combustible mobilisable (M) de la façade est inférieure ou égale à 130 MJ/m², l'ensemble des matériaux entrant dans sa constitution étant à prendre en compte.
    Si la masse combustible mobilisable (M) de la façade est supérieure à 130 MJ/m², un dossier est soumis à l'avis de la commission centrale de sécurité dans les conditions prévues à l'article R. 122-11-6 du code de la construction et de l'habitation.
    La même obligation s'impose si la façade fait l'objet d'une innovation technique importante.
    Les composants et équipements de façade sont classés M0 ou A2-s3, d0, à l'exception :
    ― des cadres de menuiseries en bois ;
    ― des cadres de menuiseries classés M2 ou C-s3, d0 ;
    ― des cadres de menuiseries avec leurs remplissages verriers minéraux (et leurs éventuels intercalaires) classés C-s3, d0 ;
    ― des éléments verriers minéraux assemblés avec leurs intercalaires classés C-s3, d0 ;
    ― des peintures et systèmes d'imperméabilisation classés M2 ou C-s3, d0 ;
    ― des stores extérieurs ou intégrés classés M1 ou B-s3, d0 ;
    ― des joints et garnitures de joints.
    B. ― Exigences pour les façades vitrées.
    Pour les façades vitrées, il faut :
    ― soit mettre en œuvre les dispositions constructives décrites dans l'instruction technique 249, avec application de la règle du C + D, en respectant :
    C + D 1,20 m si M 80 MJ/m² ;
    C + D 1,50 m si M 130 MJ/m² ;
    ― soit justifier d'une performance de résistance au feu des façades de degré pare-flammes égale à une heure, feu extérieur vers intérieur ou E o i 60 avec utilisation du programme thermique normalisé.
    Lorsque deux plans de façade consécutifs, d'un même immeuble de grande hauteur ou d'un immeuble de grande hauteur et d'une construction contiguë, forment un dièdre rentrant vertical d'angle inférieur à 100°, les parties de façade situées à l'intérieur du dièdre sont pare-flammes de degré une heure ou E i o 60 sur une largeur minimale de 4 mètres depuis l'arête du dièdre, afin de limiter la propagation par effet de tirage thermique. Cette disposition ne s'applique pas aux retraits ou aux avancées de moins de 1 mètre.
    Entre deux compartiments situés à un même niveau d'un immeuble de grande hauteur ou entre un immeuble de grande hauteur et une construction contiguë dont les plans de façade consécutifs forment un dièdre rentrant vertical, les dispositions suivantes sont à respecter :
    ― lorsque l'angle du dièdre est inférieur à 135°, les parties de façade situées de part et d'autre de l'arête du dièdre sont coupe-feu de degré une heure ou EW i o 60 sur une largeur minimale de 2 mètres, pour limiter les transferts thermiques par rayonnement ;
    ― lorsque l'angle du dièdre est supérieur ou égal à 135° mais inférieur à 180°, les parties de façade situées de part et d'autre de l'arête du dièdre sont pare-flammes de degré une heure ou E i o 60 sur une largeur minimale de 1 mètre, pour limiter la propagation par convection sous l'effet d'un vent latéral.
    C. ― Exigence pour les façades non vitrées.
    L'exigence requise pour les façades non vitrées est un degré pare-flammes d'une heure, feu extérieur vers intérieur ou E o i 60 avec utilisation du programme thermique normalisé.


    Article GH 14
    Couvertures


    La couverture est classée B ROOF (t3) au sens de l'arrêté du 14 février 2003, et l'utilisation de matériaux susceptibles de s'arracher enflammés en cas d'incendie est interdite.


    Section IV
    Eléments généraux de construction
    et aménagements intérieurs
    Article GH 15
    Réaction au feu des matériaux de construction
    (abrogé)
    Article GH 16
    Limitation de la charge calorifique des éléments de construction
    hors revêtements des parois horizontales et latérales


    § 1. La charge calorifique surfacique des matériaux incorporés dans la construction des immeubles est inférieure, en moyenne et par compartiment, à 255 MJ/m² de surface hors œuvre nette.
    La masse combustible de la façade n'est pas prise en compte au titre de cet article.
    Dans le calcul de cette charge calorifique surfacique, les matériaux de catégorie M0 ou classés A1 ou A2 incorporés dans la construction des immeubles sont exclus.


    § 2. Le maître d'œuvre apporte la justification au propriétaire de la charge calorifique définie au paragraphe 1 et liste les différents éléments pris en compte pour ce calcul.Article GH 17
    Dispositions générales
    relatives aux cages, gaines et conduits


    § 1. Les gaines d'ascenseur, de monte-charge et de monte-plats sont constituées de parois construites en matériaux classés A1 et coupe-feu de degré deux heures ou REI 120, sous réserve des prescriptions des articles GH 18 et GH 19 ci-après relatives aux trappes et aux portes de visite.
    En atténuation aux dispositions ci-dessus, les cages d'escalier peuvent être constituées de parois construites en matériaux classés A2-s1, d0, et coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 dans les conditions de mise en œuvre qui font l'objet d'un avis favorable du CECMI garantissant la réalisation des performances précitées.
    § 2. Lorsqu'un conduit traverse une paroi, il possède les caractéristiques de résistance au feu de la paroi traversée. Cette résistance peut être obtenue :
    ― soit par le conduit seul s'il possède une résistance au feu suffisante ;
    ― soit, dans le cas contraire, par l'établissement du conduit dans une gaine de résistance au feu requise ou par la mise en place, au droit de la paroi traversée, d'un dispositif d'obturation automatique restituant une résistance au feu équivalente (clapet, volet ou tout autre dispositif classé selon la norme NF EN 1366-3).
    § 3. D'une manière générale, les gaines techniques ou conduits ne peuvent se trouver ou s'ouvrir dans les cages d'escalier et leurs dispositifs d'accès, ni sur les paliers d'ascenseur lorsque ceux-ci sont protégés en application de l'article GH 31 ci-après.
    Ces dispositions et celles du paragraphe 2 ci-dessus ne sont pas applicables aux colonnes sèches ou en charge ainsi qu'aux canalisations des systèmes d'extinction automatique de type sprinkleur ou appropriés aux risques existants.


    Article GH 18
    Dispositions particulières
    aux gaines verticales non recoupées


    § 1. Les cages d'escalier, les gaines d'ascenseur et de monte-charge, les gaines techniques verticales dont le recoupement au droit des planchers est rendu impossible par leur destination, ne comportent que des dispositifs de communication, des trappes ou des portes de visite coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 maintenus verrouillés, sauf dans les cas visés à l'alinéa suivant.
    Les dispositifs de communication entre les escaliers et les compartiments ainsi qu'entre les ascenseurs et les compartiments répondent, suivant le cas, aux prescriptions des articles GH 25 ou GH 31.
    § 2. Le degré coupe-feu deux heures ou EI 120 exigé ci-dessus peut être obtenu pour les gaines techniques par l'addition des degrés coupe-feu de la trappe ou porte de visite et du bloc-porte du local d'accès à ces dispositifs. Ce local ne comporte aucune matière combustible, à l'exception des blocs-portes, et ses parois ont un degré coupe-feu au moins égal à celui de sa porte d'accès.
    Ces gaines, à l'exception des gaines d'ascenseur et de monte-charge, sont désenfumées automatiquement et protégées tous les cinq niveaux par une installation fixe d'extinction automatique de type sprinkleur conforme aux dispositions de l'article MS 25 du règlement de sécurité des établissements recevant du public ou appropriée aux risques existants après avis de la commission de sécurité.
    § 3. En aggravation des paragraphes 1 et 2 ci-dessus, les gaines de monte-courrier ou de transport mécanisé de documents ou d'autres objets sont équipées, dans leur partie verticale, de détecteurs automatiques d'incendie disposés au moins tous les trois niveaux. Les dispositifs mobiles d'obturation de l'accès à ces gaines font l'objet, avant leur mise en œuvre, d'un rapport d'essai établi par un laboratoire agréé et attestant leur aptitude à la fonction d'obturation.
    Chaque gaine est considérée comme une zone de mise en sécurité spécifique, et la fermeture des dispositifs mobiles d'obturation est réalisée dans les conditions prévues à l'article GH 49, § 7, la sensibilisation d'un des détecteurs installés dans la gaine commandant l'ensemble de ses dispositifs d'obturation.
    § 4. L'installation de conduits de vide-ordures est interdite dans un immeuble de grande hauteur.


    Article GH 19
    Dispositions particulières
    aux gaines verticales recoupées


    § 1. Toutes les gaines techniques verticales sont coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 et doivent être recoupées au droit de chaque plancher par des séparations coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 ne laissant aucun vide entre les conduits.
    § 2. Les trappes et portes de visite de ces gaines sont coupe-feu de degré une demi-heure ou EI 30 et maintenues verrouillées.
    Leur surface par gaine et par niveau est limitée à 0,80 m² pour les gaines contenant les conduits aérauliques de chauffage ou de ventilation et à 1,40 m² pour les gaines contenant les conduits d'évacuation ou d'alimentation en eau, des câbles, canalisations ou tableaux électriques.
    Au-delà de ces surfaces, les trappes ou portes de visite sont coupe-feu de degré une heure ou EI 60.


    Article GH 20
    Dispositions particulières
    aux gaines d'allure horizontale


    Les portes et trappes de visite des gaines d'allure horizontale sont d'un degré coupe-feu égal à la moitié de celui de la gaine.


    Article GH 21
    Plafonds, plafonds suspendus


    § 1. Les revêtements des plafonds sont de catégorie M1 ou classés B-s3, d0. En aggravation de cette disposition, ils sont de catégorie M0 ou classés A2-s2, d0, dans les dégagements communs, les halls et les cuisines collectives.
    La paroi support du revêtement est toujours de catégorie M0 ou classée A2-s3, d0.
    § 2. Les éléments constitutifs des plafonds suspendus sont classés B-s3, d0. En aggravation de cette disposition, ils sont classés A2-s2, d0, dans les dégagements communs, les halls et les cuisines collectives.
    § 3. Les plafonds suspendus sont stables au feu de degré un quart d'heure dans les dégagements communs et les halls.
    § 4. Tout plénum existant entre le plancher haut et le plafond suspendu est recoupé tous les 25 mètres par des éléments en matériaux de catégorie M0 ou classés A2-s2, d0, et pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30. Les cellules ainsi constituées ont une superficie maximale de 300 m². S'il excède 0,20 mètre de hauteur, le plénum est visible dans toutes les cellules.
    Le plénum ne peut contenir que des matériaux de catégorie M2 ou classés C-s3, d1, à l'exception des canalisations électriques.
    § 5. Les plafonds suspendus ne peuvent être pris en compte pour le calcul de la résistance au feu des planchers.
    § 6. La suspente et la fixation des plafonds suspendus sont en matériaux classés A2 et réalisées selon les dispositions de la norme NF P 68-203.1.
    § 7. Les plafonds suspendus installés dans les dégagements restent en place sous l'effet des variations de pression dues au fonctionnement du désenfumage mécanique.


    Article GH 22
    Revêtements de sol et revêtements des parois latérales


    § 1. Toutes les parois supports de revêtements visées par le présent article sont réalisées en matériaux de catégorie M0 ou classés A2-s3, d0.
    § 2. Les revêtements de sol sont de catégorie M3 ou classés CFL-s1.
    § 3. Les revêtements des parois latérales sont de catégorie M1 ou classés B-s3, d0.
    En aggravation de ces dispositions, dans les dégagements communs, les halls et les cuisines collectives, les revêtements des parois latérales sont de catégorie M0 ou classés A2-s2, d0.
    Les matériaux de catégorie M3 ou classés D sont toutefois autorisés pour les blocs-portes et les plinthes, les matériaux de catégorie M1 ou classés A2FL pour les planchers techniques (côté plénum).
    Le classement de réaction au feu des papiers peints collés et des peintures appliquées sur les parois est justifié dans les conditions prévues à l'annexe III de l'arrêté du 21 novembre 2002 modifié.


    Section V
    Dégagements : escaliers, circulations horizontales et portes
    Article GH 23
    Dispositions générales


    § 1. Les dégagements ont des largeurs offrant au moins deux unités de passage, au sens de l'article CO 36, § 2, du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    § 2. Ces dégagements sont conformes, en outre, aux dispositions des articles CO 37, CO 38, § 1, CO 42, CO 44, CO 45, CO 46, CO 48, CO 50, CO 51, CO 53, § 4, et CO 55 du règlement précité.
    § 3. Les circulations horizontales communes sont encloisonnées par des parois verticales et horizontales coupe-feu de degré une heure ou REI 60 ne comportant pas de volume de rangement ouvrant dans les circulations. Les blocs-portes de ces parois sont pare-flammes de degré une demi-heure et équipés de ferme-porte ou E 30 - C. Les trappes de visite des plénums prévus à l'article GH 21, § 4, restituent un coupe-feu de degré une heure ou EI 60 et doivent être maintenues fermées.
    En atténuation, un espace « accueil » par compartiment, d'une surface maximale de 15 m², donnant directement sur la circulation horizontale commune est autorisé sous les conditions suivantes :
    ― emprise en dehors de la circulation horizontale commune ;
    ― vocation exclusive d'accueil ;
    ― mobilier en matériaux de catégorie M1 ou classés B-s3, d0, limité à 50 MJ/m², sans rangement ;
    ― un point de détection au moins, situé au-dessus de la zone « accueil », est raccordé à la détection de la circulation.
    § 4. Les escaliers desservant les étages, d'une part, et les niveaux inférieurs, d'autre part, s'arrêtent au niveau le plus élevé d'accès des piétons. A ce niveau, chaque escalier dispose d'une sortie directe sur l'extérieur, sauf lorsque ces escaliers débouchent sur un hall s'ouvrant largement sur l'extérieur. Aucune communication n'existe entre les volumes de ces escaliers.
    A chaque niveau, les dispositifs d'accès aux escaliers sont reliés par une circulation horizontale commune.
    Toutefois, des dérogations peuvent être accordées par la commission de sécurité s'il s'agit de rénovations ou d'aménagements dans des immeubles existants.
    § 5. L'accès utilisable par les sapeurs-pompiers est signalé et balisé.
    § 6. Afin de définir les dégagements des locaux de l'immeuble, l'effectif des personnes qui sont admises dans ces locaux est déterminé, par type d'activité, suivant les dispositions particulières des établissements recevant du public. Cependant, pour les locaux où sont exercées des activités réservées au personnel des entreprises installées dans l'immeuble et à leurs invités exceptionnels (à titre privé ou professionnel) lorsqu'ils sont accompagnés, il est admis que l'effectif puisse faire l'objet d'une déclaration du chef d'établissement.
    § 7. Le verrouillage des portes donnant directement sur l'extérieur, dites portes principales de l'immeuble, dans le sens de l'entrée, est autorisé sous réserve du respect des dispositions suivantes :
    ― possibilité de sortir de l'immeuble en actionnant la poignée de chaque porte équipée du dispositif de verrouillage, sauf si ces portes sont verrouillées dans les conditions prévues au paragraphe 2 ci-dessus ;
    ― déverrouillage de toutes les portes à partir du poste central de sécurité incendie ;
    ― déverrouillage de toutes les portes, commandé automatiquement, en cas de détection incendie dans un compartiment ;
    ― déverrouillage manuel par le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes à l'aide de clés.


    Article GH 24
    Escaliers


    § 1. A tous les niveaux, chaque escalier visé par l'article R. 122-9 du code de la construction et de l'habitation est accessible depuis tout local occupé. Ces escaliers sont à volées droites. La distance maximale, mesurée dans l'axe des circulations horizontales communes à partir de la porte d'un local situé en cul-de-sac jusqu'à l'embranchement de deux circulations menant chacune à un escalier, est de 10 mètres.
    Par dérogation à l'article GH 23, § 1, les escaliers peuvent ne comporter qu'une unité de passage lorsqu'ils desservent des compartiments abritant moins d'une personne par 100 m² de surface hors œuvre nette.
    § 2. Les dispositifs d'accès aux escaliers sont à plus de 10 mètres et à moins de 30 mètres l'un de l'autre.
    Ces distances sont mesurées dans l'axe des circulations horizontales communes entre les dispositifs d'accès aux escaliers. Dans le cas de pluralité de cheminements, l'un d'eux au moins est inférieur à 30 mètres.
    § 3. Les parcours à l'air libre n'entrent pas dans le calcul des distances séparant les escaliers visés ci-dessus.
    § 4. Dans le cas d'escaliers extérieurs au corps du bâtiment, leurs parois, par dérogation aux dispositions de l'article GH 17, § 1, ci-dessus peuvent ne pas être coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 mais les protègent des flammes, des fumées ainsi que des intempéries. Si les conditions atmosphériques locales ne s'y opposent pas, ces escaliers peuvent être à l'air libre. Dans ce cas, un des côtés au minimum est entièrement ouvert sur l'extérieur, d'une largeur au moins égale à deux fois celle de la volée, et se trouve à 2 mètres au moins des baies de l'immeuble.


    Article GH 25
    Dispositifs d'intercommunication


    § 1. Conformément aux dispositions de l'article R. 122-10 du code de la construction et de l'habitation, les communications d'un compartiment à un autre et avec des escaliers sont assurées par des dispositifs coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 munis de deux blocs-portes pare-flammes de degré une heure ou E 60 et coupe-feu de degré une demi-heure ou EI 30, pouvant être franchis par des personnes isolées sans mettre en communication directe l'atmosphère des deux compartiments et d'un compartiment avec un escalier. Un dispositif d'intercommunication entre deux compartiments relie deux circulations horizontales communes.
    § 2. En complément des dispositions de l'article R. 122-9 du code de la construction et de l'habitation, lors du fonctionnement du désenfumage, les dispositifs d'intercommunication entre compartiments sont toujours en surpression.
    § 3. Par dérogation aux dispositions de l'article GH 23, paragraphes 1 et 2, les portes des dispositifs visés au paragraphe 1 peuvent ne comporter qu'une unité de passage. Cette dérogation n'est pas applicable aux dispositifs de sortie des escaliers situés au niveau d'accès des piétons défini à l'article GH 23, § 4.
    § 4. Les dispositifs d'intercommunication ont une surface de 3 m² au moins et de 8 m² au plus. Ils ne comportent que deux blocs-portes ; le cheminement entre les deux blocs-portes est de 1,40 mètre de long au moins et est dépourvu de tout obstacle.
    Tout volet ou trappe d'accès aux gaines ou conduits sont interdits, à l'exception des colonnes sèches ou en charge, des volets des conduits de désenfumage et des canalisations électriques ou téléphoniques propres aux dispositifs.
    § 5. Lorsque les dispositifs d'intercommunication donnent accès aux escaliers prévus par l'article GH 24, leurs portes :
    ― s'ouvrent dans le sens de la sortie vers l'escalier ;
    ― sont équipées d'un ferme-porte ;
    ― portent une plaque signalétique mentionnant exclusivement « Porte coupe-feu. A maintenir fermée », en lettres blanches sur fond rouge. Cette plaque est fixée sur chaque porte, côté circulation horizontale, d'une part, côté intérieur du dispositif pour la porte donnant accès à l'escalier, d'autre part.
    Lorsque les dispositifs font communiquer deux compartiments à un même niveau, leurs portes sont :
    ― soit maintenues fermées en position normale et équipées d'un ferme-porte ;
    ― soit à fermeture automatique et admises à la marque NF ; leur fonctionnement se produit alors dans les conditions prévues à l'article GH 49. Dans ce cas, les portes sont traitées en DAS communs.
    Elles s'ouvrent vers l'intérieur du dispositif et portent la plaque signalétique décrite à l'alinéa ci-dessus sur la face extérieure de chaque porte du dispositif.
    § 6. Par dérogation au paragraphe 1 ci-dessus et pour des impératifs d'exploitation, l'intercommunication entre deux compartiments situés sur un même niveau peut être réalisée par une baie. Cette dérogation est soumise à l'avis de la commission de sécurité et subordonnée au respect des dispositions suivantes :
    ― la baie est équipée d'un dispositif à fermeture automatique coupe-feu de degré deux heures ou EI 120. Ce dispositif est admis à la marque NF et son fonctionnement se produit dans les conditions prévues à l'article GH 49. Il est traité en DAS commun ;
    ― si le dispositif ne peut être manœuvrable à la main lorsqu'il est fermé, la baie est doublée, à proximité immédiate, par un dispositif de franchissement conforme aux paragraphes 1 à 5 ci-dessus ;
    ― les deux compartiments reliés sont équipés d'un système d'extinction automatique de type sprinkleur conforme aux dispositions de l'article MS 25 du règlement de sécurité des établissements recevant du public ou d'une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants sur avis de la commission de sécurité ;
    ― une plaque signalétique portant la mention : « Dispositif coupe-feu. Ne mettez pas d'obstacle à la fermeture », en lettres blanches sur fond rouge, est apposée bien en évidence, à proximité de la baie, dans chaque compartiment.
    Cette dérogation n'est admissible qu'au niveau d'accès aux piétons et aux deux niveaux voisins situés l'un au-dessus et l'autre au-dessous ; par contre, elle est admissible à tous les niveaux réservés aux parcs de stationnement.


    Article GH 26
    Surveillance permanente
    de l'isolement des compartiments


    Les dispositifs suivants concourent à la réalisation de l'isolement permanent des compartiments :
    ― les blocs-portes des dispositifs d'intercommunication visés à l'article GH 25, § 5 ;
    ― les portes d'ascenseurs et de monte-charge visées à l'article GH 31, § 1d, dont la seule porte palière assure l'isolement coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 ;
    ― les portes d'accès aux gaines techniques non recoupées visées à l'article GH 18.
    Ces dispositifs constituent des dispositifs de sécurité non commandés dont la position normale de fonctionnement est identique à la position de sécurité.
    Les défauts de position prolongés de ces dispositifs sont signalés. L'affichage global des informations relatives à chacun des compartiments est :
    ― reporté au poste central de sécurité ;
    ― distinct de celui relatif à la fonction compartimentage ;
    ― indiquer un défaut de position d'attente.
    Une temporisation de 60 secondes au plus pourra être prévue pour signaler l'ouverture de ces portes afin d'éviter le signalement intempestif d'anomalies.


    Article GH 27
    Gestion des dispositifs de contrôle
    d'accès en cas d'incendie


    § 1. Un système de contrôle d'accès comprend des dispositifs qui peuvent concerner :
    a) Au(x) niveau(x) d'accès des piétons à l'immeuble, les accès depuis les halls :
    ― aux paliers d'ascenseurs ;
    ― aux escaliers ;
    b) Dans les autres niveaux de l'immeuble, les accès aux circulations horizontales communes des étages depuis :
    ― les paliers d'ascenseurs ;
    ― les escaliers ;
    c) Les accès aux zones privatives depuis les circulations horizontales communes des niveaux.
    Le verrouillage des accès aux niveaux, par des dispositifs de contrôle d'accès, est admis sous réserve du respect des conditions définies ci-après.
    § 2. Principe général de décondamnation :
    La décondamnation des dispositifs de contrôle d'accès permet :
    ― l'évacuation des occupants du compartiment impliqué vers des compartiments non impliqués ou vers l'extérieur de l'immeuble ;
    ― la suppression des obstacles éventuels à l'efficacité du désenfumage, quelle que soit leur hauteur, dans le compartiment impliqué lorsque la fonction désenfumage est activée ;
    ― l'intervention des secours à partir des compartiments non impliqués.
    Quelle que soit l'implantation des dispositifs de contrôle d'accès, à l'exception de ceux visés au c du paragraphe 1 ci-dessus, leur libération est automatique et généralisée à l'ensemble des niveaux de l'immeuble équipés de tels dispositifs (obstacles et systèmes de condamnation) ce, dès le déclenchement du processus d'alarme dans l'un quelconque des compartiments de l'immeuble.
    Un dispositif de commande manuelle spécifique visant l'ensemble des niveaux, situé au poste central de sécurité incendie, permet de doubler la commande automatique.
    § 3. Dispositions particulières à appliquer en complément des dispositions ci-dessus :
    a) Au(x) niveau(x) d'entrée des piétons dans l'immeuble :
    ― la sortie des cages d'escaliers répond aux exigences de l'article CO 45, § 2, du règlement de sécurité des établissements recevant du public ;
    ― le déverrouillage local des portes d'accès aux cages d'escaliers, à l'aide de clés ou de tout autre dispositif équivalent autorisé par la commission de sécurité, est réalisable par le service de sécurité ;
    ― les dispositifs de contrôle d'accès, depuis les halls aux paliers d'ascenseurs, répondent aux dispositions de l'article CO 46 § 2 du règlement de sécurité des établissements recevant du public ;
    b) Aux autres niveaux de l'immeuble :
    ― depuis les paliers d'ascenseurs :
    ― les éventuelles portes coulissantes motorisées répondent aux dispositions de l'article CO 48, § 3, du règlement de sécurité des établissements recevant du public ;
    ― un interphone permettant de dialoguer avec le poste central de sécurité incendie est placé sur chaque palier d'ascenseur ;
    ― un dispositif de commande manuelle installé, côté zone contrôlée (boîtier à bris de glace par exemple), à fonction d'interrupteur, intercalé sur la ligne de télécommande est situé près de chaque porte concernée et agit simultanément sur l'ensemble des portes isolant le palier ;
    ― un dispositif permettant l'ouverture (contacteur à clé fonctionnant sur le passe de sécurité de l'immeuble) est placé côté palier.
    ― depuis les cages d'escalier :
    ― les portes sur lesquelles se trouvent les condamnations, relevant du système de contrôle d'accès aux niveaux, sont celles qui, depuis les dispositifs d'intercommunication, ouvrent sur les circulations horizontales communes, seul est autorisé le verrouillage dans le sens de l'entrée dans le compartiment ;
    ― le déverrouillage local, par le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes de l'immeuble, à l'aide de clés ou de tout autre dispositif équivalent, autorisé par la commission de sécurité, est prévu ;
    ― l'ouverture des portes depuis l'intérieur des compartiments répond aux exigences de l'article CO 45, § 2, du règlement de sécurité des établissements recevant du public ;
    c) Accès aux zones privatives, depuis les circulations horizontales communes des niveaux :
    Le contrôle d'accès aux locaux privatifs peut être réalisé par tout moyen permettant :
    ― l'évacuation des personnes, conformément aux exigences de l'article CO45, § 2, précité ;
    ― l'accès à ces locaux privatifs par les agents du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes de l'immeuble et les services publics de secours et de lutte contre l'incendie.
    La télécommande de ces équipements depuis le poste central de sécurité incendie n'est pas exigée.


    Article GH 28
    Désenfumage


    § 1. Généralités :
    a) Le désenfumage a pour objet d'extraire, en début d'incendie, une partie des fumées et des gaz de combustion afin de maintenir praticables les cheminements destinés à l'évacuation des occupants. Ce désenfumage peut concourir également à :
    ― limiter la propagation de l'incendie ;
    ― faciliter l'intervention des secours.
    b) Les documents à fournir en application de l'article GH 4 comprennent :
    ― un plan comportant :
    ― les emplacements des évacuations de fumée et des amenées d'air ;
    ― le tracé des réseaux aérauliques ;
    ― l'emplacement des ventilateurs de désenfumage ;
    ― l'emplacement des dispositifs de commande des ouvrants de désenfumage de secours ;
    ― une note explicative précisant les caractéristiques techniques des différents équipements.
    § 2. Désenfumage des circulations horizontales communes :
    a) Le désenfumage des circulations horizontales communes est réalisé conformément à l'instruction technique relative au désenfumage dans les immeubles de grande hauteur. Ces dispositions ne concernent pas les paliers répondant aux dispositions de l'article GH 31, § 1a.
    b) Les matériels entrant dans la constitution de l'installation de désenfumage répondent aux dispositions :
    ― de l'instruction technique relative au désenfumage dans les immeubles de grande hauteur ;
    ― de l'article GH 49.
    § 3. Désenfumage des locaux :
    Les locaux collectifs visés à l'article GH 71 d'une superficie supérieure à 300 m² sont désenfumés dans les conditions prévues dans l'instruction technique n° 246.


    Article GH 29
    Désenfumage de secours


    § 1. Afin de permettre l'évacuation des fumées et gaz chauds du compartiment sinistré lorsque le système de désenfumage mécanique ne fonctionne plus ou est devenu insuffisant, des ouvrants en façade sont prévus à chaque niveau dans les immeubles qui ne comportent pas de châssis mobiles susceptibles d'assurer la même fonction.
    § 2. Le désenfumage de secours présente les caractéristiques suivantes :
    ― les ouvrants, au nombre d'au moins un par fraction de 300 m² de surface de compartiment, ont une surface unitaire d'un mètre carré minimum ;
    ― chaque compartiment ou niveau comporte au moins quatre ouvrants judicieusement répartis qui ne peuvent donc tous se trouver sur la même façade ;
    ― la commande d'ouverture des ouvrants est facilement accessible aux services publics de secours et de lutte contre l'incendie ;
    ― l'ouverture des ouvrants s'effectue par un des moyens suivants :
    ― une ou deux poignée(s) ;
    ― un dispositif de commande manuelle (DCM) admis à la marque NF ;
    ― un carré femelle de 6 millimètres de côté et de 10 millimètres de profondeur au moins permettant l'utilisation de la clé spéciale des personnels des services publics de secours et de lutte contre l'incendie, situé en partie inférieure de l'ouvrant en retrait de 10 millimètres au plus ;
    ― en cas de sinistre, l'ouverture des ouvrants est réalisée par les services publics de secours et de lutte contre l'incendie ou sur leur ordre.
    § 3. Chaque cage d'escalier définie à l'article R. 122-9 du code de la construction et de l'habitation comporte à sa partie supérieure un exutoire, d'une surface libre d'un mètre carré, permettant l'évacuation des fumées et s'ouvrant sur l'extérieur.
    Son ouverture est exclusivement télécommandée par une action manuelle à partir du poste central de sécurité incendie de l'immeuble. La commande est uniquement réservée aux sapeurs-pompiers. Un contrôle de position de l'exutoire est installé dans le poste de sécurité incendie.


    Section VI
    Ascenseurs et monte-charges
    Article GH 30
    Gaines et cabines d'ascenseurs et de monte-charges


    § 1. Les ascenseurs et monte-charges, et d'une façon générale, tous les appareils élévateurs mettant en liaison deux ou plusieurs niveaux sont installés conformément au décret n° 2000-810 du 24 août 2000, relatif à la mise sur le marché des ascenseurs.
    § 2. Pour les ascenseurs, en complément de ces dispositions, la température à l'intérieur des gaines est compatible avec le fonctionnement sûr des ascenseurs, en particulier en évitant la déformation des guides. Ce fonctionnement est assuré pendant deux heures vis-à-vis d'un feu extérieur à la gaine, supposé évoluer selon la courbe normalisée température/temps définie par la norme NF EN 13501-2. Pour ce faire, les parois des gaines d'ascenseurs sont telles que soumises au programme thermique précité, la température à la surface de leur paroi intérieure n'excède pas 70 °C au bout de deux heures.
    § 3. Excepté pour les ascenseurs comportant le dispositif d'appel prioritaire prévu à l'article GH 34, les cabines d'ascenseurs sont équipées d'un dispositif de commande accompagnée, destiné, une fois actionné, à inhiber le fonctionnement de l'ascenseur vis-à-vis des appels paliers et cabine déjà enregistrés et à permettre une utilisation uniquement à partir du panneau de commande en cabine.
    L'utilisation de cette commande, d'un modèle unique, est réservée aux personnes autorisées et averties. Quatre exemplaires de ce dispositif de commande sont tenus, au poste central de sécurité incendie, à la disposition du commandant des opérations de secours.
    § 4. Les ascenseurs débouchent, dans tous les cas, sur des circulations horizontales communes et leurs accès sont protégés en cas d'incendie selon les dispositions de l'article GH 31 ci-dessous.
    Toutefois, les ascenseurs réservés à une utilisation spécifique et à des personnes autorisées (cuisine, restaurant, livraisons, direction...) peuvent déboucher dans des parties privatives sous réserve que celles-ci soient directement accessibles aux services de secours depuis les parties communes.
    § 5. Les machines d'ascenseurs peuvent être situées en gaine lorsque la puissance totale installée en gaine est inférieure ou égale à 100 kVA. Dans ce cas, chaque tableau électrique situé en gaine est enfermé dans une armoire ou un coffret satisfaisant à l'une des conditions suivantes :
    ― son enveloppe est métallique ;
    ― son enveloppe satisfait à l'essai au fil incandescent, la température du fil incandescent étant de 750 °C, si chaque appareillage satisfait à la même condition.
    § 6. Les gaines d'ascenseur sont désenfumées par extraction dans les conditions prévues par l'instruction technique n° 246, relative au désenfumage dans les établissements recevant du public lorsque :
    ― soit la puissance électrique totale installée en gaine est supérieure à 40 kVA ;
    ― soit la gaine d'ascenseur abrite une machine contenant de l'huile, un réservoir d'huile ou des vérins.
    La commande du dispositif de désenfumage de la gaine d'ascenseur se produit automatiquement au moyen de détecteurs d'incendie disposés en partie inférieure et supérieure de la gaine. La commande automatique est doublée par une commande manuelle.
    Le désenfumage de la gaine d'un ascenseur n'est pas exigible si la gaine est ventilée par convection forcée mécaniquement assurant un débit d'extraction minimal de vingt volumes par heure, lorsque la température des machines ou de leurs organes de commande dépasse celle qui est spécifiée par le constructeur dans la notice technique de l'ascenseur. Le volume à prendre en compte est égal à la section de la gaine sur une hauteur de deux mètres, et la température ambiante à prendre en compte est de 40 °C en l'absence de cette information du constructeur.
    La mise en place d'une amenée d'air en partie basse de la gaine n'est pas obligatoire pour réaliser le désenfumage de la gaine encloisonnée d'un ascenseur.
    § 7. Les parois supports de la cabine sont en matériaux de catégorie M0 ou A1.
    Les revêtements de la cabine sont en matériaux de catégories :
    ― M3 ou Cfl-s1 au sol ;
    ― M1 ou C-s2, d0 pour les parois verticales, le plafond et les luminaires.
    § 8. Le propriétaire est tenu de s'assurer de la propreté des cuvettes des gaines et au besoin de faire procéder à leur nettoyage.


    Article GH 31
    Protection des accès aux ascenseurs et monte-charges


    § 1. La durée coupe-feu de degré deux heures, exigée par l'article GH 17, des dispositifs de communication entre les gaines d'ascenseurs et de monte-charges, d'une part, et les circulations horizontales communes, d'autre part, nécessite le non-arrêt des ascenseurs et monte-charges dans le compartiment concerné et peut être obtenue de quatre manières différentes :
    a) A l'aide de portes coupe-feu isolant le palier du reste de l'étage. Ce palier est alors équipé d'un dispositif phonique supplémentaire tel que décrit à l'article GH 50 ;
    b) A l'aide de portes coupe-feu non comprises dans l'ascenseur ou le monte-charges, situées à l'extérieur de la gaine et devant les portes palières de l'appareil ;
    c) A l'aide de portes coupe-feu comprises dans l'ascenseur ou le monte-charges, situées à l'intérieur de la gaine et devant les portes palières de l'appareil (dispositif appelé bouclier thermique) ;
    d) A l'aide de portes palières d'ascenseur ou de monte-charges coupe-feu par elles-mêmes.
    Si la protection est réalisée selon les dispositions a ou b, les portes coupe-feu sont à fermeture automatique et admises à la marque NF. Le fonctionnement de toutes les portes d'un même compartiment se produit dans les conditions prévues à l'article GH 49.
    En outre, lorsque les portes coupe-feu isolent les paliers d'ascenseurs, elles peuvent s'ouvrir manuellement de part et d'autre. Les personnes qui seraient isolées sur ce palier sont averties du non-arrêt de l'ascenseur et invitées à gagner les escaliers selon les consignes affichées sur ces portes. Le signal normalisé d'issue de secours est visible sur ces portes lorsqu'elles sont en position de sécurité.
    § 2. Si la protection est réalisée à l'aide de portes palières coupe-feu par elles-mêmes, les conditions suivantes sont respectées :
    a) Fermeture forcée des portes palières d'ascenseur ou de monte-charges au bout de trente secondes maximum ;
    b) Indication au poste central de sécurité incendie de la non-fermeture des portes lorsqu'elle se prolonge au-delà de 60 secondes conformément à l'article GH 26 ;
    c) Signalisation de la position des cabines au poste central de sécurité incendie ;
    d) Interdiction du maintien en position ouverte des portes palières lors des opérations de dépannage ou d'entretien ;
    e) Annulation de la manœuvre à commande accompagnée en cas de détection incendie ou d'appel prioritaire.


    Article GH 32
    Dispositions complémentaires concernant
    les paliers de desserte des ascenseurs


    § 1. Une plaque signalétique bien visible rappelle la nécessité de laisser libre de tout obstacle le dégagement nécessaire au fonctionnement des portes coupe-feu à fermeture automatique. L'inscription est en lettres blanches sur fond rouge.
    § 2. Les dispositifs de fermeture des paliers de desserte quand ils existent et les portes d'ascenseurs et monte-charge ne doivent ni recouper ni rétrécir les circulations horizontales communes du compartiment.
    § 3. Les dispositions nécessaires sont prises pour que la destruction des dispositifs liés à l'ascenseur au niveau sinistré (commandes, signalisation, tableaux ou panneaux pour les essais et opérations de secours) ne puisse perturber la desserte des autres niveaux. Il peut être dérogé à cette prescription si les dispositifs sont protégés par une porte coupe-feu de degré deux heures ou EI 120, ou sont situés sur des paliers dont les portes et parois ont le même degré coupe-feu.


    Article GH 33
    Secours des cabines d'ascenseurs


    § 1. Sauf cas exceptionnel, les cabines sont, en cas de panne ou lors d'une mise hors service volontaire, amenées à un niveau d'accès.
    § 2. S'il n'y a pas de porte palière ou de trappe d'accès coupe-feu de degré deux heures à tous les niveaux, il y a, au minimum, deux ascenseurs dans la même gaine de sorte que l'évacuation des passagers d'une cabine en panne se fasse vers une autre cabine arrêtée à la même hauteur, les cabines étant équipées de portes de secours latérales.
    Lorsque plusieurs ascenseurs sont installés dans une même gaine, et s'il n'y a pas de porte palière ou de trappe d'accès au moins tous les trois niveaux et à une distance verticale ne dépassant pas 11 mètres, chacun des appareils est équipé, en plus de la trappe et des échelles de secours prévues ci-dessous, d'une porte latérale de secours permettant de passer dans la cabine ou sur le toit d'un ascenseur voisin. Chaque cabine est dotée d'un œilleton ou d'un regard facilitant les manœuvres de mise à niveau. Les ascenseurs sont équipés d'une commande en cabine à l'usage exclusif des services de secours leur permettant de conduire l'ascenseur au niveau d'un appareil à secourir. La cabine possède un éclairage extérieur afin de faciliter l'approche et l'évacuation. L'ouverture d'une des portes d'intercommunication empêche le fonctionnement des deux appareils.
    Dans le cas d'une séparation grillagée en gaine, celle-ci est sécable et un outil approprié est tenu à disposition des secours au poste central de sécurité incendie.
    § 3. Lorsque la distance à franchir entre deux portes latérales de secours est supérieure à 0,50 mètre, une passerelle portative est utilisée pour passer d'une cabine à l'autre. Les dimensions de cette passerelle sont fonction, d'une part, de la distance horizontale séparant les deux cabines, d'autre part, de la largeur des portes latérales de secours. Cette passerelle est entreposée en permanence au poste central de sécurité incendie de l'immeuble.
    § 4. Tout ascenseur isolé dans une gaine est muni d'une trappe de secours et d'une échelle métallique permettant d'atteindre le toit de la cabine en cas d'arrêt accidentel. Cette échelle peut être placée dans la cabine même, sur son toit ou le long de celle-ci.
    Une seconde échelle entreposée dans le local machinerie ou au poste central de sécurité incendie permet de rejoindre le toit de la cabine à partir du niveau supérieur le plus proche.
    § 5. Lors de l'entretien d'une cabine, toutes les dispositions sont prises pour maintenir en fonctionnement les autres cabines situées dans la même cage.


    Article GH 34
    Ascenseurs prioritaires pompiers. ―
    Priorité des manœuvres


    § 1. Les pompiers peuvent accéder directement à chaque niveau de chaque compartiment non sinistré au moyen d'au moins deux ascenseurs à dispositif d'appel prioritaire pompiers.
    § 2. Le cheminement emprunté par les pompiers pour atteindre les accès aux ascenseurs depuis les voies définies à l'article GH 6 :
    ― présente une largeur de deux unités de passage au moins ;
    ― est d'une longueur ne dépassant pas 50 mètres.
    § 3. L'ordre de priorité qui est respecté entre les différentes manœuvres des ascenseurs et monte-charges est défini comme suit :
    ― mise hors service ;
    ― manœuvre d'inspection ou manœuvre de secours des cabines définie à l'article GH 33 ;
    ― non arrêt aux étages sinistrés défini à l'article GH 31 ;
    ― manœuvre d'appel prioritaire pompiers définie au paragraphe 1 ci-dessus (en cas d'incendie au niveau d'accès des secours, le dispositif d'appel prioritaire prime sur le fonctionnement du non-arrêt des cabines) ;
    ― manœuvre de la commande accompagnée, définie à l'article GH 30 ;
    ― manœuvre au moyen d'un dispositif de contrôle d'accès (carte magnétique, digicode, clé, etc.) ;
    ― manœuvre normale de l'appareil.


    Section VII
    Chauffage, ventilation, conditionnement d'air et installations
    d'appareils de cuisson et de réchauffage destinés à la restauration
    Article GH 35
    Dispositions générales


    § 1. Les dispositions de la présente section ont pour objectif d'éviter les risques d'éclosion, de développement et de propagation de l'incendie ainsi que les risques d'explosion dus aux installations citées au paragraphe 2.
    § 2. Ces dispositions concernent les installations :
    ― de chauffage (production de chaud, distribution et émission) ;
    ― de ventilation de confort, de climatisation et de conditionnement d'air (production de chaud ou de froid, distribution et émission) ;
    ― de ventilation mécanique contrôlée ;
    ― d'eau chaude sanitaire (production et distribution) ;
    ― de cuisson et de remise en température (appareils destinés à la restauration).
    Les installations destinées à d'autres usages ne font pas l'objet des dispositions de la présente section.


    Article GH 36
    Interdiction de combustibles


    Le stockage et l'utilisation de tous combustibles liquides, solides et gazeux, y compris les hydrocarbures liquéfiés, sont interdits à l'intérieur des immeubles de grande hauteur et de leur volume de protection sauf dispositions particulières précisées dans le présent règlement.
    Les chaufferies utilisant du gaz sont autorisées dans les conditions définies dans les articles suivants de la présente section.


    Article GH 37
    Installations de production de chaud et de froid


    § 1. Les règles applicables aux appareils et aux installations de production de chaud et de froid sont celles décrites à l'article CH 2 et aux articles ci-dessous du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    § 2. Seuls sont autorisés à l'intérieur de l'immeuble :
    ― les sous-stations conformes à l'article CH 11 ;
    ― les générateurs électriques conformes à l'article CH 12 ;
    ― les appareils électriques de production de froid conformes à l'article CH 35 ;
    ― les appareils électriques de production émission avec une température de surface inférieure à 100 °C conformes aux articles CH 44 et CH 45.
    § 3. Les chaufferies sont autorisées dès lors qu'elles sont implantées selon l'une des dispositions suivantes :
    ― en terrasse supérieure de l'immeuble, dans les conditions suivantes :
    ― elles sont construites de telle façon que les effets d'une explosion éventuelle soient atténués le plus possible ;
    ― l'accès à ces chaufferies ne peut se faire qu'à l'air libre depuis la terrasse ;
    ― seul le gaz est autorisé ;
    ― l'alimentation en gaz est réalisée par une canalisation placée à l'extérieur du bâtiment à l'air libre ou en gaine ventilée ;
    ― à l'extérieur de l'immeuble :
    ― en rez-de-chaussée en tout ou partie dans le volume de protection ;
    ― enterrées ou en sous-sol en dehors et sans communication avec les sous-sols de l'immeuble de grande hauteur.
    Quelle que soit leur puissance, pour les chaufferies en sous-sol et au rez-de-chaussée accolées à un immeuble de grande hauteur, les parois contiguës et les planchers sont coupe-feu de degré quatre heures ou REI 240, résister à une pression d'une tonne par mètre carré et ne comporter aucune communication avec l'immeuble de grande hauteur, sauf pour les gaines et conduits de chauffage qui sont conformes aux articles GH 17 à GH 20. Lorsque l'accès aux chaufferies est situé dans le volume de protection, il ne peut se faire que par l'intermédiaire d'un sas coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 équipé de deux blocs-portes, pare-flammes de degré une heure avec ferme-porte ou E 60 - C.
    § 4. Les appareils ou groupements d'appareils de production par combustion, formant des ensembles ou sous-ensembles complets préfabriqués conçus pour fonctionner à l'extérieur, peuvent être installés en terrasse supérieure de l'immeuble et hors local chaufferie dans les conditions de l'article CH 5, § 2.
    § 5. L'équipement des chaudières respecte les dispositions de l'article CH 23. Les canalisations de fluides caloporteurs sont métalliques et les calorifuges utilisés pour l'isolation des canalisations et récipients contenant les fluides caloporteurs sont en matériau de catégorie M1 ou classé A2-s2, d0.


    Article GH 38
    Installations de ventilation de confort
    et ventilation mécanique contrôlée


    § 1. Les réseaux de soufflage et de reprise d'air destinés à assurer la ventilation de confort respectent les dispositions des articles CH 29 à CH 34, CH 36, CH 38 et CH 39 du règlement de sécurité des établissements recevant du public. Les batteries de chauffage électrique ne sont admises que dans les centrales et les modules de traitement d'air. Pour ces deux cas, les batteries répondent aux dispositions prévues à l'article CH 37.
    En ce qui concerne les ventilo-convecteurs électriques, ces derniers sont des appareils indépendants de production émission et ne sont pas considérés comme terminaux de réseaux aérauliques. Ils respectent les dispositions de l'article GH 37.
    Quelle que soit la section des conduits, l'isolement des compartiments, des sous-compartiments prévus à l'article GH U 6, des circulations horizontales communes ainsi que des locaux à risques importants ou à charge calorifique, tel que défini à l'article GH 61, est assuré par des clapets. Ces dispositifs d'obturation sont placés au droit de la paroi assurant le coupe-feu, leur résistance au feu est équivalente à celle de la paroi traversée. Le fonctionnement de ces dispositifs est assuré dans les conditions prévues à l'article GH 49, § 6.
    § 2. Les réseaux de ventilation mécanique contrôlée respectent les dispositions des articles CH 41 et CH 42.
    En aggravation de ces dispositions, l'exigence de non-propagation du feu et des fumées n'est réputée satisfaite que dans les conditions suivantes :
    ― le conduit collectif vertical est implanté dans une gaine coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 ;
    ― les conduits horizontaux sont équipés de dispositifs d'obturation coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 au droit des parois de la gaine, des compartiments, des sous-compartiments et coupe-feu de degré une heure ou EI 60 pour les parois des circulations horizontales communes.


    Article GH 39
    Installations d'appareils de cuisson et de remise
    en température destinés à la restauration


    Les installations d'appareils de cuisson ou de remise en température destinés à la restauration sont réalisées conformément aux dispositions prévues aux articles GC du règlement de sécurité des établissements recevant du public. En aggravation à ces dispositions, l'extraction d'air vicié dans toutes les grandes cuisines est obligatoirement mécanique.


    Section VIII
    Installations électriques et éclairage
    Article GH 40
    Objectifs et généralités


    § 1. Les dispositions de la présente section ont pour objectifs :
    ― d'éviter que les installations électriques ne présentent des risques d'éclosion, de développement et de propagation d'un incendie ;
    ― de permettre le fonctionnement des installations de sécurité lors d'un incendie ;
    ― de permettre la continuation de certaines activités dans les compartiments non atteints ou menacés par le feu.
    § 2. Les installations électriques doivent être conformes au décret n° 88-1056 du 14 novembre 1988 du ministère chargé du travail et à ses arrêtés d'application.
    § 3. L'immeuble ne doit pas être traversé par des canalisations électriques qui lui sont étrangères.
    § 4. A l'exception des installations contenues dans les locaux de service électrique tels que visés à l'article GH 41, la plus grande tension existant en régime normal entre deux conducteurs ou entre l'un d'eux et la terre ne doit pas être supérieure au domaine de la basse tension.
    Toutefois, cette disposition ne s'oppose pas :
    ― à l'utilisation de tensions plus élevées pour des applications déterminées telles que l'emploi de lampes à décharge, d'appareils audiovisuels et d'électricité médicale ;
    ― au passage des canalisations générales d'alimentation haute tension si elles sont placées dans des cheminements techniques protégés avec des parois coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 et si elles ne comportent pas de connexion sur leur parcours.
    § 5. L'immeuble est protégé contre la foudre (paratonnerre).


    Article GH 41
    Locaux de service électrique


    § 1. Les locaux de service électrique sont les locaux renfermant des matériels électriques et dont l'accès est réservé aux personnes qualifiées, chargées de l'entretien et de la surveillance des matériels.
    Ils doivent :
    ― être faciles à atteindre par les services de secours ;
    ― être ventilés sur l'extérieur soit directement soit par l'intermédiaire d'un conduit ou être climatisés ;
    ― être dotés de moyens d'extinction adaptés au risque électrique ;
    ― disposer soit d'un éclairage minimal visé à l'article GH 48, soit d'un éclairage de sécurité constitué par des blocs autonomes fixes et des blocs autonomes portables d'intervention (BAPI).
    § 2. Les groupes électrogènes, les postes de livraison, les postes de transformation, les cellules haute tension et les appareils électriques contenant des diélectriques liquides donnant lieu à émission de vapeurs inflammables ou toxiques, les tableaux électriques de sécurité, le tableau électrique général « normal-remplacement » sont installés dans un local de service électrique dont le plancher haut et les parois sont coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 et les dispositifs de franchissement coupe-feu de degré une heure ou EI 60. En outre, ce local ne peut être en communication directe qu'avec des locaux techniques ou des dégagements non visés à l'article GH 23.
    § 3. Les batteries d'accumulateurs et les matériels associés (chargeurs, onduleurs) sont installés dans un local de service électrique.
    Toutefois ils peuvent être placés dans un local quelconque si le produit CU des batteries est inférieur ou égal à 1 000 et si celles-ci sont placées dans une enveloppe dont l'ouverture n'est autorisée qu'au personnel chargé de leur entretien et de leur surveillance. Les alimentations sans interruption (ASI) d'une puissance inférieure ou égale à 3,5 kVA peuvent être installées dans les mêmes conditions.
    Les batteries d'accumulateurs implantées dans les matériels des systèmes de sécurité incendie respectent les règles d'installations de ces matériels.
    § 4. Le local abritant une batterie d'accumulateurs, ainsi que l'enveloppe éventuelle la contenant, est ventilé dans les conditions définies dans l'article 554.2 de la norme NF C 15-100. Si la ventilation est mécanique, elle est alimentée par une alimentation électrique de sécurité (AES).
    § 5. Les batteries de démarrage des groupes électrogènes ainsi que leur dispositif de charge peuvent être installées dans le même local que le groupe.
    § 6. Les locaux renfermant des appareils électriques contenant des diélectriques liquides donnant lieu à émission de vapeurs inflammables ou toxiques sont ventilés directement sur l'extérieur.


    Article GH 42
    Transformateurs de puissance


    Les transformateurs de puissance peuvent être secs ou contenir un diélectrique liquide. Si les transformateurs contiennent un diélectrique liquide, le local comporte un cuvelage de rétention étanche dont les dimensions correspondent au volume total du diélectrique. Si le diélectrique est un liquide inflammable, la quantité ne doit pas être supérieure à 25 litres par cuve, bac, réservoir ou par groupe de tels récipients communicants.
    Les transformateurs secs sont de classe F1 au sens de la norme NF EN 60-726.
    Pour les locaux renfermant des transformateurs alimentant des installations de sécurité, si la ventilation est mécanique ou si un conditionnement d'air est prévu, le système de ventilation ou de conditionnement est alimenté par une alimentation électrique de sécurité (AES).


    Article GH 43
    Sources de sécurité et de remplacement


    § 1. Généralités :
    a) La source de sécurité est propre à l'immeuble.
    b) La source de remplacement est obligatoire.
    Le maître d'ouvrage définit les installations qu'il prévoit de réalimenter par la source de remplacement en cas de défaillance de la source normale. Cette source de remplacement reprend au minimum l'éclairage de tous les dégagements et des locaux recevant plus de 50 personnes.
    c) L'énergie nécessaire à l'alimentation des installations de sécurité est obtenue à partir d'au moins deux groupes électrogènes conformes à la norme NF S 61-940, dont la puissance nominale de chacun est au moins égale à la puissance nécessaire au démarrage et au fonctionnement de tous les équipements de sécurité de l'immeuble. Ces groupes constituent la source de sécurité de l'immeuble. Le temps maximal de commutation est de 10 secondes.
    Toutes dispositions, tant de conception que de réalisation, sont prises pour qu'un incident survenant sur l'un des groupes électrogènes n'affecte pas le fonctionnement des autres groupes (écran incombustible par exemple).
    Leur réserve de combustible permet d'assurer trente-six heures de fonctionnement.
    d) La source de sécurité peut être utilisée comme source de remplacement à condition que les installations autres que celles de sécurité soient délestées automatiquement dès lors qu'il ne subsiste qu'un seul groupe de sécurité.
    e) Les dispositions suivantes sont prises afin d'éviter des incidents lors d'actions de commutation :
    ― les installations sont conçues pour éviter la mise en parallèle de la source normale avec les sources de remplacement et de sécurité ;
    ― toutes les commandes automatiques des dispositifs de commutation sont doublées d'une commande locale manuelle ;
    ― les deux organes de coupure constituant chaque dispositif de commutation sont disposés de manière à éviter la propagation d'un court-circuit par ionisation de l'air.
    § 2. Les groupes électrogènes :
    a) Les locaux où sont installés les groupes électrogènes ne doivent pas se trouver à un niveau supérieur au niveau accessible aux engins des pompiers, à moins que ces locaux ne soient en terrasse et que les groupes ne soient alimentés au gaz. De plus, l'installation de groupes fonctionnant au gaz, qui ne peuvent être utilisés que comme source de remplacement, fait l'objet d'un examen par la commission centrale de sécurité.
    b) Les locaux renfermant les groupes électrogènes sont largement ventilés sur l'extérieur, directement ou par un conduit. Si la ventilation est mécanique ou si un conditionnement d'air est prévu, les ventilateurs sont alimentés par une alimentation électrique de sécurité (AES).
    c) Lorsque le combustible utilisé est liquide, l'aménagement du local et l'alimentation en combustible respectent les dispositions suivantes :
    ― le sol du local est imperméable et former une cuvette étanche, le seuil des baies étant surélevé d'au moins 0,10 mètre et toutes dispositions sont prises pour que le combustible accidentellement répandu ne puisse se déverser par les orifices placés dans le sol ;
    ― si le local est en sous-sol, il est desservi par un conduit en matériau M0 ou A1 aux parois coupe-feu de traversée de même degré que celui des parois traversées et débouchant à l'extérieur, au niveau du sol, permettant la mise en œuvre du matériel de ventilation des pompiers, et fermé à l'aide d'un dispositif démontable sans outillage ; les canalisations de combustible sont fixes, étanches et rigides ;
    ― si une nourrice en charge alimente les moteurs, elle est munie :
    ― d'une tuyauterie de trop-plein de section au moins double de celle de la tuyauterie d'alimentation, sans point haut ;
    ― d'un ou plusieurs évents ;
    ― d'indicateurs de niveau insensibles aux chocs et aux variations de température ;
    ― le réservoir principal est en contrebas de la nourrice, ou s'il n'en existe pas, du moteur. Si cette disposition est impossible, l'alimentation du moteur est assurée par une tubulure en partie supérieure du réservoir et pourvue d'un dispositif anti-siphon doublé d'un second dispositif à commande manuelle ;
    ― un dispositif de coupure rapide de l'alimentation en combustible est placé à l'extérieur du local ;
    ― il existe un dispositif de jaugeage à distance ;
    ― un dépôt de sable d'au moins 100 litres et une pelle, ainsi que des extincteurs portatifs pour feux de classe B sont conservés au voisinage immédiat de la porte d'accès.
    d) Dans le cadre des exceptions prévues à l'article R. 122-7 du code de la construction et de l'habitation et à l'article GH 36, le stockage et l'utilisation de combustibles liquides de deuxième catégorie sont autorisés pour l'alimentation des sources de remplacement et des sources de sécurité.
    Le stockage se fait obligatoirement en réservoir fixe installé selon les règles techniques propres aux installations classées pour la protection de l'environnement, même lorsque sa capacité n'atteint pas le seuil de classement.
    e) Les gaz de combustion sont évacués directement sur l'extérieur par des conduits qui sont réalisés en matériaux A1, être étanches et placés dans une gaine coupe-feu de degré deux heures ou EI 120.
    f) Les groupes électrogènes font l'objet d'une maintenance régulière, d'essais conformes aux recommandations du constructeur et selon la périodicité minimale suivante :
    ― tous les quinze jours, vérification des niveaux d'huile, d'eau et de combustible, du dispositif de réchauffage du moteur et de l'état de la source utilisée pour le démarrage (batterie ou air comprimé) ;
    ― tous les mois, en plus des vérifications ci-dessus, essai de démarrage automatique avec une charge minimale de 50 % de la puissance du groupe en incluant le fonctionnement des installations de sécurité et fonctionnement avec cette charge pendant trente minutes.
    Les interventions ci-dessus et leurs résultats sont consignés dans un registre d'entretien qui est tenu à la disposition de la commission de sécurité.
    Une fois par an, un représentant de l'organisme agréé chargé de vérifier les installations électriques assiste aux essais mensuels prévus ci-dessus et vérifie la tenue à jour du carnet d'entretien du groupe électrogène.
    § 3. L'alimentation électrique de sécurité (AES) :
    a) Les installations de sécurité doivent pouvoir être alimentées par une alimentation électrique de sécurité (AES), à partir de deux tableaux de sécurité tels que définis à l'article GH 3, distincts et indépendants l'un de l'autre. Chaque tableau doit pouvoir être alimenté par la source normale-remplacement et par la source de sécurité par l'intermédiaire de dispositifs commutant automatiquement sur une source en cas de défaillance de l'autre.
    Chaque tableau de sécurité est installé dans un local de service électrique tel que défini à l'article GH 41. L'un des deux tableaux est installé dans un local réservé à son seul usage ; l'autre tableau peut être installé dans le même local que celui comprenant le tableau général normal-remplacement à condition d'en être séparé de manière à éviter la propagation d'un arc électrique.
    b) La source de sécurité peut réalimenter les circuits à haute tension de l'installation de l'immeuble sous réserve de satisfaire aux dispositions du paragraphe 1 du présent article et aux conditions suivantes :
    ― les tableaux de sécurité doivent pouvoir être alimentés par au moins deux transformateurs installés dans deux locaux distincts, chacun des locaux étant alimenté par deux câbles haute tension (soit en double dérivation, soit en coupure d'artère). Chaque transformateur doit pouvoir être alimenté par la source normale-remplacement et par la source de sécurité. En cas de défaillance de l'un des transformateurs, l'ensemble des installations de sécurité doit pouvoir être réalimenté automatiquement par le ou les transformateurs restant en service ;
    ― toute canalisation à haute tension alimentant un poste de transformation desservant des installations de sécurité est installée dans un cheminement technique protégé réservé à cet usage dont les parois ont un degré coupe-feu deux heures ou EI 120.


    Article GH 44
    Circuits d'alimentation en énergie
    des installations de sécurité


    § 1. Chaque installation de sécurité visée à l'article GH 3, à l'exception de l'éclairage minimal et de celles possédant une alimentation électrique de sécurité spécifique telles que le système de détection incendie, l'équipement d'alarme et le centralisateur de mise en sécurité incendie, est alimentée par deux canalisations issues chacune des tableaux de sécurité définis à l'article GH 3.
    Ces canalisations sont sélectivement protégées, suivre des parcours distincts et aboutir au tableau situé à proximité immédiate de chaque installation de sécurité sur un dispositif commutant automatiquement l'alimentation sur la canalisation restant alimentée en cas d'absence de tension sur l'autre.
    § 2. Les installations ne comportent que des canalisations fixes, posées suivant les dispositions de la partie 5-52 de la norme NF C 15-100. Toutes les canalisations alimentant les installations de sécurité sont de catégorie C2, exclusivement installées dans des cheminements techniques protégés avec des parois coupe-feu de degré deux heures ou EI 120.
    Il n'est pas nécessaire de placer ces canalisations à l'intérieur d'un cheminement ou d'un volume technique protégé lorsqu'elles sont situées à l'intérieur du même compartiment que les équipements qu'elles alimentent. Les canalisations alimentant les diffuseurs non autonomes de l'équipement d'alarme incendie sont de catégorie CR 1.
    § 3. Chaque circuit est protégé de telle manière que tout incident électrique l'affectant, par surintensité, rupture ou défaut à la terre, n'interrompe pas l'alimentation des autres circuits de sécurité alimentés par la même source.
    § 4. Les canalisations électriques alimentant les ventilateurs de désenfumage ne doivent pas comporter de protection contre les surcharges, mais seulement contre les courts-circuits. En conséquence, elles sont dimensionnées en fonction des plus fortes surcharges, estimées à 1,5 fois le courant nominal que peuvent supporter les moteurs.
    § 5. L'alimentation électrique des installations de sécurité réalisées à partir des tableaux de sécurité visés à l'article GH 3 se fait :
    ― soit suivant le schéma IT ;
    ― soit suivant le schéma TN. Si l'équipement de sécurité concerné ne fonctionne qu'en cas de sinistre (cas des ventilateurs de désenfumage), son isolement par rapport à la terre est surveillé en permanence pendant les périodes de non-utilisation par un contrôleur permanent d'isolement associé à un dispositif de signalisation.


    Article GH 45
    Canalisations des installations normales. ― Remplacement


    § 1. Les installations ne comportent que des canalisations fixes, posées suivant les dispositions de la partie 5-52 de la norme NF C 15-100.
    § 2. Les circuits sont réalisés selon l'un des items suivants :
    ― soit en canalisations préfabriquées ;
    ― soit en conducteurs ou câbles de catégorie C2 s'ils sont situés à l'intérieur d'un cheminement technique protégé avec des parois coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 ou à l'intérieur du même compartiment que les équipements qu'elles alimentent.
    § 3. Les conduits et les profilés utilisés pour les chemins de câbles, goulottes, cache-câbles, etc., sont du type non-propagateur de la flamme.


    Article GH 46
    Tableaux électriques


    § 1. Les tableaux de sécurité et le tableau général « normal-remplacement » sont installés dans les conditions de l'article GH 41, § 2.
    § 2. Les tableaux non visés au paragraphe 1 sont installés dans l'une des conditions suivantes :
    ― dans un local de service électrique ;
    ― dans une gaine technique ;
    ― dans tous locaux et dégagements à l'exception des circulations horizontales communes, à condition d'être enfermés dans une armoire ou un coffret métallique.


    Article GH 47
    Signalisations


    En complément et indépendamment des signalisations prévues sur l'Unité de Signalisation (US) du système de sécurité incendie (SSI), les signalisations suivantes sont reportées au poste central de sécurité incendie :
    ― défauts d'isolement des installations réalisées en application de l'article GH 44, § 5 ;
    ― insuffisance de la réserve de combustible des groupes électrogènes ; cette signalisation étant commandée par le dispositif de jaugeage à distance visé à l'article GH 43, § 2c ;
    ― synthèse de la position ouverte des dispositifs de protection placés dans les tableaux de sécurité à l'exception des circuits terminaux d'éclairage et de télécommunication.


    Article GH 48
    Eclairage


    § 1. Généralités :
    a) Pour l'application de cet article, on appelle :
    ― éclairage, celui qui est nécessaire pour permettre l'activité ;
    ― éclairage minimal, la partie de l'éclairage maintenue en service en cas de défaillance de la source normale-remplacement.
    b) Les appareils assurant l'éclairage des dégagements sont fixes ou suspendus et reliés aux éléments stables de la construction.
    c) Les parties externes des luminaires satisfont à l'essai au fil incandescent, la température du fil incandescent étant de :
    ― 850 °C pour les luminaires dans les escaliers et les circulations horizontales communes ;
    ― 650 °C pour les luminaires dans les locaux.
    d) Les lampes mobiles d'appoint sont autorisées dans les locaux et dans les halls, en atténuation des dispositions du paragraphe b ci-dessus. Ces lampes sont alimentées par des canalisations de catégorie C2, d'une longueur aussi réduite que possible ne devant pas constituer une gêne à la circulation des personnes.
    § 2. Eclairage minimal :
    a) L'éclairage minimal est obligatoire dans les circulations horizontales communes, les paliers, les escaliers et leur dispositif d'accès. Il permet une circulation facile, la visibilité de la signalisation d'orientation vers les escaliers et la bonne exécution des manœuvres intéressant la sécurité. Il est réalisé en réalimentant tout ou partie des circuits d'éclairage par la source de sécurité.
    b) L'éclairage minimal de chaque dégagement horizontal commun et de chaque escalier est assuré par au moins deux circuits terminaux issus chacun d'un circuit principal distinct.
    Chaque circuit principal est sélectivement protégé et suit un parcours distinct depuis chaque tableau de sécurité défini à l'article GH 3.
    Chaque circuit terminal comporte, en amont de sa pénétration dans le compartiment, un dispositif sélectif de protection contre les surintensités, mais ne comporte pas d'autre dispositif de protection à l'intérieur du compartiment.
    Les circuits terminaux sont conçus de manière que l'éclairement reste suffisant en cas de défaillance de l'un d'eux.
    L'éclairage minimal fonctionne en permanence pendant la période d'occupation et ses dispositifs de commande ne sont accessibles qu'au personnel de sécurité.
    c) L'éclairage minimal est réalisé avec des lampes dont le temps d'allumage n'excède pas 15 secondes.
    d) En complément de l'éclairage minimal, des blocs autonomes d'évacuation, conformes aux dispositions de la norme NF EN 60598-2-22 (octobre 2000), sont installés dans les sas et les escaliers. Pour palier la défaillance de l'éclairage de remplacement prescrit à l'article GH 43, de tels blocs autonomes d'évacuation sont installés dans les circulations privatives ainsi que des blocs d'ambiance dans les locaux de plus de 50 personnes où la densité d'occupation est supérieure à une personne pour 10 mètres carrés.


    Section IX
    Moyens de secours
    Article GH 49
    Système de sécurité incendie


    § 1. Les immeubles de grande hauteur sont équipés d'un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie A (option IGH) comportant exclusivement des zones de détection automatique.
    § 2. Les dispositifs et équipements constituant le SSI répondent aux dispositions des articles MS 56, MS 57, § 2, MS 58, du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    § 3. Les parois des cheminements et volumes techniques protégés (tels que définis à l'article GH 3) contenant les canalisations et les matériels appartenant au système de sécurité incendie sont coupe-feu de degré deux heures ou EI 120.
    Toutefois, la paroi d'un cheminement technique protégé peut être coupe-feu de degré une heure ou EI 60 si elle se trouve dans un volume technique protégé.
    Les éventuelles trappes d'accès des cheminements et les blocs-portes des volumes techniques protégés sont coupe-feu de degré une heure, munies d'un ferme-porte ou EI 60 - C.
    § 4. Les détecteurs d'incendie sont implantés :
    ― dans les circulations horizontales communes ;
    ― dans les circulations horizontales privatives ;
    ― dans les locaux visés à l'article GH 71 ;
    ― dans les locaux ou volumes cités aux articles GH 10, GH 18, § 2 et § 3, GH 30 et GH 61, § 3 ;
    ― dans tous les locaux à risques particuliers définis dans le livre II du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    § 5. La zone de diffusion d'alarme est limitée à un compartiment.
    § 6. La sensibilisation d'un détecteur entraîne automatiquement et sans temporisation le scénario de mise en sécurité pour le seul compartiment concerné. Ce scénario est adapté selon les cas suivants :
    6.1. Détection dans une circulation horizontale commune :
    ― déclenchement de l'alarme restreinte au poste central de sécurité incendie ;
    ― arrêt de la climatisation ou de la ventilation lorsqu'elle est propre au compartiment, ainsi que tout autre arrêt d'installation technique jugé nécessaire.
    a) Fonction évacuation :
    ― alarme générale ; l'alarme sonore devant être audible dans le seul compartiment sinistré et de tout point de ce compartiment ;
    ― déverrouillage des portes des sorties de secours situées au niveau d'évacuation des occupants sur l'extérieur ;
    ― déverrouillage des portes destinées à l'accès des services publics de secours et de lutte contre l'incendie ;
    ― déverrouillage des dispositifs de contrôle d'accès visés à l'article GH 27.
    b) Fonction compartimentage :
    ― fermeture de l'ensemble des dispositifs actionnés de sécurité (clapets, portes, trappes à fermeture automatique des gaines de monte-courrier ou de transport mécanisé de documents ou autres objets...) ;
    ― non arrêt des cabines d'ascenseurs et de monte-charges dans le compartiment concerné ;
    ― départ immédiat de tout ascenseur ou monte-charges stationnant dans le compartiment concerné.
    c) Fonction désenfumage :
    ― mise en surpression des cages d'escalier encloisonnées ;
    ― désenfumage ou mise en surpression des dispositifs d'intercommunication visés à l'article GH 25 ;
    ― désenfumage des circulations horizontales communes concernées.
    Lorsqu'un compartiment comprend plusieurs niveaux, la fonction désenfumage n'est activée qu'au niveau où la détection incendie a été sensibilisée.
    6.2. Détection dans une circulation horizontale privative :
    Le scénario de mise en sécurité est identique à celui prévu au paragraphe 6.1 ci-avant, à l'exception de la fonction désenfumage.
    6.3. Détection dans l'un des locaux visés à l'article GH 71 :
    ― déclenchement de la fonction évacuation et des asservissements propres à ces locaux ou volumes.
    6.4 Détection dans un local ou volume défini aux deux derniers tirets du paragraphe 4 ci-dessus :
    ― déclenchement de l'alarme restreinte au poste central de sécurité incendie et des asservissements propres à ce local ou volume.
    § 7. La sensibilisation d'un détecteur dans un compartiment autre que celui au sein duquel le processus de mise en sécurité est actionné y entraîne :
    ― s'il dispose d'un réseau de désenfumage différent, les automatismes définis aux paragraphes 6.1, 6.2, 6.3 ou 6.4 selon le cas ;
    ― s'il dispose du même réseau de désenfumage, les automatismes définis aux paragraphes 6.1 à l'exception du désenfumage, 6.2, 6.3 ou 6.4 selon la localisation du détecteur d'incendie sensibilisé.


    Article GH 50
    Alerte


    § 1. Alerte intérieure :
    Des dispositifs phoniques (téléphones sans cadran, interphones, etc.) permettant de donner l'alerte au poste central de sécurité incendie sont installés à tous les niveaux des immeubles, dans les circulations horizontales communes, à proximité immédiate de chaque escalier, dans les dispositifs d'intercommunication et, au rez-de-chaussée, à proximité des sorties. Ils sont placés à une hauteur d'environ 1,30 mètre au-dessus du niveau du sol et ne pas être dissimulés par le vantail d'une porte lorsque celui-ci est maintenu ouvert. De plus, ils ne doivent pas présenter une saillie supérieure à 0,10 mètre. Ils sont de couleur rouge, pourvus d'un dispositif de protection contre les manœuvres accidentelles et leur usage est clairement identifié.
    § 2. Alerte extérieure :
    Les services publics de secours et de lutte contre l'incendie doivent pouvoir être alertés immédiatement. Les modalités d'appel sont affichées de façon apparente, permanente et inaltérable près des appareils téléphoniques.
    Les liaisons nécessaires sont assurées selon la classe d'immeuble :
    ― soit par téléphone urbain ;
    ― soit par ligne téléphonique reliée directement au centre de traitement des appels des services précités les plus proches ;
    ― soit par un dispositif équivalent.
    Le dispositif équivalent prévu ci-dessus satisfait aux conditions suivantes :
    ― faire l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité ;
    ― être à poste fixe ;
    ― aboutir à un centre de réception de l'alerte défini en accord avec la direction départementale des services d'incendie et de secours ;
    ― établir la liaison à partir d'une seule manœuvre élémentaire simple (au décroché, bouton poussoir, etc.) ;
    ― permettre l'identification automatique de l'établissement ;
    ― permettre la liaison phonique ;
    ― permettre des essais périodiques définis en accord avec la direction départementale des services d'incendie et de secours.


    Article GH 51
    Moyens de lutte contre l'incendie


    § 1. Des extincteurs portatifs appropriés aux risques, conformes aux dispositions des articles MS 38 et MS 39 du règlement de sécurité des établissements recevant du public sont installés près des dispositifs d'accès aux escaliers et, le cas échéant, près des dispositifs d'intercommunication entre compartiments.
    Ils sont également placés à tous les niveaux des immeubles, à proximité des accès aux locaux présentant des dangers particuliers d'incendie.
    Des extincteurs de 6 litres à eau pulvérisée sont judicieusement répartis, avec un minimum d'un appareil par 200 m² et un minimum de deux appareils par compartiment et par niveau.
    § 2. Il y a à chaque niveau autant de robinets d'incendie armés DN 25/8 que d'escaliers. Les robinets d'incendie armés, conformes aux dispositions des articles MS 14 à MS 17 du règlement de sécurité des établissements recevant du public, sont toujours installés dans les circulations horizontales communes, à proximité et hors des dispositifs d'accès aux escaliers. Ils ne doivent jamais se trouver sur les paliers d'ascenseurs qui peuvent être isolés par des portes coupe-feu au moment du sinistre. Ils sont disposés de telle façon que toute la surface des locaux puisse être efficacement atteinte par un jet de lance. Ces robinets d'incendie armés peuvent être alimentés par les colonnes en charge. La pression minimale au robinet d'arrêt du robinet d'incendie armé le plus défavorisé est de 4 bars en régime d'écoulement.
    § 3. Un système d'extinction automatique du type sprinkleur respectant les dispositions de l'article MS 25 du règlement de sécurité des établissements recevant du public ou une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants ayant fait l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité est installé dans les compartiments et locaux visés aux articles GH 25, § 6 et GH 61, § 2. Un même système ou une autre installation d'extinction automatique au sens de l'article MS 30 du règlement précité peut être exigé dans les locaux présentant un risque particulier d'incendie.
    L'alimentation d'un de ces systèmes à partir des colonnes en charge peut être autorisée sous réserve que les débits et pressions prévus à l'article GH 55 soient conservés lors de leur fonctionnement. Toutefois, si un système d'extinction automatique de type sprinkleur couvre l'ensemble de l'immeuble, il dispose d'une alimentation indépendante.
    § 4. Les autres moyens de lutte utilisés en complément des moyens indiqués ci-dessus sont conformes aux prescriptions des articles MS du règlement de sécurité des établissements recevant du public.


    Article GH 52
    Alimentation des secours en eau


    § 1. Les immeubles de grande hauteur sont alimentés en eau potable, à partir du réseau public, par au moins deux branchements d'un diamètre minimal de 100 millimètres.
    Les canalisations issues de ces branchements doivent être équipées de vannes et pouvoir être mises en communication pour qu'une seule canalisation puisse éventuellement fournir le débit nécessaire aux secours contre l'incendie et au service normal de l'immeuble.
    Les canalisations ne peuvent être branchées sur une canalisation unique du réseau public que si cette dernière est alimentée à ses deux extrémités et comporte une vanne d'isolement entre les deux branchements.
    § 2. L'équipement hydraulique de l'immeuble est réalisé de manière que tout incident sur une canalisation ou un appareil n'affecte pas l'alimentation en eau des équipements de secours.


    Article GH 53
    Appareils d'incendie et évacuation de l'eau


    § 1. Les bouches ou poteaux d'incendie sont installés conformément aux dispositions de l'article MS 5 du règlement de sécurité des établissement recevant du public. La distance les séparant des raccords d'alimentation des colonnes sèches ou des raccords d'alimentation de secours des colonnes en charge n'excède pas 60 mètres.
    § 2. Les colonnes sèches ou en charge doivent pouvoir être alimentées ou réalimentées à raison de 1 000 litres par minute par colonne.
    Le nombre d'appareils d'incendie est déterminé par les services d'incendie et de secours avec un minimum de deux appareils par immeuble de grande hauteur.
    Le débit simultané est fixé en fonction du nombre d'appareils d'incendie demandé.
    § 3. Des dispositions sont prises, sans altérer la qualité coupe-feu des planchers, pour que l'eau déversée dans un étage au moment d'un sinistre n'envahisse pas les escaliers ni les gaines d'ascenseurs et de monte-charge.


    Article GH 54
    Colonnes sèches


    § 1. Les immeubles de hauteur inférieure ou égale à 50 mètres au sens de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation sont équipés sur toute leur hauteur de colonnes sèches.
    Pendant la construction de l'immeuble, l'une de ces colonnes sèches est installée de façon à pouvoir être utilisée à chaque niveau dès le début des travaux de second œuvre.
    § 2. Il y a une colonne sèche de diamètre nominal 100 millimètres par escalier ; cette colonne sèche comporte :
    ― deux raccords d'alimentation de 65 millimètres placés à proximité des accès utilisables par les services d'incendie et de secours et dont les zones respectives de desserte sont clairement indiquées ;
    ― une prise simple de 65 millimètres et deux prises simples de 40 millimètres situées dans les dispositifs d'intercommunication à chaque niveau.


    Article GH 55
    Colonnes en charge


    § 1. Les immeubles d'une hauteur supérieure à 50 mètres au sens de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation sont équipés sur toute leur hauteur de colonnes en charge.
    Pendant la construction de l'immeuble, l'une de ces colonnes est installée de façon à pouvoir être utilisée à chaque niveau dès le début des travaux de second œuvre. Son utilisation provisoire en colonne sèche peut être admise jusqu'à 100 mètres.
    § 2. Elles ne doivent pas être exposées au risque de gel, et sont situées dans chaque escalier. Toutefois, une colonne en charge peut être commune à un escalier desservant les niveaux en infrastructure et un escalier desservant les niveaux en superstructure s'ils sont superposés. Elles comportent une prise simple de 65 millimètres et deux prises simples de 40 millimètres situées dans les dispositifs d'intercommunication à chaque niveau.
    § 3. Leur dispositif d'alimentation (réservoirs en charge, surpresseurs, pompes, etc.) assure en permanence, à l'un quelconque des niveaux et dans chaque colonne, un débit de 1 000 litres par minute sous une pression comprise entre 7 et 9 bars.
    § 4. Les réservoirs ont une capacité telle que 120 m³ au moins soient exclusivement réservés au service d'incendie. Ils sont alimentés en permanence par les moyens propres à l'immeuble prévus à l'article GH 52, § 1, avec un débit minimal de 1 000 litres par minute.
    Cette capacité pourra être réduite à 60 m³ dans les immeubles de hauteur inférieure à 100 mètres et de moins de 750 m² de superficie par compartiment, à condition que ces réservoirs puissent être réalimentés par l'un des deux moyens suivants :
    ― soit automatiquement par les moyens propres de l'immeuble avec un débit minimal de 1 000 litres par minute ;
    ― soit par les pompiers, à partir d'une colonne sèche de 100 millimètres.
    § 5. Lorsque les réservoirs sont placés en partie basse d'un immeuble, chaque colonne en charge est alimentée de manière indépendante à partir du collecteur ou de la nourrice situé en aval des surpresseurs.
    § 6. Chaque colonne en charge comporte deux raccords d'alimentation de secours de 65 millimètres et placés à proximité des accès utilisables par les services publics de secours et de lutte contre l'incendie et dont les zones respectives de desserte sont clairement indiquées.


    Article GH 56
    Equipements visant à favoriser l'action des pompiers


    § 1. Tout immeuble de grande hauteur dispose d'un poste central de sécurité incendie (PCS) à usage exclusif des personnels chargés de la sécurité incendie.
    Le PCS :
    ― est aménagé au niveau et à proximité de l'accès des services publics de secours et de lutte contre l'incendie ;
    ― présente une surface d'au moins 50 m², hors base de vie ;
    ― est constitué de parois coupe-feu de degré une heure ou REI 60 et de blocs-portes pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30 ou de parois coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 et de blocs-portes, pare-flammes de degré une heure ou E 60 s'il est contigu à un local contenant un risque particulier d'incendie ;
    ― dispose des installations permettant notamment au service de sécurité incendie et d'assistance à personnes d'assurer ses missions de surveillance.
    Dans le cas où les accès et sorties de l'immeuble de grande hauteur sont tous verrouillés, un interphone permet aux services publics de secours et de lutte contre l'incendie de contacter les personnels du PCS depuis l'accès qui leur est habituellement réservé.
    § 2. Outre les prises d'incendie prévues aux articles GH 54 et GH 55 ci-dessus, les dispositifs d'intercommunication avec les escaliers et les compartiments prévus à l'article GH 25 comportent :
    a) Le numéro de l'étage, inscrit sur la porte de l'escalier donnant accès à chaque niveau, côté escalier.
    b) Un plan du niveau qui indique notamment :
    ― le repérage du dispositif d'accès où le plan est affiché ;
    ― la distribution générale du niveau ;
    ― l'emplacement des ouvrants de désenfumage et de leurs commandes d'ouverture ainsi que des dispositifs d'évacuation d'eau ;
    ― l'emplacement des moyens de secours, des vannes d'arrêt et du téléphone d'alerte.
    § 3. Le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes doit pouvoir mettre à la disposition des services publics de secours et de lutte contre l'incendie, au moment du sinistre, le matériel et les documents suivants :
    ― quatre appareils émetteurs-récepteurs radio au moins, pour l'ensemble de l'immeuble. Le fonctionnement de ces derniers est possible dans la totalité de l'immeuble de grande hauteur ;
    ― les commandes d'ascenseur prévues à l'article GH30, § 3 ;
    ― des plans détaillés de l'immeuble.


    Chapitre III
    Dispositions concernant les obligations
    des propriétaires et des occupants
    Article GH 57
    Mandataire et suppléant


    Lorsqu'un mandataire est désigné par le propriétaire pour assurer l'exécution des obligations qui leur incombent, conformément aux dispositions de l'article R. 122-14 du code de la construction et de l'habitation, le propriétaire porte les noms du mandataire et de son suppléant à la connaissance du maire qui en informe le secrétariat de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité.
    Le mandataire de sécurité et son suppléant doivent pouvoir :
    ― justifier d'une bonne connaissance des dispositions du présent règlement de sécurité ;
    ― être contactés facilement par l'autorité administrative ;
    ― se présenter rapidement à l'adresse de l'immeuble concerné.


    Article GH 58
    Rôle du mandataire et de son suppléant


    Le rôle du mandataire de sécurité en immeuble de grande hauteur s'inscrit dans le cadre de l'application du règlement de sécurité incendie défini à l'article R. 122-4 du code de la construction et de l'habitation. Il consiste à :
    ― être l'unique interlocuteur auprès des autorités administratives pour tout ce qui touche à l'application du règlement de sécurité incendie, conformément à l'article R. 122-15 du code de la construction et de l'habitation ;
    ― assister aux visites périodiques des commissions de sécurité ;
    ― apposer son visa sur les dossiers techniques de travaux prévus aux articles GH 4 et GH 65, proposés par le syndic et transmis aux services publics ;
    ― informer sans délai le propriétaire et le syndic sur le contenu des notifications émises par les services publics, des rapports de vérifications des organismes agréés pour effectuer les vérifications réglementaires dans les immeubles de grande hauteur et des devis nécessaires au maintien en état des installations techniques de sécurité ;
    ― vérifier que les dispositions relatives à la sécurité incendie sont réalisées par le propriétaire, notamment :
    ― que des contrats sont souscrits auprès d'entreprises qualifiées et d'organismes agréés pour répondre à l'obligation de vérifications techniques suivant les périodicités réglementaires ;
    ― que les visites de vérifications techniques réglementaires précitées sont effectuées selon les périodicités exigibles ;
    ― que le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes est en place et assuré par du personnel qualifié selon les textes en vigueur (arrêté du 2 mai 2005 modifié) ;
    ― que les consignes générales et particulières sur la conduite à tenir en situation normale, en cas d'incendie ou lors d'incident sur une installation de sécurité sont mises en place auprès du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes ;
    ― que les contrats de maintenance des installations de sécurité existent et correspondent aux besoins des installations techniques ;
    ― il présente sans délai au propriétaire ou aux copropriétaires la liste des observations émises par les organismes agréés (ou les entreprises qualifiées) devant entraîner des travaux correctifs ;
    ― il vérifie le bien-fondé des travaux ayant trait à la sécurité incendie qui sont suggérés par les entreprises de maintenance ou proposés par le syndic ;
    ― il effectue un certain nombre de visites sur le site par an s'il n'y travaille pas en permanence et se tient parfaitement informé de l'évolution des dossiers dont il a la charge ;
    ― il s'assure de l'existence et de la mise à jour du dossier technique amiante (DTA) de l'immeuble.
    Le mandataire suppléant complète l'action du mandataire de sécurité.


    Article GH 59
    Entretien des installations


    Le propriétaire est tenu de faire effectuer en application de l'article R. 122-16 du code de la construction et de l'habitation l'entretien des installations techniques et de sécurité de l'immeuble.
    Les installations techniques et de sécurité de l'immeuble sont exploitées par des personnes compétentes, et maintenues en bon état de fonctionnement. Elles font toujours l'objet d'un contrat d'entretien.
    La preuve de l'existence des contrats d'entretien, les fiches de procédures, les consignes écrites d'exploitation et les rapports de vérifications sont annexés au registre de sécurité.
    Les agents composant le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes connaissent et appliquent les procédures d'exploitation de ces installations pour en faire usage de façon opportune.


    Article GH 60
    Surveillance, exercices, information des locataires


    Le propriétaire :
    1. Met en place, dès le début des travaux de second œuvre, un service permanent de sécurité incendie et d'assistance à personnes, ainsi que des moyens de secours appropriés aux risques à combattre.
    2. Organise au moins une fois chaque année dans les immeubles visés à l'article R. 122-17 du code de la construction et de l'habitation, un exercice d'évacuation de chaque compartiment avec mise en œuvre des fonctions de sécurité après sensibilisation d'un détecteur automatique d'incendie dans une circulation horizontale commune.
    3. Prévoit l'évacuation de première et deuxième phase de l'immeuble et de procéder à des exercices. Une note définissant l'organisation de l'évacuation de l'immeuble est établie par le propriétaire et tenue à la disposition de la commission de sécurité. Les modalités précisant la prise en charge des personnes en situation de handicap figurent dans cette note. De la même façon, une note définissant les modalités de la réalisation d'une évacuation générale de l'immeuble est établie.
    4. Etablit et affiche les consignes d'incendie et les plans d'évacuation dans les circulations horizontales communes près des accès aux escaliers et aux ascenseurs.
    5. Informe les occupants des conditions dans lesquelles est assurée la protection contre l'incendie de l'immeuble et de leur rappeler l'importance du respect des diverses dispositions de sécurité.
    En particulier, le propriétaire joint aux actes de vente et contrats de location une notice relative aux obligations des occupants, notamment celles qui résultent des dispositions des articles R. 122-7 et R. 122-18 du code de la construction et de l'habitation et de l'article GH 64.


    Article GH 61
    Limitation de la charge calorifique surfacique


    § 1. En exécution des dispositions de l'article R. 122-18 du code de la construction et de l'habitation, la charge calorifique des éléments non pris en compte au titre de l'article GH 16 (revêtements, mobilier et agencement, stores,...), est inférieure à 480 MJ/m² de surface hors œuvre nette en moyenne par compartiment.
    Si la limite fixée à l'article GH 16 n'est pas atteinte, le maître d'ouvrage ou le propriétaire peut ajouter la différence calorifique disponible par compartiment à la valeur limite fixée ci-dessus.
    § 2. Toutefois, si un compartiment est protégé en totalité par une installation fixe d'extinction automatique de type sprinkleur ou une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants, la valeur ci-dessus peut être portée à 680 MJ/m².
    § 3. En application de l'article GH 11, des locaux peuvent être spécialement aménagés pour une charge calorifique surfacique supérieure aux valeurs définies au paragraphe 1 ci-dessus. Dans ce cas, la charge calorifique surfacique de ces locaux n'est pas prise en compte pour le calcul de la valeur moyenne du compartiment concerné et les conditions suivantes sont respectées :
    a) Leur surface hors œuvre nette est inférieure à 100 m² ;
    b) Leur protection est assurée par un système d'extinction automatique de type sprinkleur ou une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants ayant fait l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité ;
    c) Leurs parois ont un degré coupe-feu de :
    ― trois heures ou REI 180 pour une charge calorifique surfacique totale inférieure à 880 MJ/m² de surface hors œuvre nette ;
    ― quatre heures ou REI 240 pour une charge calorifique surfacique totale comprise entre 880 et 1 280 MJ/m² de surface hors œuvre nette ;
    ― six heures ou REI 360 pour une charge calorifique surfacique totale supérieure à 1 280 MJ/m² mais inférieure à 1 680 MJ/m² de surface hors œuvre nette.
    Toutefois, dans ces trois cas, le degré coupe-feu peut être limité à deux heures, si le compartiment est protégé en totalité par un système d'extinction automatique de type sprinkleur.
    d) Le degré de stabilité au feu des éléments porteurs de la structure, contigus ou inclus dans ces locaux, est égal au degré coupe-feu de leurs parois ;
    e) Leurs dispositifs d'intercommunication étanches aux fumées en position de fermeture sont coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 et ne doivent pas être en communication directe avec des dégagements ou des circulations horizontales communes. Dans le cas où le dispositif d'intercommunication est constitué par un sas équipé de deux blocs-portes, ces dernières sont coupe-feu de degré une demi-heure au moins ou EI 30 - C.
    § 4. Lorsque les locaux visés au paragraphe 3 ci-dessus sont exclusivement réservés à l'archivage de papiers, aucune limitation n'est apportée à la charge calorifique si les conditions fixées aux alinéas a, b, et e dudit paragraphe sont respectées et si, en outre, les parois de ces locaux sont coupe-feu de degré quatre heures ou REI 240 et les éléments porteurs visés au d ci-dessus sont stables au feu de degré six heures ou R 360.
    § 5. Dans les locaux autres que les locaux d'habitation, les occupants sont tenus de faire établir, par un organisme agréé, un rapport de vérification de conformité de la charge calorifique. Ce rapport est établi dans l'année qui suit l'installation dans les lieux ou toute modification importante de l'aménagement, puis périodiquement tous les cinq ans.
    § 6. Par dérogation à l'article GH 64, dans les halls d'entrée d'immeubles, la charge calorifique surfacique est limitée à 50 MJ/m² de surface hors œuvre nette ou 100 MJ/m² de surface hors œuvre nette s'il existe une installation d'extinction automatique fixe adaptée aux risques, dans le hall.
    § 7. Les locataires autres que ceux occupant des locaux d'habitation doivent pouvoir justifier au propriétaire ou au mandataire de sécurité que les locaux qu'ils occupent ne dépassent pas les charges calorifiques autorisées.


    Article GH 62
    Service de sécurité incendie
    et d'assistance à personnes


    § 1. La composition et les missions particulières du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes, prévues par l'article R. 122-17 du code de la construction et de l'habitation et l'article GH 60 ci-dessus sont précisées par les dispositions propres à chaque classe d'immeuble. Le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes est placé sous la direction d'un chef de service de sécurité incendie ; celui-ci ne peut avoir la responsabilité que d'un seul poste central de sécurité incendie.
    Un arrêté du ministre de l'intérieur définit les modalités de qualification du personnel permanent du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes.
    § 2. Le chef d'équipe et les agents permanents de ce service ne sont jamais distraits de leur fonction spécifique de sécurité incendie, d'assistance à personnes et de maintenance technique liée aux installations de sécurité incendie. Ils ont reçu une instruction technique spécialisée concernant les systèmes de sécurité incendie et les domaines relevant de la sécurité incendie et de l'assistance à personnes.
    Ils se trouvent en liaison permanente avec le poste central de sécurité incendie et sont rassemblés dans les meilleurs délais.
    § 3. Ce service est chargé de l'organisation générale de la sécurité incendie dans l'immeuble. Il a notamment pour missions :
    ― d'assurer une permanence au poste central de sécurité incendie ;
    ― de diriger les secours en attendant l'arrivée des services publics de secours et de lutte contre l'incendie ; le chef d'équipe du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes ou son remplaçant se met ensuite aux ordres du commandant des opérations de secours ;
    ― de faire appliquer les consignes en cas d'incendie ;
    ― d'organiser des rondes pour prévenir et détecter les risques d'incendie, y compris dans les locaux non occupés ;
    ― de veiller au bon fonctionnement de tout le matériel de protection contre l'incendie, d'en effectuer ou faire effectuer l'entretien et de tenir à jour le registre de sécurité prévu à l'article R. 122-29 du code de la construction et de l'habitation ;
    ― d'instruire, d'entraîner et de diriger le personnel chargé dans certaines classes d'immeuble de grande hauteur de l'application des consignes d'évacuation et de l'utilisation des moyens de premiers secours dans chaque compartiment ;
    ― de surveiller les travaux visés à l'article GH 65 et, le cas échéant, de délivrer les permis de feu ;
    ― d'assurer aux membres de la commission de sécurité en visite de contrôle l'accès à tous les locaux communs de l'immeuble ;
    ― d'être en mesure de recevoir les informations relatives au fonctionnement des ascenseurs et de faire appliquer les consignes lors du blocage d'un ascenseur.
    § 4. Un service de sécurité incendie et d'assistance à personnes peut être commun à plusieurs immeubles de grande hauteur aux conditions suivantes :
    ― il est installé dans un poste central de sécurité incendie ;
    ― l'emplacement, la surface, les moyens de liaison, les installations permettant d'assurer les missions dévolues au service de sécurité incendie et d'assistance à personnes et, notamment la définition des reports d'informations des systèmes de sécurité incendie des différents immeubles de grande hauteur, ainsi que la composition de ce service sont définis au cas par cas ;
    ― le service est placé sous une direction unique ;
    ― il est en mesure d'activer le poste central de sécurité incendie de chaque immeuble de grande hauteur en cas d'intervention des services publics de secours et de lutte contre l'incendie ;
    ― le poste central de sécurité incendie de chaque immeuble de grande hauteur est situé à une distance maximale de 100 mètres du poste central de sécurité incendie commun par les cheminements piétons praticables.
    Ces dispositions font l'objet d'un avis de la commission de sécurité.


    Article GH 63
    Mise en sécurité des occupants


    § 1. Lors du déclenchement d'une alarme incendie dans un compartiment, les occupants réalisent une évacuation de première phase en rejoignant un compartiment non concerné. Ils peuvent ensuite effectuer une évacuation de seconde phase en se rendant à un point de regroupement défini au préalable conformément aux dispositions de l'article GH 60. Au(x) niveau(x) d'évacuation des piétons vers l'extérieur, une évacuation de première phase peut être réalisée directement à l'extérieur de l'immeuble de grande hauteur.
    § 2. L'évacuation de première phase des personnes en situation de handicap, notamment des personnes à mobilité réduite, est réalisée par un déplacement horizontal au niveau où elles se trouvent jusqu'à un autre compartiment ou un espace d'attente sécurisé défini à l'article GH3. Cette évacuation de première phase s'effectue sans traverser le volume sinistré.


    Article GH 64
    Interdictions diverses


    Il est interdit aux propriétaires, aux occupants et aux exploitants :
    ― d'introduire, de stocker et d'utiliser des combustibles solides, liquides ou gazeux et des hydrocarbures liquéfiés hors des cas prévus aux articles GH 11, GH 37, GH 43 et GH 65 ; cette interdiction ne s'applique pas aux infirmeries et locaux de soins ainsi qu'aux équipements de soins familiaux sous réserve que les quantités stockées soient limitées à la consommation courante et aux appareils électroménagers non destinés aux opérations de cuisson ;
    ― de déposer ou d'installer des objets ou matériels pouvant concourir au non respect des dispositions prévues par les articles GH 23 et GH 61 dans les dégagements communs ;
    ― de procéder à l'application de nouveaux revêtements de parois avant d'avoir enlevé la totalité des revêtements anciens ;
    ― de procéder à tous travaux ou modifications susceptibles de diminuer les qualités de réaction et de résistance au feu imposées à certains éléments immobiliers par le présent règlement (plancher, plafond, portes, etc.).


    Article GH 65
    Précautions à prendre durant certains travaux


    § 1. Les travaux de maintenance, d'entretien et de nettoyage susceptibles d'entraîner une gêne dans l'évacuation des personnes ou de créer des dangers d'éclosion et d'extension du feu font l'objet de mesures de prévention adaptées de la part du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes de l'immeuble.
    § 2. Une autorisation est sollicitée en application des dispositions de l'article R. 122-11-1 du code de la construction et de l'habitation :
    ― si la gêne doit excéder quarante-huit heures ;
    ― si les travaux nécessitent l'introduction dans l'immeuble, par dérogation à l'article GH 36, d'appareils utilisant des combustibles liquides ou gazeux en quantité excédant 21 kg ;
    ― si les travaux, quelle qu'en soit la durée, sont susceptibles d'entraver l'intervention des services publics de secours et de lutte contre l'incendie.
    La demande d'autorisation est présentée un mois avant le début des travaux, accompagnée des documents permettant de juger de leur importance et des mesures de protection retenues.
    L'autorisation précise éventuellement les conditions spéciales à observer ; une copie est transmise au centre de secours où l'immeuble est répertorié. Sans réponse de l'administration dans le délai visé à l'alinéa précédent, l'autorisation est réputée accordée.
    § 3. Toutefois, en cas d'urgence, les travaux mentionnés au paragraphe 2 ci-dessus peuvent être réalisés immédiatement sous réserve qu'une déclaration mentionnant la nature des travaux entrepris et leurs mesures compensatrices prises soit adressée à l'autorité désignée à l'article R. 122.11-1 du code de la construction et de l'habitation.
    § 4. Les travaux dits « par points chauds » (soudage, oxycoupage, meulage,...) font l'objet de l'établissement d'un permis de feu tel que défini à l'article GH 3.


    TITRE II


    DISPOSITIONS COMPLÉMENTAIRES RELATIVES AU CLASSEMENT DES IMMEUBLES ET À L'INDÉPENDANCE DES VOLUMES SITUÉS DANS LEURS EMPRISES


    Chapitre Ier
    Généralités
    Article GH 66
    Immeuble de grande hauteur abritant
    plusieurs classes d'activités


    Le classement d'un immeuble abritant des classes d'activités différentes est effectué en retenant l'usage principal de l'immeuble. Le ou les autre(s) usages sont précisés. Dans ce cas, les dispositions générales s'appliquent ainsi que les dispositions particulières à chaque classe d'immeuble dans chacune des parties concernées. L'application coordonnée de ces dispositions fait l'objet d'un document soumis à l'avis de la commission de sécurité.


    Chapitre II
    Indépendance des volumes situés
    dans l'emprise d'un immeuble de grande hauteur
    Article GH 67
    Implantation


    Conformément aux dispositions de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation, ne sont pas considérés comme faisant partie de l'immeuble, les volumes situés en partie basse de cet immeuble qui répondent aux conditions d'indépendance et aux mesures de sécurité fixées dans le présent chapitre.
    Ces volumes peuvent comporter des établissements recevant du public tels que définis à l'article R. 123-2 du code de la construction et de l'habitation s'ils sont aménagés sur trois niveaux consécutifs, dont l'un est obligatoirement un niveau d'accès des engins des services publics de secours et de lutte contre l'incendie.


    Article GH 68
    Isolement par rapport à l'immeuble de grande hauteur


    § 1. Les parois et planchers séparant les volumes définis à l'article GH 67 et un immeuble de grande hauteur sont coupe-feu de degré trois heures ou REI 180. Les éléments porteurs de l'immeuble de grande hauteur traversant ces volumes sont stables au feu de degré trois heures ou R 180.
    § 2. Une seule communication est autorisée avec l'immeuble de grande hauteur.
    Cette communication est réalisée au moyen d'un dispositif d'intercommunication coupe-feu de degré trois heures ou EI 180, muni de deux blocs-portes coupe-feu de degré une heure, équipés d'un ferme-porte ou EI 60 - C.
    Le dispositif d'intercommunication est en surpression en cas d'incendie. Si les portes sont maintenues ouvertes pour des raisons d'exploitation, elles répondent aux dispositions de l'article CO 47 paragraphes 1 à 3 du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    Le système de détection incendie de l'immeuble de grande hauteur comprend un détecteur situé à l'intérieur du volume tiers, à proximité immédiate du dispositif d'intercommunication.
    Ce détecteur commande la fermeture des portes du dispositif d'intercommunication et sa mise en surpression.
    Ce dispositif d'intercommunication est placé sous la responsabilité du propriétaire de l'immeuble de grande hauteur ou de son mandataire.
    § 3. Afin d'éviter la propagation verticale du feu entre ces volumes et l'immeuble de grande hauteur, les mesures suivantes sont appliquées suivant le cas :
    ― lorsque ces volumes ne dépassent pas l'aplomb de la façade de l'immeuble de grande hauteur, le C+D entre ces volumes et les parties de l'immeuble de grande hauteur qui les dominent est supérieur à 1,50 mètre ;
    ― dans les autres cas, la toiture de ces volumes est réalisée en éléments de construction stables au feu et pare-flammes de degré deux heures ou RE 120 jusqu'à une distance de 8 mètres mesurée horizontalement à partir de la façade de l'immeuble de grande hauteur.


    Article GH 69
    Isolement entre les établissements recevant du public
    situés à l'intérieur des volumes définis à l'article GH 67


    Les parois séparant deux ou plusieurs établissements recevant du public contigus situés à l'intérieur des volumes définis à l'article GH 67 sont coupe-feu de degré trois heures ou REI 180.
    Aucune communication directe ou indirecte n'est autorisée entre eux.


    Article GH 70
    Indépendance des installations techniques
    et des moyens de secours


    § 1. Les établissements recevant du public situés à l'intérieur des volumes définis à l'article GH 67 possèdent des installations techniques et des moyens de secours totalement indépendants de ceux de l'immeuble de grande hauteur. Ils sont entièrement protégés par un système d'extinction automatique de type sprinkleur ou une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants ayant fait l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité.
    § 2. Chaque établissement est doté d'un système d'alarme au sens de l'article MS 62 du règlement de sécurité des établissements recevant du public. Un report d'informations peut être installé dans le poste central de sécurité incendie de l'immeuble de grande hauteur.


    Chapitre III


    Mesures visant les locaux et les établissements recevant du public ou autres, non indépendants, situés dans un immeuble de grande hauteur


    Article GH 71
    Généralités


    § 1. Sont visés dans ce chapitre les locaux abritant des activités associées au fonctionnement normal de l'immeuble de grande hauteur destinées ou réservées en priorité aux occupants ainsi que les établissements recevant du public.
    § 2. L'effectif des occupants est déterminé conformément aux dispositions du règlement de sécurité des établissements recevant du public. Lorsque le maître d'ouvrage ou le propriétaire peut recourir à une déclaration d'effectif, celle-ci précise la capacité maximale d'accueil par compartiment.
    § 3. Les dispositions du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public non contraires au présent règlement sont applicables aux locaux et établissements définis au paragraphe 1 ci-dessus lorsque les activités exercées dans ces locaux et établissements n'entraînent pas une densité d'effectif par compartiment supérieure à celle précisée dans l'article R. 122-8 du code de la construction et de l'habitation.
    Lorsque les activités exercées dans ces locaux et établissements entraînent une densité d'effectif par compartiment supérieure à celle précisée dans l'article R. 122-8 du code de la construction et de l'habitation, les dispositions suivantes du présent chapitre s'appliquent en complément de celles définies à l'alinéa ci-dessus.


    Article GH 72
    Implantation


    Lorsque les locaux et les établissements définis au paragraphe 1 de l'article GH 71 entraînent une densité d'effectif par compartiment supérieure à celle précisée dans l'article R. 122-8 du code de la construction et de l'habitation, leur implantation est réalisée :
    ― soit sur trois niveaux successifs dont l'un est obligatoirement un niveau d'accès piétons ;
    ― soit à un autre niveau que ceux définis ci-dessus.


    Article GH 73


    Locaux ou établissements installés à un des trois niveaux successifs dont l'un est obligatoirement un niveau d'accès piétons
    Des locaux ou établissements définis à l'article GH 72 peuvent être aménagés sur trois niveaux successifs dont l'un est obligatoirement un niveau d'accès piétons dans les conditions suivantes :
    ― l'accès à ces locaux ou établissements est réalisable depuis deux points différents de la circulation horizontale commune, ces dégagements sont pris en compte dans le nombre de dégagements exigibles ;
    ― leurs dégagements sont conçus selon les dispositions des articles CO 34 à CO 56 du règlement de sécurité des établissements recevant du public. Les unités de passages et les sorties nécessaires en complément de celles mentionnées au tiret précédent sont indépendantes et déboucher directement sur l'extérieur ;
    ― leur charge calorifique surfacique est conforme aux valeurs prescrites dans l'article GH 61, § 1 ;
    ― un système d'extinction automatique du type sprinkleur installés conformément aux dispositions de l'article MS 25 du règlement de sécurité des établissements recevant du public ou une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants, ayant fait l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité, est mis en place dans la totalité des locaux visés par cet article ;
    ― une installation de robinets d'incendie armés est réalisée conformément aux dispositions des articles MS 14 et MS 15 du règlement de sécurité des établissements recevant du public.


    Article GH 74
    Locaux ou établissements installés
    aux autres niveaux


    § 1. Les locaux ou établissements définis à l'article GH 72 peuvent être aménagés aux niveaux plus élevés que ceux visés par l'article GH 73 dans les conditions minimales suivantes :
    a) Lorsque l'effectif du compartiment où se trouvent ces locaux ou établissements est inférieur ou égal à 250 personnes :
    ― leur surface hors œuvre nette ne peut dépasser 500 m² ;
    ― la charge calorifique ne doit pas dépasser 480 MJ/m² en moyenne dans les compartiments concernés ;
    ― si des risques particuliers d'incendie existent, une installation d'extinction automatique de type sprinkleur ou une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants ayant fait l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité peut être prescrite.
    b) Lorsque l'effectif du compartiment où se trouvent ces locaux ou établissements est supérieur à 250 personnes :
    ― en aggravation des dispositions prévues au paragraphe a ci dessus, le nombre des occupants ne doit pas excéder, même exceptionnellement, 500 personnes. Un système de comptage-décomptage peut être mis en place pour s'assurer de la limitation des effectifs après avis de la commission de sécurité ;
    ― les niveaux où sont installés ces locaux ou établissements sont espacés les uns des autres par au moins dix niveaux ;
    ― un escalier supplémentaire de deux unités de passage au moins et répondant aux dispositions du présent règlement, dessert chacun des niveaux où sont aménagés ces locaux ou établissements. Cet escalier peut cependant ne desservir que les deux niveaux situés immédiatement au-dessous du niveau visé.
    § 2. Si ces locaux ou établissements sont aménagés aux deux niveaux les plus élevés de l'immeuble, ils peuvent atteindre une surface hors œuvre nette de 1 000 m² par compartiment. Le nombre maximum d'occupants reste fixé à 500 personnes.
    Dans ces mêmes locaux ou établissements, l'escalier supplémentaire prévu au paragraphe 1 n'est pas exigé, s'il existe, au niveau intéressé, une terrasse non couverte de surface hors œuvre nette au moins égale à celle de l'établissement ou du local considéré, permettant d'évacuer les occupants par les deux escaliers normaux de l'immeuble.


    TITRE III
    DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
    AUX DIVERSES CLASSES D'IMMEUBLES
    Chapitre Ier
    GH A : dispositions applicables
    aux immeubles à usage d'habitation
    Article GH A 1er
    Encloisonnement


    § 1. Chaque appartement est séparé des locaux voisins et des circulations horizontales communes par des éléments coupe-feu de degré une heure ou REI 60.
    § 2. Toutefois, en aggravation de l'article GH 23 § 3, les blocs-portes des appartements donnant sur les circulations horizontales communes sont pare-flammes de degré une heure et équipés d'un ferme-porte ou E 60 - C.


    Article GH A 2
    Distance maximale d'évacuation


    En complément des dispositions de l'article GH 24 § 1 et § 2, la distance séparant une porte d'appartement de l'entrée du dispositif d'accès à l'escalier le plus proche, mesurée dans l'axe des circulations, est au maximum de vingt mètres.


    Article GH A 3
    Caves et celliers


    Lorsque des caves ou des celliers sont groupés à un niveau quelconque de l'immeuble, les dispositions de l'article GH 61 ne s'appliquent pas à l'ensemble constitué par ces locaux mais il est recoupé en unités de surface inférieure à 500 m² qui répondent aux conditions suivantes :
    a) Les parois extérieures sont coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 et le cloisonnement intérieur, à l'exception des blocs-portes, être en matériaux de catégorie M0 ou A1 ;
    b) A l'intérieur de chaque unité, la distance à parcourir entre toute porte de cave ou cellier et l'issue de l'unité ne doit pas excéder 20 mètres ;
    c) Les issues donnent sur une circulation horizontale commune et sont fermées par des blocs-portes coupe-feu de degré une heure munis d'un ferme-porte ou EI 60 - C et ouvrant sans clé dans le sens de la sortie en venant des caves. Les portes se trouvent à moins de 20 mètres du dispositif d'accès à l'escalier le plus proche ;
    d) Les dispositions de l'article GH 28 ne sont pas applicables aux circulations horizontales communes intérieures des unités. Toutefois, chaque unité est équipée d'une détection automatique d'incendie conforme aux dispositions de l'article GH 49.


    Article GH A 4
    Installations électriques
    et de ventilation mécanique contrôlée


    § 1. Par dérogation à l'article GH 43 la source de sécurité peut :
    ― être constituée d'un seul groupe électrogène ;
    ― alimenter, en plus des installations de sécurité, les installations de chauffage et les pompes de circulation des distributions d'eau sanitaire et leurs surpresseurs.
    § 2. A l'intérieur des logements, les dispositions de l'article GH 46. ne sont pas applicables.
    § 3. Par dérogation aux dispositions de l'article GH 48, hormis dans les locaux collectifs de plus de 50 m², aucun éclairage de sécurité n'est exigé à l'intérieur des locaux et appartements.
    § 4. Pour ce qui concerne les installations de ventilation mécanique contrôlée, en complément des dispositions de l'article GH 38 § 2, l'exigence de non-propagation du feu et des fumées est également réputée satisfaite par le fonctionnement permanent du ventilateur, conformément aux dispositions de l'article CH 43 du règlement de sécurité des établissements recevant du public, et la mise en place du conduit collectif vertical dans une gaine coupe-feu de degré deux heures ou EI 120.
    Le ventilateur est alimenté comme une installation de sécurité. En aggravation, son fonctionnement doit pouvoir être assuré pendant une durée de deux heures avec une température de 200 °C. L'alarme de panne du ventilateur est renvoyée au poste central de sécurité incendie.


    Article GH A 5
    Moyens d'alarme et de secours


    § 1. Les diffuseurs sonores sont installés dans les circulations horizontales communes, dans les locaux communs ainsi que dans les unités de caves et celliers définies à l'article GH A 3. Ils doivent pouvoir être vérifiés dans les conditions définies à l'article GH 5 § 3.
    § 2. Par dérogation à l'article GH 51 § 2, l'installation de robinets d'incendie armés n'est pas obligatoire.


    Article GH A 6
    Service de sécurité incendie
    et d'assistance à personnes


    § 1. En application de l'article GH 62, l'effectif du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes permet de faire assurer la permanence au poste central de sécurité incendie par un agent de sécurité au moins qualifié S.S.I.A.P.2.
    En dérogation aux dispositions de l'article GH 56, la surface du poste central de sécurité incendie d'un I.GH A peut être réduite à 30 m², hors base de vie, sauf dans le cas à l'article GH 62 § 4.
    § 2. Des rondes sont effectuées tous les jours et aussi dans les cas particuliers ci-après :
    ― lors des aménagements ou déménagements ;
    ― après le travail des ouvriers lorsque des travaux ont été réalisés dans les parties communes.
    Pendant les rondes et la surveillance des travaux visés à l'article GH 65, la permanence est assurée au poste de sécurité par une personne connaissant parfaitement les consignes et leur application. Cette personne n'est pas nécessairement qualifiée SSIAP.
    § 3. La surveillance des travaux prévue par les dispositions de l'article GH 62 § 3 ne s'applique pas aux appartements.


    Chapitre II
    GH O : dispositions particulières
    aux immeubles à usage d'hôtel
    Section I
    Construction
    Article GH O 1er
    Encloisonnement


    Chaque chambre d'hôtel et chaque local de service est séparé des locaux voisins et des circulations horizontales communes par des éléments coupe-feu de degré une heure ou REI 60. Les blocs-portes des chambres sont pare-flammes de degré une heure et munies de ferme-portes ou E 60 - C.


    Article GH O 2
    Distance maximale d'évacuation


    En complément des dispositions de l'article GH 24 § 1 et § 2, la distance séparant une porte d'appartement ou de chambre de l'entrée du dispositif d'accès à l'escalier le plus proche ou au compartiment voisin, mesurée dans l'axe des circulations horizontales communes, est au maximum de vingt mètres.
    Lorsque les chambres d'un appartement peuvent être louées séparément, la distance est mesurée depuis la porte de ces chambres et la circulation de l'appartement est traitée comme une circulation horizontale commune.


    Article GH O 3
    Eclairage et prises de courant


    § 1. Un circuit électrique terminal d'éclairage ne doit pas alimenter plusieurs chambres (ou appartements).
    § 2. Les appareils assurant l'éclairage des dégagements et des halls sont fixes ou suspendus.
    § 3. Les lampes mobiles sont autorisées dans les chambres et dans les halls, sur les bureaux de direction et sur les tables de lecture ou de correspondance.
    § 4. Dans les chambres et les appartements les prises de courant sont limitées à 16 ampères.


    Article GH O 4
    Accès des pompiers


    Pour accéder aux ascenseurs prioritaires, les pompiers doivent pouvoir utiliser une entrée signalée et distincte des accès réservés au public.


    Article GH O 5
    Détection incendie. ― Dispositif de diffusion d'alarme


    En complément des dispositions prévues à l'article GH 49, des détecteurs automatiques d'incendie sont également implantés dans les chambres.
    Les diffuseurs d'alarme sont installés au moins dans chaque chambre, dans les locaux recevant plus de dix-neuf personnes et dans les circulations horizontales communes.
    La sensibilisation d'un détecteur automatique d'incendie dans une chambre entraîne le seul déclenchement de l'alarme restreinte au poste central de sécurité incendie.


    Section II
    Dispositions concernant les obligations
    des propriétaires et des occupants
    Article GH O 6
    Appareils de cuisson
    et de remise en température


    Les appareils de cuisson et de remise en température installés dans les chambres sont exclusivement électriques et d'une puissance inférieure à 3,5 kW.


    Article GH O 7
    Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes


    § 1. En application des dispositions de l'article GH 62, le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes des immeubles de la classe GH O comprend, sous la direction du chef du service de sécurité incendie une équipe de trois personnes au moins dont un chef d'équipe.
    Le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes, en fonction de la capacité d'accueil de l'immeuble, est composé au minimum comme suit :
    a) IGH O de moins de 250 chambres :
    ― un chef d'équipe de sécurité qualifié SSIAP 2 exclusivement affecté aux tâches de sécurité ;
    ― deux agents de sécurité au moins, qualifiés SSIAP 1, recrutés soit parmi les services de maintenance technique, soit parmi le personnel administratif ou de réception.
    b) IGH O de 250 à 550 chambres :
    ― un chef d'équipe de sécurité qualifié SSIAP 2 exclusivement affecté aux tâches de sécurité ;
    ― deux agents de sécurité au moins, qualifiés SSIAP 1, pouvant être recrutés parmi le personnel de maintenance technique uniquement.
    c) IGH O de 551 à 850 chambres :
    ― un chef d'équipe de sécurité qualifié SSIAP 2 et un agent de sécurité qualifié SSIAP 1 exclusivement affectés aux tâches de sécurité ;
    ― un agent de sécurité au moins, qualifié SSIAP 1, pouvant être recruté parmi le personnel de maintenance technique uniquement.
    d) IGH O de plus de 850 chambres :
    ― un chef d'équipe de sécurité qualifié SSIAP 2 et deux agents de sécurité qualifiés SSIAP 1, exclusivement affectés aux tâches de sécurité.
    § 2. Les rondes assurées par le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes ont lieu au moins trois fois par nuit.
    § 3. Le personnel d'étages et le personnel de permanence de nuit a reçu une formation complémentaire sur :
    ― la conduite à tenir en cas d'évacuation en prenant en compte notamment la situation de personnes handicapées, quel que soit leur handicap ;
    ― la mise en œuvre des moyens de premiers secours.


    Article GH O 8
    Plans et consignes


    § 1. Dans les locaux occupés par le public et, en particulier, dans les chambres, un plan sommaire indique la ou les directions à prendre en cas d'évacuation du compartiment.
    Ce plan est accompagné de consignes simples sur la conduite à tenir en cas d'incendie ou de diffusion du signal d'alarme.
    § 2. Les consignes prévues ci-dessus sont affichées dans chaque chambre. Elles sont rédigées en français et complétées par une bande dessinée illustrant les consignes. Leur rédaction en langue française peut être complétée par la traduction dans les langues parlées par les usagers habituels. Elles indiquent :


    Conduite à tenir en cas d'incendie


    En cas d'incendie dans votre chambre, Si vous ne pouvez maîtriser l'incendie :
    ― gagnez l'escalier en refermant bien la porte de votre chambre et en suivant le balisage ;
    ― prévenez la réception.
    En cas de diffusion du signal d'alarme, Si le couloir est praticable :
    ― gagnez l'escalier en refermant bien la porte de votre chambre et en suivant le balisage.
    Si la fumée rend le couloir ou l'escalier impraticable :
    ― restez dans votre chambre ;
    ― manifestez votre présence en attendant l'arrivée des pompiers.
    Nota. ― Une porte mouillée et fermée, rendue étanche par des moyens de fortune (linges humides), protège longtemps.


    Chapitre III
    GH R : dispositions particulières
    aux immeubles à usage d'enseignement
    Section I
    Généralités
    Article GH R 1er
    Densité d'occupation


    Dans les immeubles de grande hauteur à usage exclusif d'enseignement, l'occupation moyenne d'un compartiment peut, en application de l'article R. 122-8 du code de la construction et de l'habitation, être de plus d'une personne par dix mètres carrés hors œuvre nette, sans dépasser une personne pour cinq mètres carrés.


    Article GH R 2
    Types de locaux


    Les immeubles de grande hauteur à usage d'enseignement sont réservés aux disciplines ne nécessitant pas l'existence de laboratoires qui présentent des dangers particuliers d'incendie ou d'explosion ou dont l'activité exige l'emploi des produits prohibés par l'article R. 122-7 du code de la construction et de l'habitation et l'article GH 36 du présent règlement.
    Les locaux d'internat sont interdits dans les immeubles de grande hauteur de classe R.


    Section II
    Construction et aménagements
    Article GH R 3
    Gaines


    En aggravation de l'article GH 17 § 3, les gaines ne peuvent se trouver ni s'ouvrir directement dans les circulations horizontales communes sauf lorsque les circulations horizontales communes desservent des locaux réservés à la formation de personnes adultes.


    Article GH R 4
    Plafonds suspendus


    En aggravation, les dispositions de l'article GH 21 § 3 sont applicables aux plafonds suspendus des locaux.


    Article GH R 5
    Encloisonnement


    Outre l'encloisonnement des circulations horizontales communes prévu par l'article GH 23 § 3, le volume de chaque compartiment est recoupé en cellules d'une superficie maximale de 500 m² par des éléments coupe-feu de degré une heure ou REI 60 et des blocs-portes pare-flammes de degré une demi-heure équipés de ferme-porte ou E 30 - C.


    Article GH R 6
    Réduction des risques


    Les locaux annexes qui présentent des dangers particuliers d'incendie (archives) sont éloignés le plus possible des dispositifs d'accès aux escaliers.


    Article GH R 7
    Distance maximale d'évacuation


    En complément des dispositions de l'article GH 24 § 1 et § 2, la distance mesurée dans l'axe des circulations de tout poste de travail ou de repos à l'entrée du dispositif d'intercommunication avec l'escalier le plus proche est au maximum de 35 mètres.


    Article GH R 8
    Aménagement des escaliers


    § 1. En complément des escaliers prévus par l'article GH 24, un troisième escalier établi dans les mêmes conditions dessert, à partir du niveau d'accès des piétons, tous les compartiments dont l'effectif des occupants peut dépasser une personne par dix mètres carrés de surface hors œuvre nette.
    § 2. Les dispositions de l'article GH 25 § 3 ne sont pas applicables aux portes des dispositifs d'intercommunication avec les escaliers qui ont toujours une largeur d'au moins deux unités de passage.


    Section III
    Moyens de secours
    Article GH R 9
    Service de sécurité incendie
    et d'assistance à personnes


    § 1. En application des dispositions de l'article GH 62, le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes des immeubles de la classe GH R comprend, sous la direction du chef du service de sécurité incendie de l'immeuble un service central, assuré en permanence par au moins un chef d'équipe de sécurité qualifié SSIAP 2 et deux agents de sécurité qualifiés SSIAP 1 ;
    § 2. Les rondes assurées par le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes ont lieu :
    ― au moins deux fois pendant les heures de présence des étudiants ;
    ― puis, une ronde immédiatement après le départ des étudiants, la suivante deux heures plus tard et une autre au moins dans le courant de la nuit.
    Des exercices d'évacuations périodiques sont organisés dans les conditions prévues à l'article GH 60 ; les occupants sont tenus d'y participer.
    § 3. En période de non-occupation de l'immeuble et sous la responsabilité du mandataire, le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes de l'immeuble peut être composé de deux agents seulement, dont un chef d'équipe.


    Chapitre IV
    GH S : dispositions particulières
    aux immeubles à usage de dépôt d'archives
    Article GH S unique
    Champ d'application


    § 1. Conformément aux dispositions de l'article R. 122-3 du code de la construction et de l'habitation, la plupart des immeubles de ce type ne sont pas soumis au règlement de sécurité concernant les I.GH
    Le cas échéant, des mesures concernant la protection et le désenfumage des escaliers ainsi que la détection sont prises.
    § 2. Des dispositions complémentaires peuvent être demandées par la commission de sécurité.


    Chapitre V
    GH U : dispositions particulières
    aux immeubles à usage sanitaire
    Section I
    Généralités
    Article GH U 1er
    Champ d'application


    Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux immeubles de grande hauteur dont l'activité est définie à l'article U 1 du règlement de sécurité des établissements recevant du public.


    Article GH U 2
    Activité psychiatrique


    Un IGH U ne peut être destiné à l'usage exclusif d'hospitalisation psychiatrique. Néanmoins, une unité psychiatrique peut être autorisée dans un IGH U


    Section II
    Construction
    Article GH U 3
    Communications entre bâtiments


    Seuls les différents bâtiments de l'ensemble hospitalier peuvent être reliés entre eux dans les conditions définies à l'article GH 10.
    Toutefois, la surface maximale d'un dispositif d'intercommunication telle que définie à l'article GH 25 § 4 peut être dépassée lorsque les conditions de son désenfumage sont prévues en conséquence.


    Article GH U 4
    Nature des locaux admis
    dans l'immeuble de grande hauteur


    Ne peuvent être compris dans un IGH U que les locaux indispensables au fonctionnement de l'établissement, c'est-à-dire les locaux se rapportant aux services d'hospitalisation, aux services médicaux, administratifs et généraux, à l'exclusion des locaux dangereux visés à l'article GH U 5.
    Les services d'hospitalisation peuvent comprendre une ou plusieurs unités de soins y compris celles impliquant une surveillance humaine particulière et permanente des malades, telles que réanimation, soins intensifs, pédiatrie, etc.
    Les unités de soins peuvent comprendre les chambres de malades, les bureaux médicaux, les salles de soins et éventuellement les locaux d'enseignement ou les logements intégrés au service, les offices alimentaires et les locaux techniques.


    Article GH U 5
    Locaux dangereux exclus
    de l'immeuble de grande hauteur


    En complément des dispositions applicables à tous types d'immeuble de grande hauteur, sont implantés à l'extérieur de l'immeuble :
    ― tout local où le volume de liquides inflammables, est supérieur ou égal à 10 litres ;
    ― tout local de stockage de gaz combustibles et d'hydrocarbures liquéfiés ;
    ― les ateliers centraux d'entretien, lingeries centrales et magasins généraux dont la charge calorifique dépasse les limites fixées par l'article GH 61 § 1.
    Les parois de ces locaux et leur dispositifs d'intercommunication avec l'immeuble sont réalisés dans les mêmes conditions que celles définies à l'article GH 10 § 2.


    Article GH U 6
    Sous-compartiments


    § 1. Chaque compartiment défini à l'article R. 122-10 du code de la construction et de l'habitation, comportant des chambres de malades, est divisé en au moins deux sous-compartiments d'une capacité sensiblement équivalente, par des parois coupe-feu de degré deux heures ou REI 120. Les intercommunications entre sous-compartiments, lorsqu'elles ne se situent pas à la jonction entre deux compartiments, sont réalisées par des blocs-portes, pare-flammes de degré une heure ou E 60 - C avec des portes en va-et-vient à fermeture automatique. Chaque sous-compartiment a une capacité maximale de 20 lits et être en mesure de recevoir les lits des malades du sous-compartiment contigu le plus important.
    Sous réserve de l'application des dispositions ci-dessus et par dérogation, la distance de 30 mètres définie à l'article GH 24 § 2 premier alinéa pourra être portée à 40 mètres.
    § 2. L'implantation des escaliers dans un compartiment est réalisée de telle façon que les occupants puissent, à chaque niveau, accéder à un escalier sans transiter par un sous-compartiment sinistré.
    § 3. Lorsque le compartiment est susceptible de recevoir plus d'une unité de soins, le recoupement en sous-compartiments correspond, autant que possible, à la séparation des unités de soins.


    Section III
    Eléments généraux de construction
    et aménagements intérieurs
    Article GH U 7
    Isolement


    § 1. En aggravation des dispositions générales ci-dessus, les baies entre les chambres de malades et les locaux de service sont obturées par des dispositifs pare-flammes de degré une heure ou E 60.
    § 2. Ces chambres sont isolées des chambres voisines ainsi que des circulations horizontales par des parois coupe-feu de degré une heure ou REI 60, munies de blocs-portes, pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30 et équipés :
    ― soit de ferme-porte et éventuellement à fermeture automatique (ou E 30 - C) ;
    ― soit de ferme-porte avec arrêt, réglé pour un angle d'ouverture d'au moins 90°.
    Si des baies de surveillance sont nécessaires, elles seront fermées par des éléments pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30.
    Une porte coulissante non motorisée qui n'est pas soumise à exigence de résistance au feu peut être installée dans les locaux de moins de 10 m².


    Article GH U 8
    Cas particulier d'isolement


    § 1. Les dispositions de l'article GH U 7 ne sont pas applicables aux unités de soins impliquant une surveillance visuelle constante des malades, sous réserve qu'elles soient isolées des autres unités de soins et des circulations horizontales communes par des parois coupe-feu de degré deux heures ou REI 120, munies de blocs-portes, pare-flammes de degré une heure équipés de ferme-porte ou à fermeture automatique ou E 60 - C, asservie à la détection incendie de la circulation. Ces portes peuvent disposer d'un système d'ouverture automatique devant être inhibé en cas de détection automatique d'incendie.
    § 2. Les blocs opératoires sont d'une surface inférieure ou égale à 1 000 m² et délimités par des parois coupe-feu de degré deux heures ou REI 120, munies de blocs-portes pare-flammes de degré une heure à fermeture automatique ou E 60 - C, asservis à la détection incendie de la circulation. Ces portes peuvent disposer d'un système d'ouverture automatique devant être inhibé en cas de détection automatique d'incendie.


    Article GH U 9
    Aménagements intérieurs


    En complément des dispositions de l'article GH 22 § 3, les éventuels éléments de protection mécanique des cloisons sont réalisés en matériaux classés en catégorie M2 ou classés C-s2 d1. De plus, ils ne doivent pas représenter plus de 20 % de la surface des parois. Lorsque sont mis en place des éléments de protection des portes, ils sont de catégorie M1 ou classés B-s2 d0.
    Les mains-courantes sont en matériaux de catégorie M2 ou en bois de catégorie M3.
    Les matelas, à l'exception des dispositifs médicaux, satisfont aux essais encadrés par la norme NF EN 597-1 de mai 1995. Les draps, les alèses et les couvertures non matelassées, à l'exception des dispositifs médicaux, satisfont aux essais encadrés par la norme NF EN ISO 12 952-1 et 2 avril 1999.


    Article GH U 10
    Locaux à risques particuliers


    § 1. En dérogation aux articles GH 61 et GH 64, premier alinéa, les locaux cités dans le tableau ci-dessous sont autorisés dans les IGH U et assujettis aux dispositions de l'article CO 28 du règlement de sécurité des établissements recevant du public, à l'exception de celles relatives aux façades.
    § 2. Sont considérés comme locaux à risques importants les locaux d'archives d'un volume compris entre 50 m³ et 100 m³ et les réserves d'un volume supérieur à 100 m³.
    § 3. Sont considérés comme locaux à risques moyens :


    DÉSIGNATION DU LOCAL
    ou du risque

    RISQUES MOYENS D'INCENDIE

    Locaux fonctionnels

     

    Cuisines

    Si la puissance des appareils de cuisson
    ou de remise en température est ¹ 20 kW
    ou en cas d'utilisation de friteuse ouverte,
    quelle que soit la puissance

    Ateliers techniques

    Si point chaud
    ou 5 m³ ¸ V ¸ 100 m³
    ou Q ¸ 10 l par local

    Local fermé d'accès ambulance

    X

    Local d'imagerie comprenant des transformateurs

    X

    Stérilisation

    X

    Stockage des gaz médicaux

    50 l ¸ CE ¸ 200 l

    Locaux où sont utilisés ou stockés des liquides inflammables

     

    Tout local

    3 l ¸ Q ¸ 10 l par local

    Locaux où sont stockées des matières inflammables

     

    Archives

    V ¸ 50 m³

    Lingerie
    Locaux de déchets
    Autres réserves
    Pharmacie


    5 m³ ¸ V ¸ 100 m³

    Légendes :
    Q : quantité de liquides inflammables, exprimée en litres, quelle que soit leur catégorie.
    V : volume des locaux, exprimé en mètres cubes.
    CE : capacité en eau, exprimée en litres.


    § 4. En complément des dispositions de l'article CO 28 du règlement de sécurité des établissements recevant du public :
    ― les portes des locaux à risques particuliers peuvent être à fermeture automatique ;
    ― les locaux à risques particuliers contenant des liquides inflammables respectent les mesures suivantes :
    ― ils sont munis d'une ventilation haute et basse permanente judicieusement répartie ; les sections totales des ventilations hautes et basses doivent respectivement être au moins égales au 1/100e de la surface de ces locaux, avec un minimum de 10 dm² par bouche ;
    ― ils ne peuvent être installés qu'exceptionnellement en sous-sol et après avis de la commission de sécurité.
    § 5. Interdictions :
    Les produits inflammables ayant un point éclair inférieur à 55 °C sont interdits dans les circulations.

     


    Article GH U 11
    Gaines et plafonds


    § 1. En aggravation des dispositions de l'article GH 17, les gaines verticales mettant en communication l'atmosphère de deux compartiments ne peuvent se trouver, ni s'ouvrir directement dans les circulations horizontales communes, à l'exception des gaines d'ascenseurs (dont les monte-malades) conformes à l'article GH 30.
    § 2. En aggravation des dispositions de l'article GH 21 § 1, les éléments constitutifs des plafonds suspendus et les matériaux de revêtement des plafonds de toutes les circulations sont exclusivement de catégorie M 0 ou A2 - s2, d0.


    Article GH U 12
    Dispositions diverses


    § 1. Les dispositions des articles U 28 et U 29 du règlement de sécurité des établissements recevant du public sont applicables.
    § 2. Les espaces faisant l'objet des cas particuliers d'isolement cités à l'article GH U 8 peuvent ne pas être désenfumés quelle que soit leur superficie.
    Dans le cas de compartiments divisés en sous-compartiments, les calculs de désenfumage sont réalisés sur la base du sous-compartiment.
    § 3. En dérogation aux dispositions générales du présent règlement, le fonctionnement des installations de ventilation des locaux spécifiques tels que les blocs opératoires, les locaux de réanimation et de soins intensifs est indépendant du fonctionnement des installations de ventilation du reste de l'immeuble de grande hauteur. Il ne doit pas être interrompu par un arrêt de fonctionnement dans tout autre local ainsi que par la commande d'arrêt d'urgence prévue à l'article CH 34 § 2 du règlement de sécurité des établissements recevant du public. Cette disposition peut s'appliquer à d'autres locaux spécifiques après avis de la commission de sécurité.
    § 4. Les dispositions de la section XVI, du chapitre IX du livre II du règlement de sécurité des établissements recevant du public (type U), relatives aux conditions d'installations des gaz médicaux sont applicables.
    Toutes dispositions sont prises de façon à éviter qu'un incendie survenant dans un compartiment n'interrompe la desserte en gaz médicaux des autres compartiments. Chaque compartiment et chaque espace faisant l'objet des cas particuliers d'isolement cités à l'article GH U 8 dispose d'une vanne de sectionnement de l'alimentation des gaz médicaux qui y sont desservis.
    Les installations de gaz médicaux sont vérifiées annuellement par un organisme agréé.


    Section IV
    Dégagements
    Article GH U 13
    Circulations horizontales communes et portes


    § 1. En aggravation des dispositions de l'article GH 23 § 1, les circulations horizontales communes des compartiments renfermant des chambres de malades ont une largeur de 3 UP au moins. Cette prescription ne vise pas les dispositifs d'intercommunication entre sous-compartiments, qui demeurent soumis aux dispositions de l'article GH U 6 § 1.
    § 2. Les dispositions de l'article GH 25 § 3 ne sont pas applicables. Les portes des dispositifs d'intercommunication comportent au moins deux unités de passage.


    Section V
    Installations techniques
    Article GH U 14
    Installations électriques


    § 1. L'alimentation par la source de sécurité des ascenseurs peut être limitée à quatre appareils dont au moins deux permettent le transport des malades alités. Ces appareils sont également répartis sur deux batteries différentes.
    Il est prévu en outre un dispositif manuel permettant de commuter l'alimentation sur d'autres ascenseurs. Ce dispositif est placé à proximité du local de la machinerie d'ascenseurs.
    § 2. Les équipements indispensables à la sécurité hospitalière sont traités comme des installations de sécurité définies à l'article GH 3.
    § 3. Les installations électriques sont, en outre, conformes aux dispositions de la norme NF C 15-211 relative aux installations électriques à basse tension dans les locaux à usage médical. Les canalisations ne doivent pas traverser les blocs opératoires.
    § 4. Toutes les dispositions sont prises de façon à éviter qu'un incendie survenant dans un compartiment n'interrompe le fonctionnement des installations électriques situées dans les autres compartiments.
    § 5. La présence physique d'une personne qualifiée pour l'exploitation et l'entretien des installations électriques de l'immeuble est requise en permanence.


    Section VI
    Moyens de secours
    Article GH U 15
    Système de sécurité incendie


    § 1. En aggravation de l'article GH 49 § 4, les détecteurs automatiques d'incendie sont installés dans tous les locaux à l'exception des escaliers et des sanitaires.
    § 2. La sensibilisation d'un détecteur d'incendie dans une circulation horizontale commune entraîne la mise en œuvre des dispositions prévues à l'article GH 49 § 6.
    En aggravation aux dispositions de l'article GH 49 § 6.1, La sensibilisation d'un détecteur d'incendie dans une circulation horizontale commune entraîne l'alarme générale sélective dans la zone d'alarme définie au paragraphe 3 du présent article.
    Les dispositions de l'article GH 49 (§ 6.2) ne s'appliquent pas.
    Le cas échéant, en aggravation aux dispositions de l'article GH 49 § 6.3 la sensibilisation d'un détecteur d'incendie dans les locaux qui y sont définis met également en œuvre l'alarme générale sélective, le déverrouillage des portes des sorties de secours situées au niveau d'évacuation des occupants sur l'extérieur et des portes verrouillées du compartiment concerné, le déverrouillage des portes destinées à l'accès des services publics de secours et de lutte contre l'incendie, le désenfumage éventuel du local et, lorsqu'ils existent, les dispositifs actionnés de sécurité du local.
    § 3. En complément de l'article GH 49 § 5 et § 6, une zone d'alarme est étendue à un étage, et aux étages correspondants au compartiment sinistré, une zone de compartimentage correspond à un compartiment et une zone de désenfumage correspond à un sous-compartiment.
    § 4. L'unité de gestion d'alarme de type I.GH permet la diffusion de l'alarme générale sélective.
    Dans chaque sous-compartiment est installé, au minimum, un tableau répétiteur d'alarme sur lequel seront reportées synthétiquement les informations d'alarme feu provenant du système de détection incendie, de manière que le personnel affecté à la surveillance soit informé de la zone de détection concernée par l'incendie. L'emploi de récepteurs autonomes d'alarme est admis en complément de l'alarme générale sélective et des tableaux répétiteurs d'alarme.
    § 5. Une unité d'aide à l'exploitation est installée avec des tableaux normalisés de report de signalisation des systèmes de détection incendie et des centralisateurs de mise en sécurité incendie dans les IGH U Elle est alimentée par une alimentation électrique de sécurité telle que définie à l'article GH 3.
    § 6. En cas de surveillance centralisée d'un site tel que prévu à l'article GH U 19 § 3, seuls les systèmes de sécurité incendie des établissements placés sous la même direction que l'immeuble de grande hauteur peuvent être surveillés depuis le poste central de sécurité incendie de l'IGH U


    Article GH U 16
    Alerte


    En application de l'article GH 50 § 2, le poste central de sécurité incendie de l'établissement est relié au centre de traitement de l'alerte conformément aux dispositions de l'article MS 71 du règlement de sécurité des établissements recevant du public.


    Article GH U 17
    Extincteurs


    Des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 litres minimum sont disposés de façon à répondre aux conditions suivantes :
    ― ils sont judicieusement répartis ;
    ― il existe un minimum d'un appareil pour 200 m², de telle sorte que la distance maximale à parcourir pour atteindre un appareil ne dépasse pas 15 mètres ;
    ― un extincteur est placé à proximité des dispositifs de franchissement entre deux sous-compartiments.
    Des extincteurs appropriés aux risques particuliers complètent ce dispositif.


    Section VII
    Dispositions concernant les obligations
    des propriétaires, exploitants et occupants
    Article GH U 18
    Organisation de la sécurité en cas d'incendie


    § 1. Les modalités d'évacuation de première phase définies à l'article GH 63 sont reconnues réalisées par le transfert horizontal des lits d'un sous-compartiment à un autre. Les obligations relatives à la formation pour l'application des consignes par le personnel de l'immeuble ainsi que l'action du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes lors du déclenchement de l'alarme et de la confirmation d'un sinistre sont précisées dans la note prévue à l'article GH 60 § 3 ce document est préparé par le chef de service de sécurité incendie ou soumis à son avis. Il est tenu à jour.
    § 2. En aggravation des dispositions de l'article GH 60, tout le personnel de l'établissement est informé sur les dangers d'un incendie dans un IGH U et est formé :
    ― à l'exécution de consignes précises en vue de limiter l'action d'un feu et d'assurer le transfert horizontal ou l'évacuation ;
    ― à la mise en œuvre des moyens d'extinction.
    § 3. Des exercices d'évacuation simulée sont organisés périodiquement afin de maintenir le niveau d'entraînement des personnels. Une fois par an, les pompiers sont invités à s'associer à un tel exercice. Ces exercices font l'objet d'une inscription sur le registre de sécurité de l'IGH U


    Article GH U 19
    Service de sécurité incendie
    et d'assistance à personnes


    § 1. En application de l'article GH 62, le service de sécurité incendie et d'assistance aux personnes comprend, sous la responsabilité du chef du service de sécurité incendie de l'immeuble, un service central de sécurité incendie dont la composition permet d'assurer une permanence de cinq agents de sécurité incendie au moins dont un chef d'équipe.
    § 2. Outre celles énumérées à l'article GH 62, le service central de sécurité incendie a notamment pour mission :
    ― de connaître les risques particuliers que présentent certains services de l'établissement ;
    ― d'assurer les rondes au moins dans tous les locaux qui ne sont pas surveillés en permanence. La fréquence de ces rondes est fonction des risques, avec un minimum de quatre rondes par vingt-quatre heures ;
    ― d'agir en première intervention sur tout dysfonctionnement technique dans l'IGH U (disjonction, fuite d'eau, ...) qui pourrait compromettre la poursuite de l'exploitation de tout ou partie du bâtiment, en s'appuyant sur tout dispositif d'information et de communication ;
    ― d'assurer d'autres missions de sécurité spécifiques, après avis de la commission de sécurité (protection incendie d'une hélistation, participation sur demande de la direction à l'organisation d'un plan blanc, d'un protocole d'accueil d'un blessé radio contaminé aux urgences, ...).
    § 3. Dans le cas d'un site hospitalier comportant plusieurs bâtiments, immeubles de grande hauteur ou non, l'organisation du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes peut être centralisée aux conditions suivantes :
    ― respecter les dispositions de l'article GH 62 § 3.
    ― respecter les dispositions du § 2 ci-dessus ; dans ce cas, si la présence physique permanente d'une personne qualifiée en installations électriques est assurée par un personnel du service de sécurité incendie et d'assistance à personnes, il dispose de la compétence et des qualifications nécessaires.


    Chapitre VI
    GH W : dispositions particulières
    aux immeubles à usage de bureau
    Section I
    Immeubles de la classe GH W 1
    Article GH W 1er
    Particularités


    Conformément aux dispositions de l'article R. 122-9 (2°) du code de la construction et de l'habitation, les immeubles de la classe GH W1 peuvent ne comporter qu'un escalier lorsque les conditions ci-après sont simultanément réalisées :
    ― il s'agit de la situation existante à la date de publication du présent arrêté ;
    ― la surface hors œuvre nette de chaque compartiment, définie à l'article 10 du décret, n'excède pas 750 m² ;
    ― la distance séparant les sorties des différents locaux sur les circulations horizontales communes de l'un des dispositifs d'accès à l'escalier n'excède pas 10 mètres. Il ne peut exister plus de deux dispositifs d'accès à l'escalier par niveau ;
    ― les locaux d'archives visés à l'article GH 61 § 4 ne sont aménagés qu'aux derniers niveaux et ne comportent pas de bureaux.


    Section II
    Dispositions communes aux classes GH W 1 et GH W 2
    Article GH W 2
    Encloisonnement


    § 1. En plus de l'encloisonnement des circulations horizontales communes prévues par l'article GH 23, paragraphe 3, le volume occupé par les locaux privatifs dans chaque compartiment et à chaque niveau est recoupé en volumes au plus égaux à la moitié du volume total de ces locaux, à plus ou moins 5 % près, par des éléments coupe-feu de degré une heure ou REI 60 et des blocs-portes pare-flammes de degré une demi-heure, équipés de ferme-porte ou E 30 - C.
    § 2. Par dérogation à l'article GH 23, paragraphe 3, les cloisons des circulations horizontales communes peuvent comporter des éléments verriers pare-flammes de degré une heure ou E 60, à partir d'une hauteur de un mètre au-dessus du plancher ou, sans allège, des éléments verriers EW 60.
    § 3. Les portes prévues à l'article GH 25, paragraphe 3, et celles définies au paragraphe 1 ci-dessus peuvent être à fermeture automatique si elles respectent l'ensemble des conditions suivantes :
    ― le dispositif répond aux exigences de la norme NF S 61-937 de décembre 1990 ;
    ― la fermeture de l'ensemble des portes par compartiment est obtenue conformément aux dispositions de l'article GH 49, paragraphe 6.1 et 6.2, sans obligation de signalisation.


    Article GH W 3
    Distance maximale d'évacuation


    En complément des dispositions de l'article GH 24, paragraphe 1 et paragraphe 2, la distance, mesurée dans l'axe des circulations remplit l'une des conditions suivantes :
    ― soit 35 mètres au maximum entre tout poste de travail et l'entrée du dispositif d'accès à l'escalier le plus proche ;
    ― soit 25 mètres au maximum entre tout poste de travail et l'accès à une circulation horizontale commune sans que la distance entre un poste de travail et l'entrée du dispositif d'accès à l'escalier le plus proche n'excède 40 mètres.


    Article GH W 4
    Alarme


    Les dispositifs sonores prévus par l'article GH 49 sont installés dans les locaux recevant au moins vingt personnes et dans les circulations horizontales communes et privatives.


    Article GH W 5
    Service de sécurité incendie et d'assistance à personnes


    § 1. En application des dispositions de l'article GH 62, le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes des immeubles de classe GH W1 ou GH W2 comprend, sous la direction du chef de sécurité incendie de l'immeuble :
    a) Un service central de sécurité incendie dont la composition est fixée comme suit en fonction de la classe de l'immeuble :
    ― GH W1 inférieur ou égal à 750 m² : deux agents de sécurité en permanence, dont un chef d'équipe ;
    ― GH W1 de plus de 750 m² :
    ― en période d'occupation de l'immeuble : trois agents de sécurité en permanence dont un chef d'équipe ;
    ― en période de non-occupation : deux agents de sécurité en permanence dont un chef d'équipe ;
    ― GH W2 : trois agents de sécurité en permanence dont un chef d'équipe. Toutefois, après avis de la commission de sécurité, cet effectif peut être ramené à deux agents de sécurité en période de non-occupation ;
    b) Un service local de sécurité incendie par compartiment, constitué selon les dispositions du paragraphe 2 ci-après.
    § 2. Les occupants de chaque compartiment sont tenus de participer au service local de sécurité. Il est composé d'un chef de compartiment et d'agents désignés parmi le personnel permanent de chaque entreprise au prorata de son effectif. Le nombre d'occupants ainsi désignés est égal au vingt-cinquième au moins des occupants du compartiment, avec un minimum de six.
    § 3. Les rondes assurées par le service central de sécurité incendie et d'assistance à personnes ont lieu, la première immédiatement après le départ des employés, la suivante deux heures plus tard et une troisième au moins dans le courant de la nuit.
    Le service central de sécurité incendie et d'assistance à personnes organise des exercices d'évacuation périodiques dans les conditions prévues à l'article GH 60 § 2 et les occupants sont tenus d'y participer.
    § 4. Le service local de sécurité a pour mission en cas de sinistre :
    ― d'alerter le service central de sécurité incendie ;
    ― de vérifier l'isolement du compartiment par la fermeture des portes coupe-feu ;
    ― d'organiser l'évacuation du compartiment, en prenant en compte, le cas échéant, la situation de personnes en situation de handicap ;
    ― de mettre en œuvre les moyens de premiers secours ;
    ― de rendre compte de la situation au poste central de sécurité.


    Chapitre VII


    GH Z : dispositions particulières applicables aux immeubles d'habitation d'une hauteur supérieure à 28 mètres et inférieure ou égale à 50 mètres comprenant des locaux autres que ceux à usage d'habitation


    Article GH Z unique
    Champ d'application


    § 1. L'aménagement dans un bâtiment d'habitation, dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 28 mètres et au plus à 50 mètres, de locaux affectés à une ou plusieurs des activités autorisées par l'article R. 122-5 du code de la construction et de l'habitation, a pour effet de le placer dans la catégorie des immeubles de grande hauteur. Il est alors de la classe Z.
    § 2. Toutefois, le bâtiment n'est pas considéré comme immeuble de grande hauteur dans les cas suivants, réputés lui conférer l'indépendance requise à l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation :
    a) Les locaux sont affectés à une activité professionnelle et font partie du même ensemble de pièces que celles où se déroule la vie familiale.
    b) Les locaux sont affectés à des activités professionnelles de bureaux, ou constituent un établissement recevant du public dépendant d'une même personne physique ou morale et répondent simultanément aux conditions suivantes :
    ― ils forment un seul ensemble de locaux contigus, d'une surface de 200 m² au plus, pouvant accueillir moins de vingt personnes à un même niveau ;
    ― ils sont isolés des autres parties du bâtiment par des parois coupe-feu de degré une heure ou REI 60 et des blocs-portes, pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30.
    c) Les locaux sont affectés à des activités professionnelles de bureaux, ou constituent des établissements recevant du public de 5e catégorie qui répondent à l'ensemble des conditions suivantes :
    ― le plancher bas du niveau le plus haut occupé par ces locaux est toujours situé à huit mètres au plus au-dessus du niveau du sol extérieur accessible aux piétons ;
    ― chaque niveau occupé par ces locaux a au moins une façade en bordure d'une voie répondant aux caractéristiques définies dans l'arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection des bâtiments d'habitation contre l'incendie ;
    ― ces locaux et leurs dégagements sont isolés de la partie du bâtiment réservée à l'habitation par des parois coupe-feu de degré deux heures ou REI 120, sans aucune intercommunication.
    d) De même, l'aménagement d'un établissement recevant du public du type N sur les deux niveaux les plus élevés d'un immeuble à usage d'habitation de moins de 50 mètres de hauteur au sens des dispositions de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation, n'a pas pour effet de classer cet immeuble dans la classe GH Z, si l'établissement considéré ne communique pas directement avec le reste de l'immeuble, est desservi par au moins deux escaliers protégés, au sens de l'arrêté précité relatif à la protection contre l'incendie dans les bâtiments d'habitation, de deux unités de passage et ne peut recevoir plus de 500 personnes.
    e) Lorsqu'un établissement recevant du public du 1er groupe est implanté ou s'implante dans l'emprise d'un immeuble d'habitation de la 4e famille existant à la date d'application du présent règlement, l'ensemble, pour ne pas être classé GH Z, répond au moins aux conditions suivantes :
    ― l'établissement recevant du public respecte les dispositions qui lui sont applicables au titre du règlement de sécurité prévu à l'article R. 123-12 du code de la construction et de l'habitation qui n'atténuent pas les dispositions ci-dessous ;
    ― l'établissement recevant du public est composé, pour la partie accessible au public, d'un seul volume de plain-pied ;
    ― l'établissement recevant du public est composé d'un seul niveau de plain-pied ;
    ― les parois et planchers séparant l'immeuble d'habitation de la 4e famille de l'établissement recevant du public du 1er groupe sont coupe-feu de degré trois heures ou REI 180. Les éléments porteurs de l'immeuble d'habitation de la 4e famille traversant ces volumes sont stables au feu de degré trois heures ou R. 180 ;
    ― l'indépendance de l'établissement recevant du public est complète par rapport au reste de l'immeuble (accès, dégagements, installations techniques) ;
    ― il n'existe aucune communication entre l'établissement recevant du public et le bâtiment d'habitation ;
    ― les réserves éventuelles de l'établissement recevant du public sont limitées chacune à 200 m² et à 500 m³, sans communication entre elles et isolées par des parois coupe-feu de degré deux heures ou REI 120. Les blocs-portes de ces réserves débouchant sur les parties accessibles au public sont coupe-feu de degré une heure et équipées de ferme-portes ou EI 60 - C ;
    ― les conditions de desserte et d'accès du bâtiment d'habitation de la 4e famille telles que définies au permis de construire sont conservées ;
    ― il existe un C + D de 1,50 mètre au moins placé au-dessus et au droit de l'établissement recevant du public, si celui-ci est à l'aplomb de la façade ou une avancée en couverture pare-flammes de degré deux heures ou E 120, d'au moins 1, 50 mètre et jusqu'à 8 mètres de distance dans les autres cas.


    Chapitre VIII
    GHTC : dispositions particulières
    applicables aux immeubles à usage de tour de contrôle
    Article GHTC unique
    Champ d'application


    Les dispositions jointes en appendice au présent titre constituant le cahier des charges relatif à la prévention incendie dans les tours de contrôle destinées à la navigation aérienne s'appliquent aux tours de contrôle répondant aux conditions définies à l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation.


    Chapitre IX
    ITGH : dispositions particulières
    aux immeubles de très grande hauteur
    Article ITGH 1
    Généralités


    Les dispositions de ce chapitre s'appliquent en complément et en aggravation des dispositions prévues aux autres chapitres du présent règlement de sécurité.


    Article ITGH 2
    Structures


    Les éléments de construction primaires porteurs sont stables au feu de degré trois heures ou R.180.


    Article ITGH 3
    Escaliers


    Les gaines d'escaliers sont recoupées tous les 100 mètres de hauteur environ pour former des volumes en superposition. Le passage entre deux volumes successifs précités est réalisé à un même niveau par un dispositif d'intercommunication commun aux deux volumes. Ce dispositif d'intercommunication permet également d'accéder à la circulation horizontale commune.


    Article ITGH 4
    Ascenseurs prioritaires pompiers


    § 1. Chaque niveau de l'ITGH dispose d'un compartiment desservi par au moins trois ascenseurs « pompiers » tels que définis à l'article GH 34. Ils respectent, en outre, les conditions suivantes :
    ― deux ascenseurs sont capables de desservir le niveau le plus élevé de l'immeuble depuis le niveau d'accès des secours dans un temps maximal de 60 secondes ;
    ― le troisième ascenseur, permettant d'emporter une charge de 2 500 kg, est capable de desservir le dernier niveau dans un temps maximum de 120 secondes.
    § 2. Lorsque l'immeuble dispose de plusieurs compartiments par niveaux, communiquant conformément aux dispositions de l'article GH 25, la desserte de chaque niveau s'effectue selon les dispositions suivantes :
    ― au moins un compartiment répond aux dispositions du § 1 ;
    ― les autres compartiments disposent chacun de deux ascenseurs « pompiers » tels que définis à l'article GH 34 ; le premier ascenseur le desservant depuis le niveau d'accès des secours dans un temps maximum de 60 secondes, le second ascenseur, permettant d'emporter une charge de 2 500 kg, le desservant dans un temps maximum de 120 secondes.


    Article ITGH 5
    Moyens d'extinction


    § 1. Un système d'extinction automatique de type sprinkleur couvre l'ensemble de l'immeuble. Il est installé conformément aux dispositions de l'article MS 25 du règlement de sécurité des établissements recevant du public. En présence de risques spécifiques, une installation fixe d'extinction automatique appropriée aux risques existants, ayant fait l'objet d'un avis favorable de la commission de sécurité, peut être mise en place.
    § 2. Les immeubles de très grande hauteur disposent d'une colonne en charge par cage d'escalier, en application des dispositions de l'article R. 122-9 du code de la construction et de l'habitation.
    Ces colonnes en charge sont alimentées par deux dispositifs de surpression indépendants.
    Chaque groupe de surpresseurs assure, en permanence, à chaque niveau et dans chaque colonne, un débit de 2 000 litres par minute sous une pression comprise entre 7 et 9 bars.
    L'alimentation électrique des dispositifs de surpression est réalisée de telle sorte qu'un incident survenant sur un équipement n'affecte pas le bon fonctionnement du ou des autre(s). Le choix d'alimenter les colonnes en charge à partir de l'un ou l'autre des groupes surpresseurs est réalisé par une seule action à partir d'une commande manuelle depuis le poste central de sécurité incendie.
    Le réseau d'alimentation en eau des colonnes en charge constitue un réseau maillé par immeuble. Des dispositifs d'isolement de l'alimentation en eau d'une colonne en charge par rapport à une autre colonne en charge sont mis en place. Ces dispositifs d'isolement disposent de contrôles de positions reportés au poste central de sécurité incendie.
    Les réservoirs d'eau destinés aux colonnes en charge disposent d'une capacité en eau telle que 240 m³ au moins soient exclusivement réservés au service d'incendie. Ils sont alimentés en permanence par les moyens propres à l'immeuble prévus à l'article GH 52 § 1 avec un débit minimal de 2 000 litres par minute. Lorsque les réservoirs sont placés en partie basse de l'immeuble, les deux groupes de surpresseurs sont installés dans deux locaux techniques distincts réservés à cet usage unique.


    Article ITGH 6
    Charge calorifique


    Les dispositions prévues à l'article I.T.GH 5 § 1 ne s'opposent pas à l'application des mesures relatives aux charges calorifiques surfaciques définies à l'article GH 61.


    Article ITGH 7
    Local de gestion d'intervention. ―
    Local de sécurité incendie avancé


    § 1. Un local de gestion d'intervention, contigu au poste central de sécurité incendie, est installé afin de permettre aux services publics de secours et de lutte contre l'incendie d'organiser et de gérer leurs moyens mis en œuvre en cas d'incendie ou, s'ils le jugent nécessaire, de tout autre événement concernant l'immeuble où ils seraient engagés.
    Ce local a une surface d'au moins 150 m² et dispose d'un moyen de liaison direct avec le poste central de sécurité incendie ainsi que d'une liaison téléphonique urbaine fixe.
    Un local identique à celui défini ci-dessus, appelé local de sécurité incendie avancé, est installé à un niveau situé sensiblement aux deux tiers de la hauteur de l'immeuble de très grande hauteur. Quelle que soit son utilisation en dehors des situations de crise, il peut être activé sans délai ni contrainte particulière dès que le responsable des pompiers en effectue la demande. Le cheminement permettant aux intervenants de rejoindre ce local depuis les escaliers et les ascenseurs est balisé.
    § 2. Les dispositions définies à l'article GH 62 § 4 ne sont pas autorisées pour les immeubles de très grande hauteur.


    Article ITGH 8
    Composition du service de sécurité incendie
    et d'assistance à personnes


    Le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes d'un ITGH est composé d'au moins un chef de service de sécurité incendie, deux chefs d'équipe de sécurité qualifié SSIAP 2 et trois agents de sécurité qualifié SSIAP 1.
    La composition de ce service peut être augmentée sur demande de la commission de sécurité selon les activités recensées dans l'ITGH.


    A P P E N D I C E


    CAHIER DES CHARGES RELATIF À LA PRÉVENTION INCENDIE DANS LES TOURS DE CONTRÔLE DESTINÉES À LA NAVIGATION AÉRIENNE


    Sommaire


    I. ― Dispositions générales
    1.1. Définition
    1.2. Application du cahier des charges aux établissements existants
    II. ― Conditions d'utilisation
    Installations classées
    III. ― Obligations relatives à l'occupation des locaux
    Responsabilité des propriétaires, constructeurs et exploitants
    IV. ― Construction
    4.1. Conception et desserte
    4.2. Voies d'accès pour les véhicules de lutte contre l'incendie
    4.3. Isolement
    V. ― Résistance au feu des structures
    VI. ― Eléments de couverture
    VII. ― Façades
    VIII. ― Distribution
    8.1. Distribution intérieure
    8.2. Locaux à risques
    IX. ― Conduits et gaines
    9.1. Dispositions générales relatives aux cages, trémies, gaines et conduits
    9.2. Dispositions particulières aux gaines verticales non recoupées
    9.3. Dispositions particulières aux gaines verticales recoupées
    9.4. Dispositions particulières aux gaines et conduits d'allure horizontale
    X. ― Dégagements
    10.1. Escalier principal d'évacuation
    10.2. Dégagements intérieurs
    XI. - Aménagements intérieurs
    11.1. Réaction au feu des matériaux de sol
    11.2. Plafonds et plafonds suspendus
    11.3. Revêtements des parois latérales
    XII. ― Désenfumage
    12.1. Désenfumage de l'escalier principal d'évacuation
    12.2. Désenfumage de la vigie
    XIII. ― Chauffage, ventilation, conditionnement d'air
    13.1. Production de chaleur
    13.2. Réseaux de ventilation
    XIV. ― Installations électriques
    14.1. Généralités
    14.2. Transformateurs
    14.3. Définitions des installations
    14.4. Caractéristiques des installations de sécurité
    14.5. Caractéristiques des sources de sécurité
    14.6. Indépendance des canalisations
    XV. ― Eclairage
    XVI. ― Ascenseurs
    16.1. Cages et cabines d'ascenceurs
    16.2. Protection des accès aux ascenseurs
    16.3. Dispositions complémentaires relatives aux paliers de desserte
    16.4. Secours des centres d'ascenseurs
    16.5. Ascenseurs prioritaires
    XVII. ― Moyens de secours contre l'incendie
    17.1. Moyens d'extinction
    17.2. Système de sécurité incendie
    XVIII. Obligations des propriétaires, des exploitants et des occupants
    18.1. Vérifications
    18.2. Exercices, information des occupants
    18.3. Travaux
    18.4. Interdictions diverses
    CAHIER DES CHARGES RELATIF À LA PRÉVENTION INCENDIE DANS LES TOURS DE CONTRÔLE DESTINÉES À LA NAVIGATION AÉRIENNE


    I. ― Dispositions générales
    1.1. Défintion


    Sont concernées par le présent cahier des charges les tours de contrôle destinées à la navigation aérienne, non occupées en leur fût par des locaux autres que directement liés au fonctionnement de la tour de contrôle, et dont le plancher bas du niveau le plus haut (accessible aux contrôleurs aériens) est à plus de 28 mètres, au sens de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation.
    Ces installations sont destinées à recevoir un effectif 19 personnes.
    Les tours « habitées » ou accueillant des activités au sein de leur fût et dont le plancher bas du niveau le plus haut est à plus de 28 mètres, conformément aux dispositions de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation, sont assujetties aux règles relatives aux immeubles de grande hauteur.


    1.2. Application du cahier des charges
    aux établissements existants


    A l'exception des dispositions relatives aux contrôles et aux vérifications techniques, le présent cahier des charges ne s'applique pas aux établissements existants.
    Lorsque des travaux de remplacement d'installation, d'aménagement ou d'agrandissement sont entrepris dans les tours existantes, les dispositions du présent cahier des charges sont applicables aux seules parties de la construction ou des installations modifiées.


    II. ― Conditions d'utilisation
    Installations classées


    A l'exception des installations strictement nécessaires au fonctionnement de la navigation aérienne (exemple : les chargeurs des onduleurs...), les tours de contrôle ne contiennent pas d'installations classées dans la nomenclature relative aux installations classées pour la protection de l'environnement, lorsque le classement résulte des dangers d'incendie et d'explosion qu'ils représentent.
    Il est interdit d'y entreposer ou d'y manipuler des liquides particulièrement inflammables ou des liquides inflammables de 1re catégorie.


    III. ― Obligations relatives à l'occupation des locaux
    Responsablité des propriétaires, constructeurs
    et exploitants


    Les constructeurs et installateurs sont tenus, chacun en ce qui le concerne, de s'assurer que les installations et équipements sont établis en conformité avec les dispositions réglementaires et en particulier que le comportement au feu des matériaux et éléments de construction répond aux conditions fixées par le présent cahier des charges.
    Le contrôle exercé par l'administration ou par la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité ne dégage pas les constructeurs et installateurs des responsabilités qui leur incombent personnellement.
    Les propriétaires maintiennent et entretiennent les installations en conformité avec les dispositions du présent cahier des charges ; pour ce faire, ils font procéder :
    ― pendant les travaux de construction et d'aménagement, à la vérification par un organisme agréé par le ministère de l'intérieur ;
    ― pendant l'exploitation de l'établissement, à des vérifications périodiques des équipements par des techniciens compétents ou par un organisme agréé suivant les dispositions du chapitre 18.1 du présent cahier des charges.


    IV. ― Construction
    4.1. Conception et desserte
    4.1.1. Enumération des principes de sécurité


    Pour assurer la sauvegarde des occupants et du voisinage et pour assurer la sécurité de la navigation aérienne, la construction des tours de contrôle permet de respecter les principes de sécurité ci-après :
    Pour permettre de vaincre le feu avant qu'il n'ait atteint une dangereuse extension :
    ― la tour de contrôle est divisée en compartiments définis au présent cahier des charges, leurs parois ne permettent pas le passage du feu de l'un à l'autre ;
    ― les matériaux combustibles se trouvant dans chaque compartiment sont limités ;
    ― les matériaux susceptibles de propager rapidement le feu sont interdits.
    L'évacuation des occupants est assurée au moyen d'un escalier encloisonné ou à l'air libre.
    ― l'accès des ascenseurs est interdit dans les compartiments atteints ou menacés par l'incendie.
    La tour de contrôle comporte :
    ― une ou plusieurs sources autonomes d'électricité destinées à remédier, le cas échéant, aux défaillances de celle utilisée en service normal ;
    ― un système d'alarme efficace ainsi que des moyens de lutte à la disposition des services publics de secours et de lutte contre l'incendie et, s'il y a lieu, à la disposition des occupants.
    En cas de sinistre dans une partie de la tour, au moins un ascenseur ou monte-charge continue de fonctionner pour le service des étages et compartiments non atteints ou menacés par le feu.
    Des dispositions appropriées empêchent le passage des fumées du compartiment sinistré aux autres parties de la tour.
    Pour éviter la propagation d'un incendie extérieur à une tour de contrôle, celle-ci est isolée par un volume de protection répondant aux conditions fixées par le présent cahier des charges.


    4.2. Voies d'accès pour les véhicules de lutte
    contre l'incendie


    Les accès de la tour utilisables par les sapeurs-pompiers sont situés à 30 mètres au plus d'une voie permettant la circulation et le stationnement des engins de lutte contre l'incendie.
    Cette voie d'une largeur minimale de 8 mètres comporte une chaussée répondant aux caractéristiques suivantes :
    ― largeur : 3 mètres ;
    ― largeur de l'aire d'évolution devant l'accès à la tour : 6 mètres sur une longueur de 20 mètres minimum ;
    ― force portante calculée pour un véhicule de 160 kilonewtons avec un maximum de 90 kilonewtons par essieu, ceux-ci étant distants de 3,60 mètres au minimum ;
    ― résistance au poinçonnement 80 N/cm² sur une surface minimale de 0,20 m² ;
    ― rayon intérieur minimal R = 11 mètres ;
    ― Surlargeur S = 15/R dans les virages de rayon inférieur à 50 mètres (S et R étant exprimés en mètres) ;
    ― hauteur libre : 3,50 mètres (passage sous portique) ;
    ― pente inférieure à 15 %.
    Si la desserte nécessite l'utilisation d'une impasse sur une longueur supérieure à 30 mètres, elle est terminée par une aire de manœuvre de retournement et répond aux caractéristiques ci-dessus énoncées.


    4.3. Isolement
    4.3.1. Définition et servitude du volume de protection


    Le volume de protection est un espace libre de toute construction correspondant aux nus de la projection des parties les plus saillantes des façades. Ce volume est dégagé de tout élément combustible sur une distance de 8 mètres.
    Les sorties sur ce niveau sont atteintes en permanence à partir des voies accessibles.
    Le franchissement du volume de protection par une galerie de liaison est autorisé dans les conditions suivantes :
    ― la galerie ne comporte aucun dépôt ou aménagement constituant une charge calorifique appréciable ;
    ― la galerie est isolée de chaque bâtiment mis en communication par des blocs-portes, pare-flammes une demi-heure ou E 30 ;
    ― la galerie ne sert de cheminement d'évacuation que si elle dégage directement sur l'extérieur.


    4.3.2. Isolement latéral entre une tour de contrôle
    et les tiers contigus


    Pour éviter la propagation d'un incendie extérieur à une tour de contrôle, celle-ci est isolée des constructions voisines par un mur ou une façade verticale coupe-feu de degré deux heures ou REI 120, sur toute la hauteur de la construction du tiers ; ce degré est porté à trois heures ou REI 180 si le bâtiment tiers abrite une exploitation à risques particuliers d'incendie.
    Sur un plan horizontal, l'une des dispositions suivantes est adoptée :
    ― la façade est coupe-feu de degré deux heures, REI 120 ou EI 120, sur 8 mètres de hauteur à partir de la ligne d'héberge, les baies éventuellement pratiquées étant pare-flammes de degré deux heures ou E 120 et montées sur des châssis fixes ;
    ― la toiture la plus basse est réalisée en éléments de construction pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30, sur 4 mètres mesurés horizontalement à partir de la façade. Si le tiers abrite une exploitation à risques particuliers d'incendie, cette valeur est portée à pare-flammes de degré une heure ou E 60 sur une distance de 8 mètres.
    Une communication est possible soit par un dispositif d'intercommunication muni de 2 blocs-portes pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30, soit par l'intermédiaire d'un bloc-porte coupe-feu de degré une heure, munie d'un ferme-porte ou EI 60-C.


    4.3.3. Isolement en vis-à-vis


    Si les façades de la tour de contrôle et d'un tiers sont séparées par un volume de protection de moins de 8 mètres, la façade de l'un d'eux est pare-flammes de degré une heure, RE 60 ou E 60, les baies éventuelles étant obturées par des éléments pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30.
    La partie horizontale de la toiture située dans le volume de protection des 8 mètres dispose d'un écran pare-flammes de degré une demi-heure ou E 30 pour un feu intérieur.


    V. ― Résistance au feu des structures


    Les éléments principaux de la structure et les planchers de recoupements de la tour sont :
    ― stables au feu de degré deux heures ou R. 120 pour la structure ;
    ― coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 pour les planchers de recoupement, au sens du compartimentage incendie de la tour.
    Il n'est pas exigé de résistance au feu pour les superstructures de la vigie.


    VI. ― Eléments de couverture


    Les éléments constitutifs de la toiture sont B roof (t ).


    VII. ― Façades


    Les éléments de façades rapportés distincts de la structure porteuse sont M1 ou B-s3, d 1. Ils respectent les dispositions définies dans l'instruction technique n° 249.


    VIII. ― Distribution intérieure
    8.1. Distribution intérieure
    8.1.1. Le fût


    Le fût de la tour est recoupé horizontalement par des planchers coupe-feu de degré deux heures, EI 120 ou REI 120, formant des compartiments dont la hauteur entre planchers est inférieure à 11 mètres. Toutefois, les compartiments ainsi formés comportent des planchers intermédiaires coupe-feu de degré une heure tous les 6 mètres maximum, EI 60 ou REI 60.
    Les communications entre les locaux et les escaliers encloisonnés ou à l'air libre s'effectuent par des dispositifs d'intercommunication d'une surface comprise entre 3 et 6 mètres carrés, équipés de deux blocs-portes, pare-flammes de degré une demi-heure, munis de ferme-porte ou E 30-C.
    Aucun local ne débouche directement dans le volume d'un escalier encloisonné ou à l'air libre.


    8.1.2. Espace sous vigie
    8.1.2.1. Définition


    L'espace sous vigie constitue un compartiment dans lequel débouchent l'escalier et les ascenseurs venant du niveau d'accès de la tour et dans lequel prennent naissance les communications verticales menant au podium de la vigie. Cet espace peut comporter des « locaux de vie » du personnel de vigie, pouvant notamment disposer d'éléments de cuisson et de remise en température dont la puissance cumulée est limitée à 3,5 kW.


    8.1.2.2. Exigences


    Les « locaux de vie » situés dans l'espace sous vigie, sont isolés du palier de distribution du niveau par des parois coupe-feu de degré une heure ou EI 60 et des blocs-portes coupe-feu de degré une demi-heure, munis de ferme-porte ou EI 30-C.
    L'escalier menant à la vigie dispose d'un bloc-porte d'isolement pare-flammes de degré une demi-heure, équipé d'un ferme-porte ou E 30-C s'ouvrant dans le sens de l'évacuation depuis la vigie.


    8.1.3. Vigie


    La vigie comprend l'espace de surveillance et le local technique associé (strictement en sous-face) ; ces espaces ne sont pas isolés entre eux. Cet ensemble forme un compartiment.


    8.2. Locaux à risques
    8.2.1. Locaux à risques importants


    Les locaux à risques importants sont :
    ― les réserves limitées aux besoins de la tour ;
    ― les postes de transformation ;
    ― les locaux électriques « Haute tension ».
    Ces locaux sont isolés par des parois et planchers coupe-feu de degré deux heures, EI 120 ou REI 120 et des blocs-portes coupe-feu de degré une heure, munis de ferme-porte ou EI 60-C. Ils sont isolés des dégagements par des dispositifs d'intercommunication.


    8.2.2. Locaux à risques moyens


    Les locaux à risques moyens sont :
    ― les machineries d'ascenseurs ;
    ― les locaux techniques de climatisation ;
    ― les locaux électriques ;
    ― les locaux batteries.
    Ces locaux sont isolés par des parois et planchers coupe-feu de degré une heure, REI 60 ou EI 60 et des blocs-portes coupe-feu de degré une demi-heure, munis de ferme-porte ou EI 30-C.
    Les locaux dits « volume technique protégé » (VTP) abritant des équipements du système de sécurité incendie sont traités comme des locaux à risques moyens.


    IX. ― Conduits et gaines
    9.1. Dispositions générales relatives aux cages,
    trémies, gaines et conduits


    Des dispositions appropriées empêchent le passage des fumées du compartiment sinistré aux autres parties de l'immeuble.
    Les cages d'escalier, d'ascenseur et de monte-charge sont constituées de parois construites en matériaux incombustibles ou A1 et coupe-feu de degré deux heures, EI 120 ou REI 120.
    Tous les autres conduits verticaux sont placés dans des gaines, sauf s'ils présentent eux-mêmes un degré coupe-feu de traversée égal au degré coupe-feu de la paroi franchie.


    9.2. Dispositions particulières
    aux gaines verticales non recoupées


    Les gaines techniques verticales dont le recoupement au droit des planchers est rendu impossible par leur destination, sont coupe-feu de degré deux heures EI 120 (ve) (i o). Les dispositifs de visites, tels que les trappes ou portes de visite sont coupe-feu de degré deux heures ou EI 120. Ces dispositifs sont maintenus normalement fermés par une serrure, sauf dans les cas visés à l'alinéa suivant.
    Les dispositifs de communication entre les ascenseurs et les compartiments répondent aux dispositions du chapitre XVI § 16.2 du présent cahier des charges.


    9.3. Dispositions particulières aux gaines verticales recoupées


    Toutes les gaines techniques verticales autres que celles visées à l'article précédent sont recoupées au droit de chaque plancher constituant les compartiments par des séparations coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 ne laissant aucun vide entre les conduits. Le calfeutrement s'effectue également autour des câbles électriques.
    Les trappes et portes de visite de ces gaines sont coupe-feu de degré une demi-heure ou EI 30 et maintenues normalement fermées par une serrure.
    Leur surface par gaine et par niveau est limitée à 0,80 m² pour les gaines contenant les conduits aérauliques de chauffage ou de ventilation et à 1,40 m² pour les gaines contenant les conduits d'évacuation ou d'alimentation en eau, des câbles, canalisations ou tableaux électriques.
    Au-delà de ces surfaces, les trappes ou portes de visite sont coupe-feu de degré une heure ou EI 60.


    9.4. Dispositions particulières aux gaines
    et conduits d'allure horizontale


    Les gaines ou conduits d'allure horizontale présentent, dans la traversée des parois coupe-feu des locaux présentant des dangers d'incendie, un coupe-feu de traversée égal au degré coupe feu de la paroi franchie.
    Les matériaux constituant les parois des gaines d'allure horizontale sont de catégorie M0 ou A2-s 1, d0 ; les trappes de visite sont d'un degré coupe-feu égal à la moitié de celui de la gaine.


    X. ― Dégagements
    10.1. Escalier principal d'évacuation


    Les tours de contrôle disposent d'un escalier de deux unités de passage desservant au moins le niveau bas du dernier compartiment. Cet escalier permet le passage d'un brancard.
    Cet escalier est encloisonné ou à l'air libre. Pour être considéré comme à l'air libre, la façade est mise en communication avec l'extérieur sur une proportion d'au moins 50 % par volée.
    L'escalier desservant les étages est continu jusqu'au niveau permettant l'évacuation sur l'extérieur ou sur un dégagement menant directement à l'extérieur.
    Les cages d'escaliers desservant les étages et celles desservant les sous-sols sont interrompues au niveau d'évacuation.
    Aucun local ne débouche directement dans l'escalier principal d'évacuation. les communications éventuelles s'effectuent par l'intermédiaire d'un dispositif d'intercommunication équipé de deux blocs-portes, pare-flammes de degré une demi-heure et munis de ferme-porte ou E 30-c. Toutefois, pour des raisons d'exploitation, les portes peuvent être à fermeture automatique, asservie à la détection incendie.
    Le débouché de l'escalier au niveau d'évacuation s'effectue :
    ― soit directement sur l'extérieur ;
    ― soit, dans le cas d'une évacuation via une galerie, à moins de 20 mètres d'une sortie sur l'extérieur.


    10.2. Dégagements intérieurs


    La vigie et les locaux du compartiment le plus haut sont desservis par un dégagement ayant une largeur d'une unité de passage menant à l'escalier principal d'évacuation de deux unités de passage. Ce dégagement débouche par l'intermédiaire d'un dispositif d'intercommunication dans l'escalier principal d'évacuation de la tour de contrôle.


    XI. ― Aménagements intérieurs
    11.1. Réaction au feu des matériaux de sol


    Les revêtements de sol sont être de catégorie M3 ou Bfl - s1.
    La paroi support du revêtement est de catégorie M0 ou A1, sauf pour les planchers surélevés, à libre accès, qui peuvent être de catégorie M1 ou B, côté plénum.


    11.2. Plafonds et plafonds suspendus


    La paroi support du revêtement est de catégorie M0 ou A1.
    Les éléments constitutifs des plafonds suspendus et les matériaux de revêtement des plafonds sont de catégorie M1 ou B-s2, d0. En outre, la charge calorifique surfacique dépasse pas 21 MJ par mètre carré.
    Dans les dégagements communs, les éléments constitutifs des plafonds suspendus et les matériaux de revêtement des plafonds sont réalisés en matériaux de catégorie M0 ou A2-s2, d0.
    Le plénum entre le plancher haut et le plafond suspendu est recoupé par des éléments en matériaux de catégorie M0 ou A1 ou par des parois coupe-feu de degré une demi-heure ou EI 30 et ne contient que des matériaux de catégorie M0 ; toutefois des matériaux de catégorie A2-s2, d0 sont admis.
    Les éventuels câbles électriques répondent aux dispositions de l'article 14.1.
    Ces cellules ont une superficie maximale de 300 mètres carrés, la plus grande dimension n'excédant pas 30 mètres.
    Si la hauteur du plénum excède 0,20 mètre, il est visitable dans toutes ses parties.


    11.3. Revêtements des parois latérales


    La paroi support du revêtement est de catégorie M0 ou A1.
    Les matériaux de revêtement des parois latérales, à l'exception des blocs-portes, sont de catégorie M1 ou B-s2, d0. Toutefois, la charge calorifique surfacique du revêtement ne dépasse pas 21 MJ par mètres carrés.
    Dans les dégagements communs, à l'exception des cabines d'ascenseur, les matériaux de revêtement des parois latérales, à l'exception des blocs-portes sont de catégorie M0 ; toutefois des matériaux de catégorie A2-s2, d0 sont admis.


    XII. ― Désenfumage
    12.1. Désenfumage de l'escalier principal d'évacuation


    L'escalier principal d'évacuation, s'il est encloisonné, est mis en surpression et dispose en partie haute d'un ouvrant d'au moins un mètre carré, dont la commande manuelle est située à proximité de l'accès à l'escalier au niveau d'évacuation.
    La surpression réalisée est comprise entre 20 et 80 pascals. Ces valeurs s'entendent toutes portes fermées. Le débit est tel qu'il assure une vitesse de passage de l'air supérieure ou égale à 0,50 mètre par seconde à travers la porte d'accès au niveau sinistré, les autres niveaux étant fermés.


    12.2. Désenfumage de la vigie


    La vigie dispose d'un désenfumage naturel calculé sur la base du 1/100e avec un minimum de un mètre carré. La commande est manuelle et placée à l'entrée du compartiment incluant la vigie.


    XIII. ― Chauffage, ventilation, conditionnement d'air


    Les installations de ventilation, de chauffage et de climatisation sont conformes aux dispositions du chapitre V du titre Ier du livre II du règlement de sécurité des établissement recevant du public. De plus, les dispositions suivantes sont appliquées :


    13.1. Production de chaleur


    La production de chaleur par combustible est interdite dans la tour ou dans le volume de protection.


    13.2. Réseaux de ventilation


    Quand les réseaux de ventilation ne sont pas placés dans une gaine telle que définie au chapitre IX du présent cahier des charges, ils disposent d'un clapet coupe-feu à la traversée des planchers de recoupement des compartiments.
    Ils assurent un degré coupe-feu de traversée entre les compartiments.
    En vigie, les plénums des planchers surélevés, à libre accès ne servent pas de plénum de soufflage.
    Les locaux de ventilation situés dans le fût répondent aux spécifications des locaux à risques moyens. Les conduits de ventilation disposent de clapets coupe-feu au franchissement de la paroi du local, assurant le degré coupe-feu de traversée.
    Pour les centrales de traitement d'air dont le débit est supérieur à 10 000 mètres cubes par heure, un détecteur autonome déclencheur (DAD), sensible aux fumées et aux gaz de combustion est installé en aval du caisson de traitement d'air et à l'origine des conduits de distribution.
    Ce détecteur, conforme à la norme NF S 61-961 (septembre 2007) assure automatiquement :
    ― l'arrêt du ventilateur ;
    ― la fermeture d'un registre métallique situé en aval des filtres ;
    ― s'il y a lieu, la coupure de l'alimentation électrique des batteries de chauffe.


    XIV. ― Installations électriques
    14.1. Généralités


    Les installations électriques sont réalisées conformément aux décrets, arrêtés, et en particulier aux dispositions des articles du chapitre VII du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    Les câbles électriques répondent aux articles 4 et 5 de l'arrêté du 21 juillet 1994 modifié portant classification et attestation de conformité du comportement au feu des conducteurs et câbles électriques et agrément des laboratoires d'essai.
    L'ensemble des canalisations et équipements est installé de manière que l'on puisse facilement en tout temps localiser les défauts et remplacer les matériels et conducteurs détériorés.


    14.2. Transformateurs


    Les transformateurs de puissance peuvent être secs ou contenir un diélectrique liquide. Leur refroidissement est naturel sans ventilation forcée. Si le diélectrique est un liquide inflammable, la quantité n'est pas supérieure à 25 litres par cuve, bac, réservoir ou par groupe de tels récipients communicants.
    Les transformateurs sont placés dans un local dont les parois sont coupe-feu de degré deux heures, EI 120 ou REI 120 et les blocs-portes coupe-feu de degré une heure et munis d'un ferme-porte ou EI 60-C. Ce local est ventilé directement sur l'extérieur. Si la ventilation est mécanique, elle est alimentée par la source de sécurité.
    En outre, s'il s'agit de transformateurs contenant un diélectrique liquide, le local comporte un cuvelage de rétention étanche dont les dimensions correspondent au volume total du diélectrique.
    Des dispositions semblables sont applicables au matériel électrique pouvant présenter des dangers analogues.


    14.3. Définitions des installations


    Les installations électriques comprennent :
    a) Les installations normales utilisées en exploitation courante et alimentées par la ou les sources normales ;
    b) Les installations de remplacement constituées de tout ou partie des installations normales qu'il y a lieu de réalimenter par une ou plusieurs sources différentes de la source normale, s'il est envisagé de poursuivre l'exploitation en cas de défaillance de cette source ;
    c) Les installations de sécurité, dont le maintien en service est indispensable pour assurer la sécurité des personnes et la mise en sécurité de la tour en cas de sinistre et en cas de défaillance des sources normales ; leurs conditions de fonctionnement et leurs sources d'alimentation répondent aux dispositions des articles ci-dessous.


    14.4. Caractéristiques des installations de sécurité


    Les installations de sécurité comprennent :
    ― l'éclairage de sécurité ;
    ― au moins un ascenseur utilisable par les services de secours en cas de sinistre ;
    ― le désenfumage ;
    ― les surpresseurs des sources d'eau ;
    ― la ventilation mécanique des locaux de transformation si elle existe ;
    ― le système de sécurité incendie.
    Ces équipements de sécurité incendie sont maintenus en service pendant toute la durée du sinistre avec un minimum de une heure.
    Les installations de sécurité sont alimentées, à partir d'un tableau dit « de sécurité », propre à la tour de contrôle.
    Les installations de sécurité répondent aux dispositions prescrites à la section III du chapitre VII du règlement de sécurité des établissements recevant du public.


    14.5. Caractéristiques des sources de sécurité


    Les sources de sécurité permettent d'assurer simultanément l'alimentation de toutes les installations de sécurité.
    La source de sécurité peut être constituée par la source de remplacement de la navigation aérienne. Dans ces conditions, un départ spécifique est prévu, alimentant le tableau de sécurité. La coupure générale de l'alimentation électrique de la tour n'affecte, en aucun cas, les installations de sécurité incendie.
    Dans le cas d'une alimentation de sécurité par un groupe électrogène, celui-ci n'est pas situé à un niveau supérieur au niveau accessible aux engins des sapeurs-pompiers.
    De plus, l'installation de groupes fonctionnant au gaz fait l'objet d'un examen par la commission centrale de sécurité.


    14.6. Indépendance des canalisations


    Les canalisations alimentant les installations de sécurité sont établies de façon qu'un dérangement survenant sur les autres installations électriques ne les prive pas d'énergie électrique.


    XV. ― Eclairage


    Les installations d'éclairage satisfont aux dispositions du chapitre VIII du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    Les installations d'éclairage des circulations et des parties communes de chaque compartiment sont conçues de façon que la défaillance d'un foyer lumineux ou du circuit qui l'alimente n'ait pas pour effet de priver intégralement d'éclairage, une de ces circulations ou parties communes.
    La même règle est applicable aux escaliers.


    XVI. ― Ascenseurs
    16.1. Cages et cabines d'ascenseurs


    Les cages d'ascenseur sont réalisées dans les conditions définies au chapitre IX, paragraphes 9.1 et 9.2 du présent cahier des charges.
    Les ascenseurs sont installés conformément au décret n° 2000-810 du 24 août 2000, relatif à la mise sur le marché des ascenseurs.
    Les ascenseurs débouchent, dans tous les cas, sur des circulations horizontales communes et leurs accès sont protégés en cas d'incendie selon les dispositions prévues ci dessous :


    16.2. Protection des accès aux ascenseurs


    L'accès aux ascenseurs est interdit dans les compartiments atteints ou menacés par l'incendie.
    En cas de sinistre dans une partie de la tour de contrôle, les ascenseurs et monte-charge continuent de fonctionner pour le service des étages et compartiments non atteints ou menacés par le feu.
    Les spécifications (coupe-feu de degré deux heures, EI 120 ou REI 120), indiquées dans l'article 9.1 du présent cahier des charges concernant les gaines d'ascenseurs, sont assurées selon une des solutions suivantes :
    a) L'accès à la cabine s'effectue par l'intermédiaire d'un dispositif d'intercommunication répondant aux caractéristiques de l'article 8.1.1, deuxième paragraphe du présent cahier des charges ;
    b) Chaque baie de cabine débouchant directement dans un compartiment est obturée par une porte coupe-feu de degré deux heures à fermeture automatique ou EI 120-C ; cette porte peut être battante si le débattement n'excède pas 100°.
    Le fonctionnement des portes coupe-feu à fermeture automatique d'un même compartiment se produit :
    ― simultanément, par la sensibilisation des dispositifs de détection incendie, et par commande à distance à partir du centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI) ;
    ― individuellement, par un dispositif thermique dès que la température atteint 70 °C à leur partie supérieure et par manœuvre manuelle.
    Tous ces modes de fermeture coexistent et sont indépendants les uns des autres.
    Lorsque les portes coupe-feu isolent les paliers d'ascenseurs, elles peuvent s'ouvrir manuellement de part et d'autre ; les personnes qui seraient isolées sur ce palier sont averties du non-arrêt de l'ascenseur et invitées à gagner l'escalier.


    16.3. Dispositions complémentaires
    relatives aux paliers de desserte


    Aucune gaine technique ou conduit ne peut se trouver ou s'ouvrir dans les cages d'escaliers et leurs dispositifs d'accès, ni sur les paliers d'ascenseurs lorsque ceux-ci sont constitués par un dispositif d'intercommunication.
    Ces dispositions ne sont pas applicables aux colonnes sèches ou en charge.
    Une plaque signalétique bien visible rappelle la nécessité de laisser libre de tout obstacle le dégagement nécessaire au fonctionnement des portes coupe-feu à fermeture automatique.
    Les dispositifs de fermeture des paliers de desserte, quand ils existent et les portes d'ascenseurs, ne doivent ni recouper ni rétrécir les circulations générales communes du compartiment.


    16.4. Secours des cabines d'ascenseurs


    Toutes les cabines doivent pouvoir, en cas de panne ou lors d'une mise hors service volontaire, être amenées à un niveau d'accès.
    Chaque ascenseur, est placé dans une gaine spécifique.


    16.5. Ascenseurs prioritaires


    Les sapeurs-pompiers accèdent directement à chaque niveau de chaque compartiment non atteint ou menacé par l'incendie au moyen d'au moins un ascenseur à dispositif d'appel prioritaire conforme à la NF EN 81-72 (mai 2004).
    La distance maximale à parcourir par les sapeurs-pompiers, depuis les voies définies au chapitre IV du présent cahier des charges pour atteindre les accès aux ascenseurs à dispositif d'appel prioritaire, est de 50 mètres.


    XVII. ― Moyens de secours contre l'incendie
    17.1. Moyens d'extinction


    Les tours de contrôle disposent des moyens d'extinction suivants :


    17.1.1. Robinets d'incendie armés


    Chaque niveau dispose d'un robinet d'incendie armé en DN 25/8.
    Le nombre de robinets d'incendie armés et le choix de leurs emplacements sont tels que toute la surface des locaux est efficacement atteinte.
    Dans tous les cas, la pression minimale au robinet d'arrêt du robinet d'incendie armé le plus défavorisé est de 4 bars en régime d'écoulement.


    17.1.2. Colonnes sèches


    Les tours de contrôle dont le plancher bas du dernier niveau est inférieur ou égal à 50 mètres, au sens de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation, disposent d'au moins une colonne sèche installée conformément aux dispositions de l'article MS 18 du règlement de sécurité des établissements recevant du public, placée dans l'escalier principal d'évacuation.
    Les colonnes sèches mises en place ont un diamètre nominal de 100 mm et comportent par niveau une prise simple de 65 mm et deux prises simples de 40 mm placées dans les dispositifs d'intercommunication.
    Les raccords d'alimentation des colonnes sèches sont placés en un endroit facilement accessible aux sapeurs-pompiers et à moins de 60 mètres d'un poteau d'incendie.


    17.1.3. Colonnes en charge


    Les tours dont le plancher bas du dernier niveau est supérieur à 50 mètres, au sens de l'article R. 122-2 du code de la construction et de l'habitation, sont équipées d'au moins une colonne en charge placée dans l'escalier principal d'évacuation.
    Chaque colonne en charge est installée de manière à ne pas être soumises au risque de gel et comporte, à chaque niveau, une prise simple de 65 mm et deux prises simples de 40 mm placées dans les dispositifs d'intercommunication.
    Le dispositif d'alimentation de chaque colonne (surpresseur, pompe, etc.) assure en permanence à l'un quelconque des niveaux, pendant une heure, un débit de 1 000 litres/minute sous une pression statique comprise entre 7 bars et 9 bars.
    La réserve est constituée de deux réservoirs de 30 mètres cubes. Si cette réserve n'est pas susceptible d'être réalimentée par les moyens propres de la tour, elle l'est par une colonne sèche de 100 mm.
    La colonne en charge d'une tour est réalimentée à partir de deux orifices de 65 mm, dotés de vannes, placés au niveau d'accès des sapeurs-pompiers et à moins de 60 m d'une bouche ou d'un poteau d'incendie.
    Les orifices de réalimentation et de refoulement sont signalés.


    17.1.4. Extincteurs


    Des extincteurs portatifs appropriés aux risques sont disposés bien en évidence, en des points toujours accessibles au personnel, leurs supports sont fixés solidement à une hauteur qui permette de les atteindre et de s'en saisir aisément. Il est recommandé de ne pas placer la poignée de portage à plus de 1,20 mètre du sol.
    Les extincteurs sont placés de telle sorte que la distance à parcourir pour atteindre un extincteur soit inférieure à 15 mètres en tout point.


    17.2. Système de sécurité incendie


    Afin de permettre la découverte instantanée d'un sinistre naissant, un système de sécurité incendie de catégorie A est installé dans la tour avec éventuellement, un report d'alarme restreinte.


    17.2.1. Installation


    Ce système est conforme aux exigences de la section V du chapitre XI du titre II du livre II du règlement de sécurité des établissements recevant du public.
    La détection automatique d'incendie est installée dans tous les locaux.
    Les plénums et les planchers techniques, d'une hauteur supérieure à 0,80 mètre dans lesquels une charge calorifique et fumigène chemine, sont équipés de détection incendie.
    Un coordinateur des systèmes de sécurité incendie est désigné lors de l'installation ou lors de toute transformation.


    17.2.2. Fonctionnement


    L'activation d'un quelconque détecteur de la tour entraîne sans temporisation :
    ― l'information au tableau de signalisation et le report de l'alarme d'incendie ;
    ― la fermeture des portes et clapets coupe-feu du compartiment sinistré ;
    ― le désenfumage éventuel du local ou compartiment sinistré ;
    ― la mise en surpression du ou des escalier(s) encloisonné(s) ;
    ― le non-arrêt du ou des ascenseur(s) au niveau sinistré ;
    ― le déclenchement du processus d'alarme générale dans le compartiment sinistré ; afin d'être en mesure de prendre les dispositions d'urgence nécessaires à la sécurité aérienne, cette alarme est du type « alarme restreinte » au niveau de la vigie.
    Le responsable de la vigie alerte immédiatement les pompiers de l'aérodrome.
    Si les pompiers de l'aérodrome peuvent arriver sur les lieux en moins de cinq minutes après le déclenchement de l'alarme, ils confirment au responsable de la vigie l'existence d'un sinistre et le renseignent sur sa localisation afin qu'il puisse prendre toutes les dispositions d'urgence nécessaires qui s'imposent pour la navigation aérienne.
    Dans le cas contraire, un tableau de signalisation installé dans un local à usage de poste de sécurité situé dans le bloc technique en pied de tour, au niveau le plus proche du niveau d'accès des services de secours, est surveillé en permanence par un personnel qualifié, différent du personnel de garde d'intervention sur aéronef, qui a pour charge :
    ― d'exploiter l'alarme restreinte ;
    ― de débuter l'attaque du foyer ;
    ― d'organiser l'évacuation ;
    ― de prévenir et de guider les services publics de secours et de lutte contre l'incendie.
    Le personnel de surveillance désigné est titulaire du diplôme d'agent de service de sécurité d'incendie et de d'assistance à personnes (SSIAP 1).


    17.2.3. Maintenance


    Le système de sécurité incendie est maintenu en bon état de fonctionnement. Cet entretien est assuré par un technicien compétent habilité par l'exploitant.
    Le système fait l'objet d'un contrat d'entretien établi entre l'exploitant et l'entreprise désignée. Ce contrat précise, entre autre, les périodicités d'entretien ainsi que les modalités de dépannage d'urgence.


    XVIII. ― Obligations des propriétaires, des exploitants
    et des occupants
    18.1. Vérifications


    Les propriétaires, les constructeurs et les installateurs sont tenus, chacun en ce qui le concerne, de s'assurer, lors de la construction et des aménagements successifs, que les équipements au moment de leur mise en œuvre répondent au présent cahier des charges.
    Les exploitants conservent les installations et équipements de sécurité en état fonctionnel.
    A cette fin, ils font vérifier périodiquement par un organisme agréé ou un technicien compétent les équipements suivants :


    Tous les 6 mois

    Ascenseurs

    Par un technicien compétent ou organisme agréé

    Tous les ans

    Electricité
    Eclairage
    Moyens d'extinction et systèmes de sécurité incendie
    Chauffage/ventilation/désenfumage (dont la fonctionnalité des clapets et volets coupe-feu)
    Paratonnerre

    Par un technicien compétent ou organisme agréé

    Tous les 3 ans

    Système de sécurité incendie de catégorie « A »

    Par un organisme agréé

    Tous les 4 ans

    Paratonnerre

    Par un organisme agréé


    Les organismes ou les techniciens établissent un rapport de vérification dans lequel est précisé la conformité ou la non-conformité des installations ou des équipements aux dispositions qui étaient applicables au moment de la construction ou de l'aménagement.
    Ils annotent les dates de leurs vérifications sur le registre de maintenance.

     


    18.2. Exercices, information des occupants


    L'exploitant :
    ― organise au moins une fois tous les six mois pour l'ensemble du personnel occupant la tour de contrôle :
    ― un exercice d'évacuation, 
    ― des séances destinées à familiariser les occupants avec l'emploi des moyens de secours ;
    ― établit et affiche les consignes d'incendie dans les circulations horizontales communes près des accès aux escaliers et aux ascenseurs ;
    ― informe les occupants des conditions dans lesquelles est assurée la protection contre l'incendie de l'immeuble et leur rappelle l'importance du respect des diverses dispositions de sécurité.


    18.3. Travaux


    Certains travaux de transformation, d'entretien et de nettoyage qui sont susceptibles d'entraîner une gêne dans l'évacuation des personnes ou de créer des dangers d'éclosion et d'extension du feu sont soumis à autorisation dans les cas suivants :
    ― si la gêne doit excéder quarante-huit heures ;
    ― si les travaux nécessitent l'introduction d'appareils utilisant des combustibles liquides, solides ou gazeux en quantité excédant 21 kg ;
    ― si les travaux, quelle qu'en soit la durée, sont susceptibles d'entraver l'intervention des sapeurs-pompiers.
    La demande d'autorisation est présentée par l'exploitant un mois avant le début des travaux et précise éventuellement les conditions spéciales à observer après avis de la commission de sécurité. Une copie est transmise au centre de secours où l'immeuble est répertorié.
    En cas d'urgence, les travaux sont réalisés immédiatement sous réserve qu'une déclaration mentionnant la nature des travaux entrepris et les mesures compensatrices prises est adressée à la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité. Le centre de secours où la tour est répertoriée est immédiatement informé.
    Des rondes sont effectuées après chaque évacuation de chantier.
    Les travaux dangereux relèvent des dispositions prévues par l'arrêté du 19 mars 1993 pris en application de l'article R. 4512-7 du code du travail.
    Dans le cas où la durée des travaux est supérieure à vingt-quatre heures, l'exploitant fait une demande d'autorisation auprès du représentant de l'Etat en indiquant les précautions retenues. Elle est déposée quinze jours avant le début des travaux.
    Pour l'exécution des travaux par points chauds notamment des travaux de soudage oxyacéthylénique, un permis de feu est exigé.
    Lorsque les travaux par points chauds n'entraînent pas de demande d'autorisation précitée, les dispositions suivantes sont prises :
    ― autorisation signée par l'exploitant et visée par les ouvriers rappelant les précautions à prendre ;
    ― inspection des lieux après le travail.


    18.4. Interdictions diverses


    Il est interdit aux propriétaires, aux occupants et aux exploitants de :
    ― déposer des objets ou matériels dans les dégagements communs ;
    ― procéder à tous travaux ou modifications susceptibles de diminuer les qualités de réaction et de résistance au feu imposées par le présent cahier des charges (plancher, plafond, portes, etc.).


    INSTRUCTION TECHNIQUE RELATIVE AU DÉSENFUMAGE
    DANS LES IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR
    1. Objet


    L'article R. 122.9 du code de la construction et de l'habitation et l'article GH 25 du présent arrêté précisent que dans les immeubles de grande hauteur les compartiments voisins et les escaliers sont protégés de l'envahissement des fumées par un dispositif d'intercommunication avec le compartiment sinistré coupe-feu de degré deux heures ou EI 120. Ce même dispositif permet l'élimination rapide des fumées introduites lorsqu'il est utilisé pour un passage continu et prolongé de personnes.
    En outre, l'article GH 28 prévoit que les circulations horizontales communes et les locaux collectifs d'une superficie supérieure à 300 m² sont désenfumés.
    Ces prescriptions permettent de fixer les trois objectifs de la présente instruction :
    ― permettre aux occupants du compartiment sinistré de l'évacuer rapidement et de pouvoir gagner un espace protégé dans les meilleurs délais, sans être incommodés par les fumées et sans que celles-ci sortent de ce compartiment ;
    ― empêcher l'introduction de fumée dans les escaliers et les compartiments voisins, quels que soient l'évolution du sinistre et les incidents ultérieurs affectant le système de désenfumage ;
    ― permettre aux équipes de secours de repérer rapidement les foyers d'incendie et de procéder à leur extinction sans être gênés par l'opacité de la fumée.


    2. Principes


    La présente instruction indique les conditions à remplir et les résultats à obtenir par les deux systèmes de désenfumage définis ci-après pour que les objectifs définis au paragraphe 1 soient atteints :


    2.1. Solution A


    Soufflage dans l'escalier.
    Soufflage et extraction dans les dispositifs d'intercommunication.
    Soufflage et extraction dans la circulation horizontale commune.


    2.2. Solution B


    Soufflage dans l'escalier.
    Soufflage dans les dispositifs d'intercommunication.
    Passage de l'air entre les dispositifs d'intercommunication et la circulation horizontale commune au travers d'une bouche de transfert.
    Extraction et soufflage éventuel dans la circulation horizontale commune.
    Ces deux systèmes peuvent cohabiter au sein d'un même compartiment (solution A + B).
    Les dispositions de cette instruction n'excluent pas la possibilité de mettre en œuvre d'autres systèmes de désenfumage, sous réserve qu'ils aient reçu un avis favorable de la commission de sécurité.


    3. Dispositions communes aux deux systèmes
    3.1. Caractéristiques des équipements de désenfumage


    Les immeubles de grande hauteur sont équipés d'un système de sécurité incendie de catégorie A, option I.GH
    Le désenfumage est commandé automatiquement par la détection incendie installée dans les circulations horizontales communes. Cette commande automatique est doublée par la commande manuelle de l'unité de commande manuelle centralisée (UCMC) du centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI).
    La commande automatique des dispositifs de désenfumage des autres compartiments de l'immeuble desservis par le même réseau de désenfumage est neutralisée tant que n'a pas disparu la cause ayant provoqué la mise en route initiale (cf. GH 49 § 7. ).
    Toutefois, le désenfumage des autres parties de l'immeuble doit pouvoir être commandé manuellement à partir de l'UCMC.
    3.2 Caractéristiques des bouches d'amenée d'air, des bouches d'extraction de fumée, des volets de désenfumage des circulations horizontales communes
    Les bouches d'amenée d'air ont leur partie supérieure à un mètre au plus au-dessus du plancher ; elles sont de préférence implantées à proximité des portes d'accès aux dispositifs d'intercommunication et sont équipées de volets pare-flammes de degré une heure ou E 60, fermés en position d'attente.
    Les bouches d'extraction de fumée ont leur partie basse à 1,80 mètre au moins au-dessus du plancher et sont situées en totalité dans le tiers supérieur de la circulation. Le débouché de chaque conduit vertical d'extraction dans le compartiment est équipé d'un volet coupe-feu de degré deux heures ou EI 120 (i o), fermé en position d'attente.
    Les volets sont installés au droit des parois ou éléments fixes et coupe-feu de la construction.
    Les fabricants indiquent pour chaque type de volet les débits de fuite correspondant à chaque valeur de la dépression à laquelle ces appareils peuvent être soumis.
    Dans les circulations horizontales communes, la distance maximale entre deux bouches d'extraction de fumée, ou entre une bouche d'extraction de fumée et une bouche d'amenée d'air est de 10 mètres si le parcours est rectiligne, 7 mètres dans le cas contraire.
    Si des conduits horizontaux desservent les différentes bouches d'extraction de fumée, ils :
    ― sont réalisés en matériaux de catégorie M0 ou A2-s2, d0 et sont stables au feu de degré un quart d'heure ou R 15 ;
    ― permettent l'accès au volet du ou des conduits verticaux d'extraction ;
    ― ne dépassent pas une longueur de 20 mètres à partir du conduit vertical ;
    ― assurent à chaque bouche un débit égal, à 10 % près.
    Les distances maximales définies ci-dessus sont valables dans le cas de plafond sans obstacle. Elles sont diminuées dans le cas contraire.
    Dans les zones en cul-de-sac, la distance maximale entre une bouche d'extraction de fumée ou de soufflage et la porte d'un local est de 5 mètres.


    3.3. Caractéristiques des conduits de soufflage et d'extraction


    Les conduits sont réalisés en matériaux de catégorie M0 ou A2-s2, d0 et sont stables au feu de degré un quart heure. Les conduits d'amenée d'air sont des conduits de ventilation et assurent un coupe-feu de traversée de degré 120 minutes ou EI 120.
    Par contre, les conduits d'évacuation de fumée sont des conduits de désenfumage et essayés avec un feu intérieur. Leur degré de résistance au feu assure un coupe-feu d'une durée de deux heures ou EI 120.
    Ces exigences peuvent être assurées par la gaine dans laquelle ils sont placés, à condition qu'ils soient seuls dans cette gaine et que celle-ci présente un degré coupe-feu d'une durée de deux heures ou EI 120.
    De plus, ils présentent une étanchéité satisfaisante à l'air. A cet effet, leur débit de fuite total est inférieur à 20 % du débit exigé au niveau le plus défavorisé.
    Le réseau de désenfumage des circulations horizontales communes comprend au minimum deux conduits d'extraction.


    3.4. Caractéristiques des ventilateurs


    Chacun des conduits visé au paragraphe précédent est équipé d'un ventilateur qui lui est propre ; il en est de même pour les escaliers.
    Les ventilateurs de soufflage et d'extraction sont dimensionnés en fonction des caractéristiques du réseau desservi et pour un débit au moins égal au débit nominal augmenté d'un débit de fuite tolérable d'environ 20 %.
    Les ventilateurs sont commandés par un coffret de relayage.
    Les ventilateurs d'extraction sont classés F400 120.
    La liaison entre le ventilateur d'extraction et le conduit est en matériau de catégorie M0 ou A2-s2, d0.
    Ces deux dernières exigences ne concernent pas les ventilateurs de soufflage.
    L'état ouvert ou fermé du sectionneur des ventilateurs est reporté au poste central de sécurité incendie sur l'unité de signalisation du centralisateur de mise en sécurité incendie. Cette exigence est assurée par le coffret de relayage.
    Les canalisations électriques alimentant les ventilateurs de désenfumage répondent aux dispositions de l'article GH 44.
    Les ventilateurs d'extraction sont installés, soit à l'extérieur du bâtiment, soit dans un local technique séparé des volumes adjacents par des parois coupe-feu de degré une heure ou REI 60. La porte d'accès est coupe-feu de degré une demi-heure et équipée d'un ferme-porte ou EI 30 - C. La ventilation du local est compatible avec le fonctionnement des différents matériels installés dans ce local.
    Toutes dispositions sont prises pour que les fumées évacuées vers l'extérieur ne puissent être reprises par les ventilateurs de soufflage, quelle que soit l'orientation du vent.


    3.5. Mise en route des ventilateurs


    La mise en route de l'ensemble des ventilateurs s'effectue avec une temporisation maximale de 30 secondes afin de permettre le fonctionnement des dispositifs actionnés de sécurité (volets, portes, clapets, trappes à fermeture automatique) assurant le désenfumage et le compartimentage de la zone concernée.


    3.6. Mise à l'arrêt des ventilateurs
    (processus de mise en sécurité actionné)


    Chaque ventilateur de désenfumage est mis à l'arrêt et remis en service (commande sapeurs-pompiers) depuis l'endroit où se trouve sa commande manuelle de mise en sécurité. Cette fonction n'est obtenue qu'au niveau d'accès 2 au sens de la norme NF S 61-931 avril 2004 et est signalée en tant qu'anomalie sur l'unité de signalisation.


    3.7. Réarmement des coffrets de relayage


    Le réarmement des coffrets de relayage des ventilateurs de désenfumage est réalisé au niveau d'accès 2 soit depuis le poste central de sécurité incendie soit depuis le local technique où sont implantés ces coffrets de relayage ou les ventilateurs.


    4. Dispositions spécifiques à chaque système
    4.1. Solution A


    Les bouches d'amenée d'air des dispositifs d'intercommunication ont leur bord supérieur à 1 mètre au plus au-dessus du plancher.
    Les bouches d'extraction de fumée des dispositifs d'intercommunication ont leur partie basse à 1,80 mètre au moins au-dessus du plancher et sont situées en totalité dans le tiers supérieur du dispositif.
    Les bouches d'amenée d'air et d'extraction de fumée des dispositifs d'intercommunication sont équipées de volets pare-flammes de degré une heure ou E 60, fermés en position d'attente.
    Les débits d'amenée d'air et d'extraction de fumée dans les dispositifs d'intercommunication sont au minimum de 0, 20 mètre-cube par seconde par mètre-carré de surface de ces derniers. Les dispositifs d'intercommunication devant toujours être en surpression par rapport à la circulation horizontale commune, le débit d'amenée d'air est légèrement supérieur au débit d'extraction de fumée.


    4.2. Solution B


    Les bouches d'amenée d'air des dispositifs d'intercommunication ont leur bord inférieur à une hauteur minimale de 1,80 mètre du plancher. Elles sont équipées de volets pare-flammes de degré une heure ou E 60, fermés en position d'attente.
    Les bouches de transfert permettant le passage d'air entre le dispositif d'intercommunication et la circulation horizontale commune ont leur bord supérieur à une hauteur maximale de 0,70 mètre du plancher et une surface minimale de 20 dm². Elles sont équipées de volets de transfert pare-flamme de degré une heure ou E 60, ouverts en position d'attente et de fonctionnement.
    De plus, des déclencheurs thermiques sont installés en partie haute des baies des volets qu'ils commandent et situés côté compartiment. Tout défaut de position d'attente de ce volet est signalé sur l'unité de signalisation du système de mise en sécurité incendie dans la fonction désenfumage.


    5. Calculs et mesures
    5.1. Conditions à respecter


    Tous les calculs sont faits en considérant que l'air est dans les conditions normales :
    ― température : 20 °C ;
    ― masse volumique : 1,2 kg/m³.
    Les calculs de désenfumage des circulations horizontales communes sont faits sur la base du compartiment. Dans le cas où ce compartiment est constitué de plusieurs niveaux, les calculs sont faits pour la totalité des niveaux, mais la mise en route du désenfumage se fait par niveau dans les conditions précisées à l'article GH 49.
    Les calculs et mesures ne sont pas réalisés dans les portes des escaliers situées au niveau le plus élevé d'accès des piétons.


    5.2. Calculs


    Le calcul des caractéristiques de l'installation permet d'obtenir dans chaque compartiment une différence entre les pressions relatives des escaliers et de la circulation horizontale commune comprise entre 20 pascals (valeur minimale pour empêcher le passage des fumées vers l'escalier) et 80 pascals (valeur maximale pour pouvoir ouvrir les portes des dispositifs d'intercommunication). Ces calculs sont effectués en considérant les portes fermées et en tenant compte de la perméabilité de la construction et des conduits. Dans tous les cas, les différences entre les pressions relatives des escaliers et des dispositifs d'intercommunication, d'une part, et des dispositifs d'intercommunication et des circulations horizontales communes d'autre part, ne sont pas supérieures à 80 pascals.
    Les débits d'amenée d'air dans la circulation horizontale commune sont au minimum de 1 mètre cube par seconde par bouche avec une vitesse ne dépassant pas 5 mètres par seconde.
    Par ailleurs, pour chaque compartiment, les ventilateurs d'extraction sont dimensionnés afin que la somme calculée des débit potentiels d'extraction soit au moins égale à 1, 3 fois la somme calculée des débits potentiels de soufflage des ventilateurs d'amenée d'air (débit provenant des escaliers, des dispositifs d'intercommunication et des différentes bouches). Ce débit est équi-réparti, à 10 % près, entre les différentes bouches d'extraction ; il n'est pas inférieur à 1 mètre cube par seconde et par bouche.
    Les débits d'amenée d'air et d'extraction permettent d'obtenir, les portes des dispositifs d'intercommunication avec les escaliers étant ouvertes, les vitesses moyennes de passage d'air minimales suivantes (ces mesures étant effectuées dans l'encadrement des portes du niveau concerné, toutes les autres portes des escaliers devant être fermées) :


    SOLUTION

    ESCALIER/DISPOSITIF D'INTERCOMMUNICATION

    DISPOSITIF D'INTERCOMMUNICATION/COULOIR

    A

    0,5 m/s

    0,5 m/s

    B

    0,5 m/s

    1 m/s


    En dérogation, lorsque les portes des dispositifs d'intercommunication sont d'une largeur de deux unités de passage, les valeurs de 0,5 m/s et de 1 m/s sont ramenées respectivement à 0,3 m/s et 0,6 m/s.

     


    5.3. Mesures de pression et de débit


    Les mesures des différences de pressions sont effectuées avec tous les volets en position normale de fonctionnement, les portes des dispositifs d'intercommunication étant fermées.
    La mesure des débits est effectuée indépendamment pour chacune des bouches de la circulation horizontale commune, les portes de communication entre compartiments et escaliers étant ouvertes. Toutes les autres portes des escaliers sont fermées.
    Le rapport entre le débit total mesuré d'extraction et le débit total mesuré d'amenée d'air est toujours supérieur à 1.


    A N N E X E
    SCHÉMAS DÉSENFUMAGE



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 1a : implantation des bouches d'amenée d'air et d'extraction dans les circulations horizontales rectilignes.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 1b : implantation des bouches d'amenée d'air et d'extraction dans les circulations horizontales non rectilignes.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 1c : implantation des bouches d'amenée d'air et d'extraction dans les circulations horizontales en cul-de-sac.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 1d : implantation des bouches d'amenée d'air et d'extraction dans les circulations horizontales, extraction par traînasse en plafond.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 2a : solution A. ― Principales caractéristiques.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 2b : Solution A. ― Coupe circulation horizontale commune.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 2c : Solution A. ― Coupe dispositif d'intercommunication.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 2d : Solution A. ― Emplacement des ventilateurs.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 3a : Solution B. ― Principales caractéristiques.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19



    Figure 3b : Solution B. ― Coupe circulation horizontale commune et dispositif d'intercommunication.



    Vous pouvez consulter le tableau dans le 
    JOn° 15 du 18/01/2012 texte numéro 19

     


    Figure 3c : Solution B. ― Emplacement des ventilateurs.


    INSTRUCTION TECHNIQUE RELATIVE À L'ÉVALUATION DE LA CHARGE CALORIFIQUE DANS LES IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR
    La présente instruction a pour but de préciser les règles d'exécution de l'évaluation de la charge calorifique prévue par les articles GH 5 et GH 61 du présent arrêté et d'en commenter certains articles :


    Article 1er 
    Objectif de l'évaluation


    L'évaluation a pour objectif de déterminer la charge calorifique des éléments mobiliers et des éléments d'aménagement des parties privatives ou communes d'un immeuble de grande hauteur. Cette valeur est ensuite à comparer aux valeurs maximales admises par la réglementation.


    Article 2
    Terminologie


    En complément des définitions données par l'article GH 3, les terminologies suivantes sont à retenir :
    Pouvoir calorifique d'un matériau combustible : dégagement calorifique en MJ d'un kilogramme de matériau lors de sa combustion complète. Cette valeur est exprimée en MJ/kg.
    Charge calorifique volumique : pour des raisons d'application pratique, la charge calorifique volumique est la charge calorifique d'un matériau, produit ou système, par unité de volume de celui-ci. Elle est exprimée en MJ/m³.
    Surface de référence d'un local : la surface est déterminée entre les parois verticales et le nu intérieur des façades. Elle comprend les surfaces occupées par les aménagements fixes (placards, habillages décoratifs, etc.).


    Article 3
    Eléments concernés par l'évaluation


    Les éléments à prendre en compte pour l'évaluation du potentiel calorifique sont :
    ― les éléments mobiliers ;
    ― les éléments d'aménagements intérieurs combustibles non pris en compte dans le cadre des articles GH13 et GH 16 (revêtements de sol, faux planchers, cloisons mobiles, revêtements des parois latérales, faux plafonds, stores intérieurs, stores...).
    Sont exclus :
    ― les éléments de construction qu'ils soient mis en œuvre à la construction et à l'occasion de réaménagements lorsqu'ils sont pris en compte dans le cadre de l'article GH 16, tels que les portes des éléments de rangement, les éléments d'occultation, faux planchers, faux plafonds, cloisons mobiles ainsi que les installations ou aménagements techniques fixes ;
    ― les éléments mobiliers ou d'aménagements intérieurs de catégorie M0 ou classés A1 ou A2 en réaction au feu.


    Article 4
    Documents à fournir


    Les documents suivants sont à fournir par le demandeur :
    ― plans comportant le repérage des limites de compartiments et de leurs recoupements, les indications de la résistance au feu des parois verticales et des surfaces de référence ;
    ― la justification de la charge calorifique définie à l'article GH 16 avec la liste des différents éléments pris en compte ;
    ― tout autre document pouvant être utile à l'évaluation.


    Article 5
    Méthode d'inventaire des éléments pris en compte


    L'inventaire prend en compte, sauf précisions particulières, les seuls éléments définis à l'article 3 et présents lors de l'évaluation.


    Article 6
    Méthode d'évaluation


    L'évaluation concerne, pour le mobilier et les éléments d'aménagement, la charge calorifique du contenant et du contenu.
    Il peut être admis d'estimer la charge calorifique du contenu à la charge maximale en particulier lorsque l'examen visuel n'est pas possible.
    Calcul de la charge calorifique :
    1re étape : l'évaluation de la charge calorifique de chaque élément mobilier est établie par l'une ou plusieurs des méthodes suivantes :
    ― suivant les référentiels prédéfinis en annexes 1 et 2 ;
    ― à partir des justificatifs fournis par le fabricant ;
    ― en déterminant les produits de la charge calorifique par le poids ou par le volume de chaque matériau :
    ― charge calorifique (MJ) = pouvoir calorifique (MJ/kg) × poids (kg) ;
    ― charge calorifique (MJ) = pouvoir calorifique (MJ/m³) × volume (m³).
    2e étape : l'évaluation de la charge calorifique dans un local ou un volume d'un compartiment est définie en additionnant les charges calorifiques de chaque élément mobilier qui s'y trouve.
    3e étape : lorsqu'il existe un local spécifiquement aménagé suivant GH 61 § 3, sa charge calorifique est rapportée à l'unité de surface considérée (MJ/m²) puis comparée aux valeurs autorisées.
    4e étape : la charge calorifique du compartiment est la somme des charges calorifiques des volumes et locaux le composant, excepté les locaux spécifiquement aménagés suivant GH 61 § 3, divisée par la surface considérée (MJ/m²). Le résultat de la valeur obtenue est ensuite comparé aux valeurs autorisées.


    A N N E X E 1
    GRILLE DE RÉFÉRENCE PAR MATÉRIAU DE BASE

     


    LIBELLÉ DES MATÉRIAUX

    MÉGAJOULES

    ABS (plastique) (1 kg)

    36

    Bois (1 kg)

    17

    Bois (1 dm³)

    12,7

    Caoutchouc (1 kg)

    36

    Polycarbonate (1 kg)

    29

    Cuir (1 kg)

    18

    Plexiglas (1 kg)

    24

    Revêtement de sol en PVC (1 kg)

    20,5

    Revêtement de sol en PVC (1 m² épaisseur 1,8 mm)

    61,5

    Dossier en mètre linéaire

    255 à 300

    Armoire électrique (1 m³)

    500

     


    A N N E X E 2
    GRILLE DE RÉFÉRENCE DES VALEURS MOBILIÈRES


    Ces valeurs ne peuvent être utilisées que pour le mobilier correspondant à la description.


    LIBELLÉ DU MOBILIER

    MÉGAJOULES

    Bureau 120 × 60 simple placage

    33

    Bureau 120 × 60 épaisseur 16 mm

    134

    Bureau 120 × 60 épaisseur 22 mm

    167

    Bureau 120 × 60 épaisseur 30 mm

    201

    Bureau 120 × 60 tout bois 1 bloc tiroir

    586

    Bureau 160 × 80 simple placage

    50

    Bureau 160 × 80 épaisseur 16 mm

    234

    Bureau 160 × 80 épaisseur 22 mm

    318

    Bureau 160 × 80 épaisseur 30 mm

    368

    Bureau 160 × 80 tout bois 1 bloc tiroir

    837

    Bureau 160 × 80 tout bois 2 bloc tiroir

    1 004

    Bureau 200 × 100 simple placage

    67

    Bureau 200 × 100 épaisseur 16 mm

    352

    Bureau 200 × 100 épaisseur 22 mm

    485

    Bureau 200 × 100 épaisseur 30 mm

    670

    Bureau 200 × 100 tout bois 1 bloc tiroir

    1 507

    Bureau 200 × 100 tout bois 2 bloc tiroir

    1 758

    Bureau divers

    A estimer par le vérificateur

    table 40 × 50 simple placage

    17

    table 40 × 50 épaisseur 16 mm

    33

    table 40 × 50 épaisseur 22 mm

    50

    table 40 × 50 épaisseur 30 mm

    67

    Table 60 × 120 simple placage

    33

    Table 60 × 120 épaisseur 16 mm

    134

    Table 60 × 120 épaisseur 22 mm

    167

    Table 60 × 120 épaisseur 30 mm

    234

    Table 80 × 140 simple placage

    50

    Table 80 × 140 épaisseur 16 mm

    201

    Table 80 × 140 épaisseur 22 mm

    268

    Table 80 × 140 épaisseur 30 mm

    368

    Table 80 × 180 simple placage

    50

    Table 80 × 180 épaisseur 16 mm

    251

    Table 80 × 180 épaisseur 22 mm

    352

    Table 80 × 180 épaisseur 30 mm

    485

    Table 100 × 200 simple placage

    67

    Table 100 × 200 épaisseur 16 mm

    352

    Table 100 × 200 épaisseur 22 mm

    485

    Table 100 × 200 épaisseur 30 mm

    670

    Table trapèze (60 × 120)x80 épaisseur 16 mm

    117

    Table trapèze (60 × 120)x80 épaisseur 22 mm

    167

    Table ronde diamètre 80 épaisseur 16 mm

    84

    Table ronde diamètre 80 épaisseur 22 mm

    117

    Table ronde diamètre 80 épaisseur 30 mm

    167

    Table ronde diamètre 100 épaisseur 16 mm

    134

    Table ronde diamètre 100 épaisseur 22 mm

    184

    Table ronde diamètre 100 épaisseur 30 mm

    268

    Table ronde diamètre 120 épaisseur 16 mm

    201

    Table ronde diamètre 120 épaisseur 22 mm

    268

    Table ronde diamètre 120 épaisseur 30 mm

    385

    Table ronde diamètre 140 épaisseur 16 mm

    268

    Table ronde diamètre 140 épaisseur 22 mm

    368

    Table ronde diamètre 140 épaisseur 30 mm

    519

    Table divers

    A estimer par le vérificateur

    Caisson mobile plateau bois 70 × 43 épaisseur 22 mm

    84

    Caisson mobile tout bois

    419

    Caisson métallique

    Contenu à estimer par le vérificateur

    Caisson mobile divers

    A estimer par le vérificateur

    Chaise simple

    67

    Fauteuil simple

    117

    Siège avec coque ABS

    167

    Fauteuil direction

    201

    Chauffeuse

    201

    Siège divers

    A estimer par le vérificateur

    Etagère métallique

    Contenu A estimer par le vérificateur

    Etagère divers

    A estimer par le vérificateur

    Armoire bois 1 module ( 60 × 180)

    971

    Armoire bois 2 modules

    1 423

    Armoire bois 3 modules

    2 310

    Armoire bois 4 modules

    3 164

    Armoire métallique

    Contenu à estimer par le vérificateur

    Armoire divers

    A estimer par le vérificateur

    Placard bois (L 80 × H 80 × P 50) épaisseur 22 mm

    703

    Placard bois (L 120 × H 80 × P 50) épaisseur 22 mm

    1 055

    placard bois (L 160 × H 80 × P 50) épaisseur 22 mm

    1 423

    Placard métallique

    Contenu à estimer par le vérificateur

    Placard divers

    A estimer par le vérificateur

    1 mètre linéaire de papier format A4

    670

    Ramette A4 (80 gr) 500 feuilles

    41

    Téléphone

    33

    Minitel

    50

    Terminal écran clavier

    134

    Imprimante petit modèle/fax

    84

    Imprimante grand modèle

    301

    Photocopieur petit modèle/papier compris

    134

    Photocopieur moyen modèle/papier compris

    251

    Photocopieur grand modèle/papier compris

    419

    Réfrigérateur petit modèle

    100

    Réfrigérateur grand modèle

    201

    Placard sous évier 2 portes

    904

    Placard sous évier 3 portes

    1 172

    Téléviseur 40 cm

    100

    Téléviseur 55 cm

    151

    Téléviseur 70 cm

    201

    Téléviseur 90 cm

    268

    Corbeille courrier plastique

    17

    Corbeille papier plastique (petite)

    33

    Corbeille papier plastique (grande)

    84

    Cassette VHS/informatique

    15

    Bande informatique petit modèle

    17

    Bande informatique grand modèle

    84

    Dalle de faux plancher informatique

     

    Divers mobilier

    A estimer par le vérificateur

    Lit médical

    419

    Lit de 90 préparé (matelas, oreiller, draps, couverture)

    636

    Matelas 90 × 200

    502

    Matelas 70 × 140

    201

    Matelas 140 × 200

    770

    Drap

    17

    Couverture

    67

    Traversin/oreiller

    17

    Taie d'oreiller (5 pièces)

    17

    Alèse (2 pièces)

    17

    Tapis de bain (2 pièces)

    17

    Drap de bain

    84

    Serviettes (4 pièces)

    17

    Gants de toilette (10 pièces)

    17

    Boîtes de mouchoirs (10 pièces)

    33

    Papier hygiénique (10 pièces)

    33

     


Fait le 30 décembre 2011.


Le ministre de l'intérieur,

de l'outre-mer, des collectivités territoriales

et de l'immigration,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général

de la sécurité civile

et de la gestion des crises,

J.-P. Kihl

La ministre de l'écologie,

du développement durable,

des transports et du logement,

Pour la ministre et par délégation :

Le directeur de l'habitat,

de l'urbanisme et des paysages,

E. Crépon

Le garde des sceaux,

ministre de la justice et des libertés,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur des affaires civiles

et du sceau,

L. Vallée

Le ministre de l'économie,

des finances et de l'industrie,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général de la compétitivité,

de l'industrie et des services,

L. Rousseau

Le ministre du travail,

de l'emploi et de la santé,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général du travail,

J.-D. Combrexelle

Le ministre de l'enseignement supérieur

et de la recherche,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général

pour l'enseignement supérieur

et l'insertion professionnelle,

P. Hetzel

Le ministre de la culture

et de la communication,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général des patrimoines,

P. Belaval

Le secrétaire d'Etat

auprès de la ministre de l'écologie,

du développement durable,

des transports et du logement,

chargé du logement,

Pour le secrétaire d'Etat

et par délégation :

Le directeur de l'habitat,

de l'urbanisme et des paysages,

E. Crépon

 

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24 juillet 2018

RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES Code du travail Légifrance

 

Code du travail pour les Etablissements Recevant des travail

Code du travail

 

Article R4141-1


La formation à la sécurité concourt à la prévention des risques professionnels. 
Elle constitue l'un des éléments du programme annuel de prévention des risques professionnels prévu au 2° de l'article L. 4612-16.

 

Article L4141-2

L'employeur organise une formation pratique et appropriée à la sécurité au bénéfice :

 

1° Des travailleurs qu'il embauche ;

 

2° Des travailleurs qui changent de poste de travail ou de technique ;

 

3° Des salariés temporaires, à l'exception de ceux auxquels il est fait appel en vue de l'exécution de travaux urgents nécessités par des mesures de sécurité et déjà dotés de la qualification nécessaire à cette intervention ;

 

4° A la demande du médecin du travail, des travailleurs qui reprennent leur activité après un arrêt de travail d'une durée d'au moins vingt et un jours.

 

Cette formation est répétée périodiquement dans des conditions déterminées par voie réglementaire ou par convention ou accord collectif de travail.

 

Article R4141-3-1

L'employeur informe les travailleurs sur les risques pour leur santé et leur sécurité. Cette information porte sur :

1° Les modalités d'accès au document unique d'évaluation des risques, prévu à l'article R. 4121-1 ;

2° Les mesures de prévention des risques identifiés dans le document unique d'évaluation des risques ;

3° Le rôle du service de santé au travail et, le cas échéant, des représentants du personnel en matière de prévention des risques professionnels ;

4° Le cas échéant, les dispositions contenues dans le règlement intérieur, prévues aux alinéas 1° et 2° de l'article L. 1321-1 ;

5° Les consignes de sécurité incendie et instructions mentionnées à l'article R. 4227-37 ainsi que l'identité des personnes chargées de la mise en œuvre des mesures prévues à l'article R. 4227-38.

 

 

Article R4141-11


La formation à la sécurité relative aux conditions de circulation des personnes est dispensée sur les lieux de travail.
Elle a pour objet d'enseigner au travailleur, à partir des risques auxquels il est exposé :
1° Les règles de circulation des véhicules et engins de toute nature sur les lieux de travail et dans l'établissement ;
2° Les chemins d'accès aux lieux dans lesquels il est appelé à travailler ainsi qu'aux locaux sociaux ;
3° Les issues et dégagements de secours à utiliser en cas de sinistre ;
4° Les consignes d'évacuation, en cas notamment d'explosion, de dégagements accidentels de gaz ou liquides inflammables ou toxiques, si la nature des activités exercées le justifie.

 

Article R4141-12


En cas de modification des conditions habituelles de circulation sur les lieux de travail ou dans l'établissement ou de modification des conditions d'exploitation présentant notamment des risques d'intoxication, d'incendie ou d'explosion, l'employeur procède, après avoir pris toutes mesures pour satisfaire aux dispositions de l'article L. 4221-1 relatives à l'utilisation des lieux de travail, à l'analyse des nouvelles conditions de circulation et d'exploitation. 
L'employeur organise, s'il y a lieu, au bénéfice des travailleurs intéressés, une formation à la sécurité répondant aux dispositions de l'article R. 4141-11.

 

 

Article R4141-13


La formation à la sécurité relative aux conditions d'exécution du travail a pour objet d'enseigner au travailleur, à partir des risques auxquels il est exposé :
1° Les comportements et les gestes les plus sûrs en ayant recours, si possible, à des démonstrations ;
2° Les modes opératoires retenus s'ils ont une incidence sur sa sécurité ou celle des autres travailleurs ;
3° Le fonctionnement des dispositifs de protection et de secours et les motifs de leur emploi.

 

Article R4141-17


La formation à la sécurité sur les dispositions à prendre en cas d'accident ou de sinistre a pour objet de préparer le travailleur à la conduite à tenir lorsqu'une personne est victime d'un accident ou d'une intoxication sur les lieux du travail.

 

Article R4227-28


L'employeur prend les mesures nécessaires pour que tout commencement d'incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l'intérêt du sauvetage des travailleurs.

 

Article R4227-29


Le premier secours contre l'incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement.
Il existe au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d'une capacité minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher.
Il existe au moins un appareil par niveau.
Lorsque les locaux présentent des risques d'incendie particuliers, notamment des risques électriques, ils sont dotés d'extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés aux risques.

 

Article R4227-38

La consigne de sécurité incendie indique :


1° Le matériel d'extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses abords ;


2° Les personnes chargées de mettre ce matériel en action ;


3° Pour chaque local, les personnes chargées de diriger l'évacuation des travailleurs et éventuellement du public ;


4° Les mesures spécifiques liées à la présence de personnes handicapées, et notamment le nombre et la localisation des espaces d'attentes sécurisés ou des espaces équivalents ;


5° Les moyens d'alerte ;


6° Les personnes chargées d'aviser les sapeurs-pompiers dès le début d'un incendie ;


7° L'adresse et le numéro d'appel téléphonique du service de secours de premier appel, en caractères apparents ;


8° Le devoir, pour toute personne apercevant un début d'incendie, de donner l'alarme et de mettre en œuvre les moyens de premier secours, sans attendre l'arrivée des travailleurs spécialement désignés.

NOTA : 

Décret n° 2011-1461 du 7 novembre 2011, article 9 : Les dispositions du présent décret sont applicables :
1° Aux opérations de construction d'un bâtiment neuf ou de construction d'une partie neuve d'un bâtiment existant pour lesquelles une demande de permis de construire ou une déclaration préalable est déposée plus de six mois après la date de publication du présent décret ;
2° Aux opérations de construction d'un bâtiment neuf ou de construction d'une partie neuve d'un bâtiment existant ne nécessitant ni permis de construire ni déclaration préalable, dont le début des travaux est postérieur de plus de six mois à la date indiquée ci-dessus.

 

 

 

Article R4227-39


La consigne de sécurité incendie prévoit des essais et visites périodiques du matériel et des exercices au cours desquels les travailleurs apprennent à reconnaître les caractéristiques du signal sonore d'alarme générale, à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires.
Ces exercices et essais périodiques ont lieu au moins tous les six mois. Leur date et les observations auxquelles ils peuvent avoir donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la disposition de l'inspection du travail.

 

 

 

15 juin 2018

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Je vous propose de vous faire profiter de mon site pour déposer :
 
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Bonjour, je m'appelle Agnès, j'ai 38 ans, je suis nounou et je vais, sur ce blog, vous faire découvrir mon métier passionnant accompagnée des petits lutins que je garde. amusez-vous bien et bonne visite.

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14 juin 2018

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28 novembre 2015

module 4 cours pdf SSIAP1

 

Module 4

Rôle et missions des agents de sécurité incendie

           

 

 

MISSIONS DU SERVICE DE SECURITE INCENDIE


Les missions, l’emploi et la qualification du personnel permanent des services de sécurité incendie des ERP et des IGH sont définis par l’arrêté du 2 mai 2005 modifié

 

 

 

 

 


5 - REPARTITIONS

SOMMAIRE

 

 

Présentation des consignes de sécurité et Main courante

1) Consignes     /     2)  Main courantes

 

 

 

Conformément à l’article R.123-51 du Code de Construction et de l'Habitation, les diverses consignes générales et particulières établies en cas d’incendie doivent figurées dans le registre de sécurité.

 

Des consignes précises, destinées aux personnels de l’établissement et constamment mises à jour, doivent être affichées sur des supports fixes et inaltérables.


IL EXISTE DEUX TYPES DE CONSIGNES :

1. Les consignes générales
2. Les consignes particulières

1 - LES CONSIGNES GENERALES ;
Elles concernent :
→ Les modalités d'appel des sapeurs-pompiers
→ Les dispositions à prendre pour assurer la sécurité du public et du personnel
→ La mise en œuvre des moyens de secours de l’établissement
→ L’accueil et le guidage des sapeurs-pompiers

1 - LES CONSIGNES PARTICULIERES ;

Elles concernent le service de sécurité, des services tel le standard, le personnel qui occupe des locaux spécifiques (chaufferie, cuisines, etc.) pour lesquels des mesures spécifiques sont à prendre (coupure d’urgence du gaz, de l’alimentation en carburant, de l’électricité, etc.). Elles sont donc spécifiques à certaines catégories de personnes 

 

 



 La main courante est un document officiel relatant la vie d’un établissement, elle ne doit pas être vue par des personnes étrangères au service.

 Tous les évènements et toutes les interventions devront y être notés de façon claire et précise (heure, endroit, nom des personnes impliquées, issue de l’intervention, établissement d’une fiche). 

 Lors de la relève, les agents doivent prendre connaissance des derniers événements et des consignes particulières. 

Informations renseignées

→ Notations des prises et des fins de services des agents
→ Etat du poste de garde
→ Prise en compte du matériel du poste et consignes particulières

Inscriptions impératives

→ Incident et anomalie
→ Les interventions de sûreté
→ Les déclenchements d’alarmes et appels des services de secours
→ Les mouvements des ADS à l’intérieur du site
→ Les passages ou contrôles (direction, commission de sécurité, etc.)

Ce document est visé chaque jour par le chef de service de sécurité incendie ou son représentant. 

La rédaction

→ L’écriture doit être lisible, sans ratures ni commentaires personnels.
→ Pas d’utilisation de correcteur, en cas d’erreur il faut rayer proprement et reprendre la rédaction.
→ Ne jamais oublier que ce document pourra éventuellement être produit devant un tribunal. 

Il existe des mains courantes papiers, d’autres électroniques.

 

 

 

                                   POSTE DE SECURITE

 

 

 

Un poste de sécurité doit être mis à disposition exclusive du personnel chargé de la sécurité incendie. Il doit être occupé en permanence par une personne au moins.

Il doit être :

- Facile d’accès
- Placé au niveau d’arrivée des secours extérieurs
- Relié au centre de secours des SP par un moyen de transmission rapide et sûr

Il doit recevoir les alarmes restreintes transmises par poste téléphonique, avertisseurs manuels et installations de détection ou d’extinction automatique. De plus on doit retrouver les commandes manuelles des dispositifs d’alarme et de désenfumage mécanique. 

 Le PCS et ses accès doivent être convenablement protégés contre l’incendie.
 Pendant la présence du public, un représentant de la direction doit se trouver dans l’établissement. 

MATERIELS DU POSTE DE SECURITE

→ Le système de sécurité incendie (SSI)
→ La ligne directe d’appel des secours (téléphone rouge)
→ Les appareils de transmission
→ Le petit matériel de rechange (ampoule de rechange BAES, glace de BBG, etc.)
→ Trousse de premier secours
→ Divers matériels (lampe, appareil de respiration isolant ARI, gants, etc.)

UNITE D'AIDE A L'EXPLOITATION

 Dans certains cas, en supplément du SSI, le PCS est équipé d’une unité d’aide à l’exploitation (UAE). 
Cet outil informatique dispose de logiciels qui permettent la localisation et la gestion des équipements techniques liées à l’exploitation du site :

 

- Les ascenseurs
- Le système anti-intrusion
- Les chambres froides
- Le contrôle d’accès
- L’éclairage de l’établissement
- La détection incendie

L’agent de sécurité incendie doit suivre une formation pratique afin de maîtriser cet outil et être capable d’analyser les problèmes. Des consignes claires doivent être établies et tenues à jours. 
De plus, divers reports d’alarme devront être exploités au PCS : les alarmes sprinklers (démarrage diesel, passage d’eau, fermeturede vanne d’arrêt, etc.), le défaut d’alimentationde secours et le niveau de carburant des groupes électrogènes. 

DOCUMENTS PRESENT AU POSTE DE SECURITE

- La main courante 
- Les registres de contrôle 
- Le registre de sécurité 

Le registre de sécurité est un document imposé par l’article R.123-51 du CCH. 
Il stipule que dans les ERP doit être tenu un registre sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité et, en particulier


L’état du personnel chargé du service de sécurité incendie.
Les diverses consignes générales et particulières, établies en cas d’incendie.
Les dates des divers contrôles et vérifications ainsi que les observations auxquelles ceux-ci ont donné lieu. 
Les dates des travaux d’aménagement et de transformation, leur nature, les noms du ou des entrepreneurs et s’il y à lieu, de l’architecte ou du technicien chargé de surveiller les travaux. 
Tous les documents relatifs à la sécurité des personnes et des biens sont annexés à ce registre.
Il doit être tenu à la disposition de la Commission de Sécurité

 

 


Lors de la relève de l’agent sur place ou en tout cas, dès la prise de poste,  un ensemble d’éléments  doivent être contrôlés et vérifiés.

Dans un premier temps, l’agent prenant le poste reçoit les consignes particulières de  l’agent sortant. 

Il convient ensuite de remplir la main courante (l’agent sortant signe  ou non, l’agent entrant signeet indique  l’heure de son arrivée etdu départ de son collègue). 

Après le départ de celui-ci, il est essentiel de faire une vérification du matériel présent dans le PCS afin d’aborder les incidents du quotidien de manière optimale :

- Présence et fonctionnement des moyens de communication ,radio ,téléphone urbain,etc….
- Présence et fonctionnement des appareils informatiques et techniques , ordinateur ( main courante informatiser )
- Présence des clés et badges utile au déplacement de l’agent ( armoire à clés, badge visiteur ou personnel).

Toute anomalie constatée doit être consignée dans la main courante et, selon le dysfonctionnement, immédiatement signalé aux supérieurs hiérarchiques ou aux organismes techniques liés. 

A sa prise de service l’agent doit aussi prendre en compte les différents documents à sa disposition : main courante, consignes générales permanentes et particulières, consignes spécifiques ponctuelles ainsi que les divers registres dont il a le suivi (registre des clés, des appels téléphoniques, techniques, etc.). 

Selon certains sites, l’agent doit également savoir sur quel personnel il peut compter en cas de sinistre. A cet effet il doit vérifier la présence du personnel prévu et leur qualification : équipes locales de sécurité. Tout au long de son service il doit également connaître l’état de disponibilité de ses intervenants et leur position. 

 



La gestion des clés peut paraître anodine mais elle pose en réalité de véritables problèmes sur certains sites à risques : perte de clés donnant accès à des locaux importants, prêt de clés non autorisés, clés cassées et non remplacées, etc. 

Il existe des systèmes de contrôle et de gestion électronique de clés



 


Fonctionnant de manière totalement autonome grâce au clavier et à l’écran intégrés ou en réseau informatique, elle est évolutive jusqu’à 120 clés. Ainsi, plusieurs milliers de clés peuvent être gérés avec des armoires en réseau.


Pour mettre en place une ou plusieurs armoires de gestion des clés, les objectifs devront être les suivants :

- Contrôler tous les  mouvements de clés en exigeant une identification pour tout utilisateur.
- Supprimer une mise  à jour manuscrite lourde et source potentielle d’erreurs tout en dégageant du temps.
- Editer des rapports  permettant de connaître à  tout moment les mouvements.
- Anticiper les extensions possibles par des  systèmes et équipements évolutifs.
- Avoir la possibilité de savoir en permanence qui a ou a eu réellement les clés.
- Distribuer aux personnes autorisées  uniquement.
- Permettre des recherches  rapides dans les historiques.
- Supprimer le dépôt de pièces  d’identité pour les personnes extérieures en  instaurant une distribution automatique identifiée des clés  ou badges et en évitant qu’ils  ne sortent du site.
- Pouvoir gérer plusieurs sites  depuis un seul PC de sorte que ceci  permette au responsable d’un site de s’absenter et de basculer sa supervision sur celle d’un autre site. 

RONDES DE SECURITE ET DE SURVEILLANCE DES TRAVAUX

 

 

 

Les rondes ont pour but de prévenir et de détecter les risques d’incendies y compris dans les locaux inoccupés.
Selon le site, les consignes de rondes et les éléments à contrôler varient sensiblement. 

L’agent doit avoir une parfaite connaissance de son site (locaux à risque, emplacement des arrêts d’urgence, emplacementdesorganes de coupure des fluides, etc).

Les rondes de sécurité doivent être effectuées, à la prise de service, pendantla présence du public et à lafermeture de l’établissement :

Avant : pour vérifier la possibilité d’accès aux issues de secours, l’état des moyens de secours (SSI fonctionnel, équipe de sécurité complète, moyens d’extinction à disposition, etc.). 
Pendant : pour vérifier le respect des consignes d’incendie, d’hygiène et de sécurité du travail. 
Après : pour prévenir tous risques de développement d’incendie en dehors de la présence de personnel. 
La fréquence et l’itinéraire des rondes est fixé par le responsable du service de sécurité, il doit tenir compte : 

→ Des vérifications journalières (manomètres, moyens d’extinction, dégagements, etc.). 
→ De la surveillance des locaux à risques (chaufferies, locaux électriques, locaux de stockage, locaux vide ordure ou benne àordures, silo à farine, poste de distribution de carburant, etc.). 
→ Du contrôle du respect des consignes par le public et par le personnel (signaler toute anomalie, interrompre tout acte contraireàla sécurité du travail). 

Dès la première ronde avant l’ouverture au public, l’agent doit s’assurer de la vacuité des issues de secours et des dégagements ainsi que de la fonctionnalité des moyens de secours
Après le départ du public, une dernière ronde aura pour but de vérifier que les locaux sont vides et que le personnel a quitté les lieux avant les opérations de fermeture. 


L’agent du service de sécurité incendie doit prendre lors de sa ronde avec le matériel nécessaire :
→ Emetteur récepteur ( radio )
→ Gant de protection contre l’incendie
→ Clé tricoises
→ Lampe, carnet, stylo
→ Gants de protection pour le secourisme
→ Outil individuel (pinces, couteau suisse, etc.)
→ Pointeau (si existant sur le site)

 L’agent doit tenir à jour les divers registres qui attestent de ses contrôles : poste sprinkler, fonctionnement des BAES,etc…
Une liaison régulière avec le PCS doit être régulière, au même titre que tout incident ou constatation doivent être transmis au PCS.. 

CONTRÔLE ET MAIN COURANTE

Le contrôle de la bonne exécution( pointeau )des rondes est du ressort du chef d’équipe. Certains sites sont équipés de système de contrôle électronique :

→ Logiciel informatique capable de retracer les horaires de passage à des points de contrôle obligatoire.
→ L’agent de sécurité incendie est muni d’un pointeau qu’il passe devant des témoins fixes répartis sur son itinéraire de ronde pour ensuite entrer ces indications dans un système informatique. 

 

 

Les agents du service de sécurité incendie doivent connaître le fonctionnement des moyens de transmission, les fréquences utilisées et la procédure pour communiquer à la radio ( comme l’alphabet phonétique ).

 Le langage doit être clair, précis et les comptes rendus immédiats en cours d’intervention doivent être efficace :

Exemple :
Je suis : bâtiment c
 Je voisune poubelle en feu et une personne a terre et consciente .
 Je fais –. Je déplace la personne je la mes a l’abri et je reste avec elle en attendant qu’une personne former au SST me remplace.

Je demande : au PCS du renfort de personnel et d’alerté les secours pour la personne consciente et le feu de poubelle.

 
Dès le départ en ronde, il est nécessaire d’effectuer un contrôle radio pour vérifier le bon fonctionnement du matériel :

Exemple :
« PC pourDupond contrôle radio, parlez ».

 En cas de levée de doute incendie, le silence radio est exigé pour libérer le réseau et permettre la transmission des comptes rendus.

La transmission d’un compte rendu en cours d’action est un réflexe avant d’agir pour assurer sa propre sécurité. 
Une situation simple peut rapidement dégénérer et un agent pourrait se retrouver en difficulté sans que le PC ne puisse être informé de la nécessité d’envoyer des renforts. 


TERMES DE PROCEDURE

 

ALPHABET RADIO

 

 

 

 

En entreprise, un permis feu est un document de sécurité qui doit être établi préalablement à toute opération de maintenance ponctuelle qualifiée de « travail par point chaud ». 

Sont considérés comme travaux par points chauds :

- Le soudage à l'arc électrique, qui génère la température la plus élevée (plus de 4 000 °C) et les projections d'étincelles les plus violentes ;
- Le soudage au chalumeau à gaz (oxyacétylénique ou aérogaz) ;
- L'oxycoupage (coupage de métaux au jet d'oxygène) ;
- Le dégivrage au chalumeau, générant des transports de chaleur incontrôlables par les pièces métalliques traitées ;
- Le soudage au chalumeau à gaz de bandes de bitume, particulièrement utilisé dans les travaux d’étanchéité de toitures ;
- Les coupages et meulages à l’aide d’outils tels que tronçonneuse, meuleuse d’angle ou ponceuse, et tous les travaux susceptibles, par apport de flamme, de chaleur ou d’étincelles, de communiquer le feu aux locaux. 

ATTENTION : les travaux dangereux ou gênant l’évacuation sont interdit lors de la présence du public. 

 

 

FONCTIONNEMENT

Le permis feu se présente sous la forme d'une liste de tâches à contrôler ou à accomplir, avant et après l'opération, afin de prévenir les risques d'incendies et d'explosions. Il doit préciser impérativement la nature des protections à réaliser avant, pendant et après le travail.

 

Quelques règles de sécurité  doivent être respectées avant l'intervention du personnel: retrait des éléments inflammables de la zone de propagation de  la chaleur, vérification de la  disponibilité des extincteurs, fermeture des alimentations de gaz et éventuellement, vérification de l'absence de dégagement naturel  de substance inflammable à proximité du point chaud, entre autres. 

Le personnel de maintenance doit, en outre, revenir deux heures après l'intervention afin de s'assurer qu'un feu n'est pas en train de couver. 



COMBIEN DE TEMPS LE PERMIS FEU EST-IL VALABLE ?

Sa validité demeure tant qu’aucun de ses éléments (lieu, nature des travaux, intervenants…) n’a changé. C’est rarement le cas au-delà de quelques jours. La durée prévisible des travaux est de toute façon une mention obligatoire lors de son établissement.



MODE D'EMPLOI

Le Permis Feu se présente sous la forme d’un imprimé spécial comportant trois exemplaires, l’un destiné le plus souvent au donneur d’ordre, le deuxième au dirigeant de l’entreprise chargée des travaux, le troisième à l’agent veillant à la sécurité de l’opération


PREVENTION DES RISQUES
Un rôle positif : statistiques

Le permis feu s'inscrit dans un management global de la gestion des risques industriels, qui visent à faire diminuer le nombre d'incendies/explosions

 

Le permis feu consiste donc en une liste de points à vérifier. Les dispositions préventives à adopter sont :
Avant les travaux
- Vérifier que les appareils sont en parfait état (tension convenable pour l’appareillage électrique).
- Éloigner, protéger ou couvrir de bâches ignifugées tous les matériaux ou installations combustibles ou inflammables et, en particulier, ceux qui sont placés derrière les cloisons proches du lieu de travail. Éventuellement, arroser le sol et les bâches de couvertures.
- Si le travail doit être effectué sur un volume creux, s’assurer que son dégazage est effectif.
- Aveugler les ouvertures, interstices, fissures, etc. (sable, bâches, plaques métalliques, etc.).
- Dégager largement de tout matériel combustible ou inflammable

- Disposer à portée immédiate les moyens d’alarme et de lutte contre le feu. 1Radio avec la fréquence directe avec le PCS et au moins un extincteur de CO2 de 2 kg et un extincteur à eau pulvérisée de 9 litres.
- Désigner un auxiliaire instruit des mesures de sécurité.
- Rédiger et faire signer le document permis de feu responsable chargé de sécurité et au responsable du chantier.

Pendant les travaux

- Surveiller les projections incandescentes et leurs points de chutes.
- Ne déposer les objets chauffés que sur des supports ne craignant pas la chaleur et ne risquant pas de la propager.

-Et vérifier que les règle de sécurité soi respecter


Après les travaux

- Inspecter le lieu de travail, les locaux adjacents et les environs pouvant être concernés par les projections d’étincelles ou les transferts de chaleur.
- Maintenir une surveillance rigoureuse pendant deux heures au moins après la cessation du travail.

                     MISES EN ŒUVRE DES MOYENS D’EXTINCTIONS

 

 



-Prendre l’agent extincteur adapté au feu.
-Retirer la goupille et percuter si nécessaire.
-Effectuer un bref essai dans une direction non dangereuse.
-Approcher le foyer du côté opposé au mouvement des fumées en se baissant pour éviter la chaleur et un possible retour de flamme.
 -Attaquer le feu à la base des flammes et à la distance préconisée pour l’agent extincteur utilisé.
-Se méfier des possibilités de reprise de feu.
-Coucher les appareils vides pour ne pas les confondre avec les pleins.
 -Après extinction, surveiller la zone, ses abords et ne pas hésiter à visiter les locaux à proximité (risque de propagation par conduction).

 

 

 


PRECAUTIONS A PRENDRE
- Si possible couper le courant avant d’intervenir sur un feu comportant des risques électriques.
- Ne pas éteindre un feu de gaz si on peut couper l’alimentation de gaz dans un premier temps.
- Ne pas intervenir sur un départ de feu sans avoir effectué un compte rendu immédiat au poste de sécurité incendie.
- Utiliser les effets de protection individuelle (gants, ARI si présent, etc.).

DISTANCES D'ATTAQUE

 

Eau pulvérisée distance de sécurité entre 2et 3mètres

 

 

 

 

Eau avec additif distance de sécurité 3 à 4 mètres.

 

 

 

 

 

 

Extincteur CO2 distance 1 mètre

 

 

 

APPELS ET RECEPTIONS DES SERVICES PUBLICS DE SECOURS

 

 

 

 

 

 

L’alerte est l’action de demander l’intervention d’un service de secours et de lutte contre l’incendie.
A ne pas confondre avec l’alarme, qui consiste à prévenir les occupants d’un fait particulier :
Alerte : vers l’extérieur ( Sapeurs-Pompiers )
Alarme : à l’intérieur (sonore ,sirène, etc…)

L’alerte doit pouvoir être donnée immédiatement :

- Soit par une ligne téléphonique reliée à un centre de traitement de l’alerte des sapeurs-pompiers
- Soit par avertisseur d’incendie privé

- Soit par téléphone urbain
- Soit par avertisseur d’incendie public
- Soit par tout autre dispositif

 



Toutes les dispositions doivent être prises afin que ces appareils puissent être utilisés sans encombre. Ils doivent être efficacement signalés :

1. Affichage indiquant l’emplacement des appareils.
2. Numéros d’appel exemple composé le 9 pour joindre le PCS sur le réseau intérieur. Les modalités d’appel des sapeurs-pompiers doivent être affichées de façon apparente, permanente et sur un support inaltérable, près des appareils.

La  ligne directe doit être à poste fixe, aboutir à un centre de réception de l’alerte, établir la liaison à partir d’une seule manœuvre élémentaire (décrocher, bouton poussoir), permettre l’identification automatique de l’établissement, permettre la liaison phonique et permettre des essais périodiques. 

 



Lors d’un appel vers un centre d’incendie et de secours : 

 Ne jamais raccrocher en premier.

Donner son nom, sa fonction, l’adresse du site.( Mr Dupont , agent technique,1 rue des coquelicot centre de formation x)

 Exposer clairement les raisons de l’appel en étant le plus précis possible : feu, accident, blessure, etc.( je suis en présence d’une présence d’une personne au sol ).
Donner un premier état des personnes blessées et des dégâts.( consciente et mis en PLS).
Situer la position de la personne chargée d’accueillir les sapeurs-pompiers sur le site.( Me x vous attendra a l’entrée du bâtiment pour vous dirigez ).

 



Dès le début du sinistre, un agent doit être désigné  pour accueillir les secours à l’entrée du site et les guider vers le poste central de sécurité ainsi  que vers le lieu du sinistre. 

  1. Le plan d’intervention doit immédiatement  être mis à disposition du commandant des opérations de secours .Il  devient l’unique décisionnaire dans l’établissement. 
  2. Un compte rendu des mesures prises, des moyens engagés (évacuation, équipe de première et seconde intervention) et de l’évolution du sinistre est essentiel. C’est généralement la tâche du chef d’équipe.
  3.  La qualité de la connaissance des lieux par les agents est un avantage évident qui permet de faciliter l’action des sapeurs-pompiers en se mettant à leur disposition et en appliquant leurs consignes. 

                                 SENSIBILISATION DES OCCUPANTS

 

L’information et la formation des occupants de l’établissement sur les mesures de sécurité à prendre en cas d’incident appartiennent au service de sécurité incendie.


 Le code du travail fixe les responsabilités du chef d‘établissement et insiste sur la nécessité de formation du personnel quant à l’utilisation des moyens d’extinction et de la pratique du secourisme (SST, EPI, ESI). 

 L’arrêté du 25 juin 1980 modifié précise quant à lui que « des exercices d'instruction du personnel doivent être organisés sous la responsabilité de l'exploitant ». 

Sans détour, il est évident que lorsqu’un service de sécurité incendie existe au sein de l’établissement, celui-ci se voit alors délégué par l’exploitant, la charge de former et d’informer le personnel de l’entreprise. 

 A cette obligation règlementaire une information devra être faite au personnel, par exemple lorsqu’un agent SSIAP1 rencontre au cours de sa ronde une porte coupe-feu maintenue en position ouverte par une cale en  bois laissée par un membre du personnel, ou encore si des cartons ont été déposés en masse devant l’accès aux issues de secours. 

Le personnel doit être sensibilisé au maximum sur le sujet de la sécurité incendie et a  la manipulation d’extincteur  et R.I.A  pour  qu’il  puisse intervenir  sans prendre de risque  sur tout type de problème.

 

 

PARTIE 5 IMMEUBLES DE GRANDES HAUTEUR

INTRODUCTION

 

 

 

DEFINITION

 

Constitue un IGH tout corps de bâtiment dont le plancher du dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable par les engins des services publics de secours et de lutte contre l’incendie, à 50 mètres pour les immeubles à usage d’habitation et à plus de 28 mètres pour tous les autres immeubles. 


 Les IGH dont la destination implique la présence de moins d’une personne pour 100m² de surface ne sont pas soumis au règlement.

 La présence de public n’est pas obligatoire.

 Un PCS avec un service SSIAP est obligatoire dans tout IGH

 

 

 

 

 

 

                               

le calcul de la hauteur ce fait :

Du plancher bas  (sol) du dernier niveau le plus haut accessible  au public depuis le niveau le plus haut (sol) accessible aux engins des services de secours.

 

 

 

 

 




 COMPARTIMENTAGE.
Limitation de l’utilisation des matériaux combustibles dans chaque compartiment.
Interdit  d’utiliser des matériaux susceptibles de propager le feu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DESENFUMAGE EN  IGH

 

 

RAPPEL

 

Il existe deux formes de désenfumage : 

 Le désenfumage normal : 2 solutions (A et B).

 Le désenfumage de secours qui est utilisé quand le désenfumage normal ne suffit plus, il se constitue de :
4 ouvrants en façade à chaque niveau dont la commande d’ouverture est aisément accessible aux services publics de secours.
1 exutoire de 1m² dans chaque partie supérieure des cages d’escaliers, dont l’ouverture se fait manuellement depuis le PCS et est réservée aux sapeurs-pompiers. 

Le choix entre deux solutions de désenfumage normal est donc laissé à l'initiative de l'exploitant entre la solution A et la solution B

 

 

 

                                                          Schéma solution A

 

 

 

 

 

                                                               Schéma solution B

 

 

 

 

LES IMMEUBLES DE TRES GRANDES  HAUTEURS     I.T.G.H

 

 

 



Avec l’arrêté du 30 décembre 2011 remplaçant celui du 18 octobre 1977 est apparue une nouvelle classe d’immeubles : l’Immeuble de Très Grande Hauteur (ITGH).

Est considéré comme ITGH, tout immeuble dont le plancher bas du dernier niveau (PBDN) accessible au public est situé à plus de 200 mètres par rapport au niveau le plus haut accessible aux engins des services de secours et de lutte contre l'incendie. 

 

 

 

PRINCIPAUX POINTS DE RENFORCEMENT :

Les éléments de construction porteurs sont SF 3h.
Tous les 100m les escaliers sont recoupés par un SAS d’intercommunication.
Chaque compartiment est desservi par au moins 3 ascenseurs 
L’ensemble de l’immeuble est couvert par un système d’Extinction Automatique type Sprinkler.

Chaque escalier est équipé d’une colonne humide, alimentée par deux dispositifs de surpression indépendants capable d’assurer un débit de 2000L/min entre 7 et 9 bars (une commande manuelle au PCS permettant de choisir le sur presseur). Les réservoirs d’eau des colonnes doivent être de 240m³ au minimum.

Un local de gestion d’intervention de 150m², avec liaison directe au PCS et téléphone urbain doit être présent, contigu au PCS .Unsecond local du même type doit être installé aux 2/3 de la hauteur de l’immeuble.

Le service de sécurité se compose au minimum 1 SSIAP3, 2 SSIAP2 et 3 SSIAP 1, la commission de sécurité pouvant augmenter ce chiffre selon les activités recensées dans l’ITGH.


Les Hermitage Plaza

 

 

Les deux tours hermitage plaza seront les plus hauts bâtiments de l’Union Européenne,  de logements haut-de-gamme, un hôtel 5 étoiles, des restaurants, des bureaux, des commerces, deux grands auditoriums, une salle polyvalente de concerts de 1300 places, une galerie d’art et deux spas avec piscine, le tout pour 280.000m² de surface. 

 

 

LE SERVICE DE SECURITE ET D’ASSISTANCE A PERSONNE

 

L’arrêté du 2 mai 2005 modifié traite des trois niveaux de qualification :

Agent de sécurité incendie  ( SSIAP1).

Chef d’équipe service de sécurité incendie et assistance à personnes ( SSIAP2).

Chef de service sécurité incendie et assistance à personnes ( SSIAP3).

 

La composition d’un service de sécurité dans les établissements recevant du public.

 

TYPE M :

Etablissement comportant ;

Le nombre d’agent  de sécurité incendie est majoré d’une unité a partir de 6000 personnes par fraction       supplémentaire de 3000 personne .

Etablissement  comportant :

2 niveaux de vente dont 1 rdc et effectif du public supérieur à 6000 personnes.

Plus de 2 niveaux de vente et effectif du public supérieur à 4000 personnes

Sera ( 1chef d’équipe sécurité incendie SSIAP2 et de 2 agent de sécurité incendie SSIAP1 ).

 

 

TYPE  P :

Dans les établissements de 1er Catégorie ou dans les complexes important (de loisir multiples ou la   danse constitue l’une des activités principales.

Sera (1chef d’équipe sécurité incendie SSIAP2 et de 2 agent de sécurité incendie SSIAP ).

 

TYPE  T :

Dans les établissements de 1er catégorie comportant un ou deux niveaux accessibles au public.

Sera 1 chef d’équipe incendie et 3 si l’effectif  > 6000 personnes.

                                                    4 si l’effectif  >10.000 personnes.

Dans les établissements de 1er catégorie comportant plus de 2 niveaux accessibles au public.

Sera 1  chef d’équipe incendie et 3 si effectif  > 4000 personnes.

                                                     1 agent supplémentaire par fraction de 3000pers et au-delà de 6000

               avec 2 agents maxi par niveau.

Dans les établissements recevant plus de 3000pers ou dans les ensembles importants de bâtiments avis    de la CCDSA.

 

TYPE  U :

Dans les établissements de 1er catégorie :

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

 

TYPE S :

Dans les établissements de 1er catégorie :

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

 

 

 

 

Composition d’un service de sécurité en IGH

 

 

TYPE  GHO :

 

              1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

TYPE  GHR :

 

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

TYPE  GHU :

 

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

4 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

TYPE  GHW :

 

1Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

1Chef d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

1ou 2 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1) + 1 service local de sécurité.

 

 

 

 

 

 

 

 

TYPE  GHZ :

 

Type  d’établissement et la plus exigeante.

 

 

 

TYPE  ITGH :

 

1 Chef de service de sécurité incendie ( SSIAP3).

2 Chefs d’équipe de sécurité incendie  ( SSIAP2 ).

3 Agents de sécurité incendie ( SSIAP1).

 

 

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Module 3 COURS PDF

Module 3

Installations techniques

 


Source normale raccordement au réseau électrique de distribution publique (TGBT - TGHT). 
Source de remplacement : source délivrant l’énergie électrique permettant de poursuivre tout ou partie de l’exploitation de l’établissement en cas de défaillance de la source normale. 
Source de sécurité : source prévue pour maintenir le fonctionnement des matériels concourants à la sécurité en cas de défaillance de la source normal/remplacement. 
Exemple : groupes électrogènes (GE)
Temps de commutation intervalle de temps entre le moment où apparaît une défaillance de l’alimentation normale et le moment où la tension est disponible aux bornes de la source de sécurité. 
Alimentation électrique de sécurité (AES) : fournit l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement des installations de sécurité afin de leur permettre d’assurer leur fonction, aussi bien en marche normale qu’en marche en sécurité. 
Exemple : des batteries d’accumulateurs ou des blocs autonomes d’éclairage de sécurité (pour l’éclairage)

INSTALLATIONS DE SECURITE

Les installations de sécurité doivent être mises ou maintenues en service pour assurer l’évacuation du public et faciliter l’intervention des secours :
- L’éclairage de sécurité
- Le désenfumage
- Les installations du SSI
- Les ascenseurs à utiliser en cas d’incendie
- Les secours en eau (sur presseurs, pompes, compresseurs d’air, etc.)
- Tout équipement de sécurité spécifique à l’établissement
- Les moyens de communication destinés à donner l’alerte

Les installations de sécurité doivent être alimentées par une Alimentation Electrique de Sécurité.
 Elle doit être suffisante pour alimenter la totalité des installations de sécurité pendant 1h00 minimum.
 Les dispositifs constituant une AES sont les groupes électrogènes et les batteries d’accumulateurs

Les câbles des installations de sécurité doivent être différents des câbles des installations normal/remplacement. Depuis la source de sécurité jusqu’aux appareils terminaux, ils doivent être de catégorie CR1 (reconnaissable grâce à leur gaine orange). 

 


DEFAILLANCE DE LA SOURCE NORMALE

En cas de défaillance de la source normale, la poursuite de l’exploitation est autorisée si :
1 - Une source de remplacement fonctionne.
2 - L’éclairage naturel des locaux et des dégagements est suffisant et les mesures de sauvegarde propre à assurer la sécurité du public sont respectées. 
L’éventuelle défaillance de la source de remplacement doit entraîner le fonctionnement de l’éclairage de sécurité. 


LOCAUX DE SERVICES ELECTRIQUES
Ces locaux ont un accès réservé aux personnes qualifiées, ils doivent être identifiés et facile à atteindre par les services de secours.
Selon la nature du matériel présent (risques normaux, particuliers moyens ou particuliers importants) ils doivent répondre à des caractéristiques précises en termes d’isolement, de réaction et de résistance au feu. 
Par exemple : le local qui accueil les batteries d’accumulateurs doit avoir des parois verticales et des plancher-hauts CF1h ainsi que des portes CF1/2h. 

Des blocs autonomes portables d’intervention (BAPI) sont présents dans les locaux en tant qu’éclairage de sécurité (lampes portatives avec batteries). 

 

 

 


Un groupe électrogène est un dispositif autonome capable de produire de l'électricité.

La plupart des groupes sont constitués d'un moteur thermique qui actionne un alternateur. Leur taille et leur poids peuvent varier de quelques kilogrammes à plusieurs dizaines de tonnes. La puissance d'un groupe électrogène s'exprime en VA (voltampère), kVA (kilo voltampère) ou MVA (méga voltampère) selon la puissance. Les unités les plus puissantes sont mues par des turbines à gaz ou de gros moteurs Diesel. 
Ils sont installés dans des locaux de service électriques, largement ventilés sur l’extérieur. 
Le combustible utilisé est généralement liquide, auquel cas une zone de rétention doit exister ainsi qu’un dispositif de coupure rapide de l’alimentation en combustible à l’extérieur du local. De plus, la présence de 100L de sable, d’une pelle et d’extincteurs pour feu de classe B est requise à proximité de la porte. La quantité de combustible autorisé dans la salle des moteurs est limitée à 500L. Les gaz de combustion doivent être évacués directement sur l’extérieur. 

 


COUPURES D'URGENCES
 Le ou les dispositifs de mise hors tension générale de l’établissement doivent être inaccessibles au public, faciles à atteindrepar les services de secours. 
 Ils ne doivent en aucun cas couper l’alimentation des installations de sécurité. 
 L’énergie du groupe électrogène peut être coupée par l’intermédiaire d’une vanne police.

 

 

 

 



INSTALLATIONS DE SECURITE
Les installations doivent être entretenues et maintenues en bon état de fonctionnement. Les défectuosités et les défauts d’isolement doivent être réparés dès leur constatation. 
Pour les établissements de 1° et 2° catégorie : une personne qualifiée doit être présente pendant l’ouverture au public, afin d’assurer l’exploitation et l’entretien quotidien. 
Les vérifications techniques sont annuelles et les interventions sont consignées dans un registre d’entretien tenu à disposition de la commission de sécurité. 
GROUPES ELECTROGENES

 

 


Ascenseur : appareil aménagé en vue de transporter des personnes.
Monte-charge : appareil aménagé en vue du transport de charges et rendu inaccessible aux personnes par leurs dimensions et leurs constructions.
Monte-charge accompagné : appareil aménagé en vue du transport de charges mais dans lequel des personnes peuvent prendre place. 

REACTION ET RESISTANCE AU FEU
Tous les ascenseurs doivent être protégés (encloisonnés ou à l’air libre) avec des parois de degré coupe feu du même degré que la stabilité au feu exigé pour la structure du bâtiment. 

CLASSEMENT DU LOCAL
Les locaux des machines d’ascenseur doivent répondre aux dispositions des locaux à risque moyens

ACCESSIBILITE
Toutes les portes palières doivent déboucher dans les parties communes et être accessibles par un autre moyen que l’appareil lui-même. 

Les ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés circulant en fauteuil roulant doivent :
1 - Être dans des gaines protégées.
2 - Avoir un accès à chaque niveau au travers d’un local refuge (sorte d'espace d'attente sécurisé).

Ce local refuge (ou local d’attente) doit posséder plusieurs caractéristiques :

o Etre d’une superficie suffisante pour accueillir tous les handicapés susceptibles de fréquenter le niveau.
o Réaction au feu 311.
o Local et dégagements y conduisant désenfumés.
o Présence d’un éclairage de sécurité d’ambiance.
o Distance à parcourir pour atteindre le local : 40m si plusieurs cheminements, 30m sinon.
o Equipé d’un système de communication avec le PCS.
o Présence d’une Alimentation Electrique de Sécurité (AES).
o Des consignes d’utilisation des ascenseurs et des locaux d’attente affichés à tous les niveaux.


VERIFICATION

Une vérification technique a lieu tous les six mois par des entreprises agréées. Ils sont entièrement vérifiés tous les 5 ans. Ils font l’objet d’un rapport d’activité annuel et d’un carnet d’entretien. 

L’exploitant doit prendre, dès la constatation d'un défaut de fonctionnement de l'appareil compromettant la sécurité des usagers, toutes mesures pour assurer celle-ci (mise à l'arrêt de l'appareil, condamnation d'une porte au verrouillage défectueux, etc.). L'arrêt partiel ou total du service doit être porté à la connaissance du public par des pancartes et une signalisation placée bien en évidence à chaque accès intéressé. 


DISPOSITIFS DE SECOURS

Un moyen efficace doit permettre de donner l’alarme, généralement on utilise un interphone. 
Les ascenseurs de plus de 8 personnes doivent être équipés d’une trappe de secours et d’une échelle métallique. Si dans une même gaine on trouve plusieurs de ces ascenseurs, une porte latérale de secours doit être installée. 
Selon les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP, un ou plusieurs ascenseurs doivent être équipés du Dispositif d’Appel Prioritaire (DAP) pour les sapeurs-pompiers. 
Les ascenseurs sont équipés de dispositifs de protection tels que réducteur de vitesse, système parachute, porte palière avec sécurité anti-pincement

 

 

                                                   Une machinerie d'ascenseur

 

 

 

 

 

Dégager des personnes bloquées dans un ascenseur est une mission qui incombe au service de sécurité incendie. Des consignes propres à chaque site existent.

CONDUITE A TENIR (à réaliser avec 2 agents) :

Réception de l’alarme (prendre les diverses clés et une lampe).
 Information des occupants.
Vérification du niveau de blocage de la cabine par l’intermédiaire des portes palières (agir avec prudence lors du déverrouillage, refermer après l’action, ne pas laisser les clés sur les portes), s’assurer du nombre de personnes bloquées et demander aux occupants de ne pas sortir de la cabine sans autorisation. 

Couper l’alimentation électrique.
Utiliser la méthode adaptée : mise à niveau manuelle / évacuation par le palier supérieur.
Evacuer les occupants et refermer les portes.
Condamner l’accès à l’ascenseur à chaque niveau.
Appeler le service de dépannage et consigner l’anomalie sur la main courante.

 

 

 

 

Le système de sécurité incendie (SSI) d’un établissement est constitué de l’ensemble des matériels servant à collecter toutes les informations/ordres liés à la seule sécurité incendie, à les traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité de celui-ci. Dans sa forme la plus complexe il se compose d’un SDI et d’un SMSI. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe 5 catégories de Systèmes de Sécurité Incendie, du plus complexe au plus simple : 
A > B > C > D > E 

Le SSI de catégorie A est le seul à posséder un Système de Détection Incendie avec des Détecteurs Automatiques d’Incendie. Dès l’instant où des locaux à sommeil sont installés dans l’ERP, un SSI de catégorie A est obligatoire

 Ce sont les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP qui précisent la catégorie du SSI à installer.

 

 

 

 


Le système de détection incendie (quand il existe) collecte les informations à partir des DAI et des DM et les affiche sur l’ECS. 
Le système de mise en sécurité incendie traite ces informations par l’intermédiaire du CMSI et agit en fonction grâce aux DAS. 

SDI : collecte
CMSI : traite
DAS : agit 

 

SSI de catégorie A en type R

 

 

 

SSI de catégorie A d’un IGH de la défense

 

 



 

Le D.A.D est utilisé lorsque l’on ne dispose pas de détection. Il permet de surveiller un local par exemple et de faire fonctionner localement un ou plusieurs D.A.S de la fonction compartimentage. 

C’est en quelque sorte un « mini SSI » présent à l’échelle d’une pièce ou d’un espace. 

 

 

 


Il existe plusieurs types de détecteurs automatiques d’incendie :

1 - Les détecteurs optiques de fumée ou de flamme : une cellule photoélectrique déclenche le détecteur au passage de la fumée ou d’une flamme.

2 - Les détecteurs thermiques : 

Thermostatique : le détecteur se déclenche à partir d’une certaine température
Thermo-différentiel : le détecteur se déclenche lors d’une différence de température entre deux ambiances normalement égales
Thermo vélocimétrique : le détecteur se déclenche lors d’une vitesse anormale d’élévation de la température. 

3 - Les détecteurs ioniques : le détecteur se déclenche lors de la présence de gaz de combustion. Considérés comme radioactif ils sont retirés de la circulation.

 



L’ALARME GENERALE : 
C’est un signal sonore ayant pour but de prévenir les occupants d’avoir à évacuer les lieux. 
L’alarme générale peut être immédiate ou temporisée, auquel cas elle se déclenche entre 0 et 5 minutes. 

L'ALARME GENERALE SELECTIVE : 
C’est une alarme générale limitée à l’information de certaine catégorie de personnel, selon les dispositions prévues pour certains ERP (U et J généralement). 
Ce signal doit être différent de l’alarme générale et passe généralement par un boîtier report d’alarme.
L’ALARME RESTREINTE : 
C’est un signal sonore et visuel distinct de l’alarme générale qui a pour but d’avertir le poste de sécurité de l’existence d’un sinistre et de sa localisation. 
Le déclenchement de l’alarme restreinte donne lieu à une levée de doute afin de déterminer si celui-ci est le fait d’un déclenchement intempestif ou d’un sinistre réel.


L’alarme restreinte précède généralement l’alarme générale.

Il existe 5 types de systèmes d’alarme, les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP définissent lesquels doivent être installés (en fonction du SSI) :
1 > 2a > 2b > 3 > 4
Un SSI de catégorie A est obligatoirement équipé d’un système d’alarme de type 1 

 

 

 

 

 

Alarme de type 4


 



Le rôle de L’Unité de Signalisation est de donner une visualisation globale de l’état du CMSI afin d’en permettre la conduite et l’exploitation (défaut d’alimentation du système, dérangement, déclenchement d’alarme, etc.). 

→ L’Unité de Signalisation (US) permet de visualiser la position des DAS  , elle affiche des informations synthétisées par fonction : compartimentage, désenfumage, etc. 

Sur le CMSI, un voyant de signalisation existe pour l’alimentation de sécurité :
- Si une des deux sources d’alimentation fonctionne : le voyant est vert fixe. 
- Si il y à un défaut de la source normale : le voyant est jaune / orange fixe avec « défaut source normale ».
- Si il y à un défaut de la source de sécurité : le voyant est jaune / orange fixe avec « défaut batterie ».
Concernant les Dispositifs Actionnés de Sécurité (DAS), le tableau suivant répertorie la signification des voyants associés :

 

 

 

 

Dispositif commandé qui par un changement d’état participe directement et localement à la mise en sécurité d’un bâtiment.


DAS de compartimentage :
Clapets
Portes coupe-feu
DAS d’évacuation des personnes :
Dispositif de verrouillage électromagnétique des issues de secours
Non stop ascenseur
Diffuseurs sonores


DAS de désenfumage :

Volets de désenfumage
Volets de transfert
Exutoires de désenfumage
Ouvrant de désenfumage
Coffret de relayage pour ventilateur de désenfumage

DAS d’extinction automatique :
CO², mousse, FM200, etc.

DAS de mise à l’arrêt de certaines installations techniques :
Climatisation, installation à gaz, etc.

 

 

Un ERP est découpé en matière de sécurité incendie, en plusieurs volumes, correspondant selon le cas à un local, un niveau, une cage d’escalier, un canton, un secteur ou un compartiment. 
A un ou plusieurs de ces volumes voire à l’ensemble du bâtiment, peuvent correspondre des zones :
→ Zones de détection
→ Zones de mise en sécurité
→ Zones de diffusion d’alarme
→ Zone de compartimentage
→ Zone de désenfumage
Ces zones n’ont pas nécessairement les mêmes limites géographiques. 


Zones de Détection - Z.D :

La zone est surveillée par un ensemble de détecteurs automatiques d’incendie et/ou de déclencheurs manuels, auxquels correspond une signalisation commune sur l’écran de contrôle et de signalisation (ECS) du SDI. 
On distingue donc les Zones de Détection Automatique (ZDA) et les Zones de Détection par Déclencheurs Manuels(ZDM). 

Chaque Z.D. doit pouvoir être rapidement inspectée lors d’une levée de doute.

Zone de mise en Sécurité - Z.S :
C’est une zone qui peut être mise entièrement en sécurité par le SMSI, par l’action des DAS.
Une ZS peut correspondre à deux fonctions différentes, la Zone de Compartimentage (ZC) et la Zone de Désenfumage (ZF). 

Zone de diffusion d’Alarme - Z.A : 
C’est une zone délimitée où l’alarme sonore sera entendue par les occupants. En principe il n’existe qu’une seule zone d’alarme : le bâtiment. 
Il peut arriver, dans un bâtiment d’espace très important, qu’il soit découpé en plusieurs zones d’alarmes.
Zone de Compartimentage – Z.C :
Zone dans laquelle la fonction compartimentage est assurée, elle constitue une Zone de mise en Sécurité (ZS). 
Zone de Désenfumage – ZF :
Zone dans laquelle la fonction désenfumage est assurée, elle constitue une Zone de mise en Sécurité (ZS).

PRINCIPE D’ORGANISATION DES ZONES DE MISE EN SECURITE

La zone d’alarme englobe toujours la zone de compartimentage qui englobe elle-même la zone de désenfumage.

 

ZA ≥ ZC ≥ ZF

 

 


PRINCIPE D’ORGANISATION DES ZONES DE DETECTION

La zone de Désenfumage englobe toujours la Zone de Détection Automatique et la Zone de Détection par Déclencheurs Manuels.

ZF ≥ ZDA
ZF ≥ ZDM

 

 

 

 

 



Selon le matériel installé, le changement de niveaux d’accès sur un SSI se fait par l’intermédiaire d’une clé ou d’un mot de passe. 
Pour des raisons d’exploitation il arrive fréquemment, selon les sites, que le chef du service de sécurité incendie (SSIAP3) délègue l’accès au niveau 2 à ces chefs d’équipes (SSIAP2). 

L’installation doit être réalisée par des entreprises dûment qualifiées.
Un contrat d’entretien avec un installateur qualifié doit exister.
Le contrat, les notices d’entretien et de fonctionnement doivent être annexés au registre de sécurité

 

 


LE SSI DOIT ETRE VERIFIE :
Tous les jours :
→ Vérification des voyants de l’US et du CMSI
→ Vérification de l’état des alimentations de sécurité
→ Contrôle de l’état du TS (ECS) du SDI
→ Contrôle du bon état des dispositifs d’accès niveau 0
Tous les mois :
→ Essai de déverrouillage des issues de secours
Tous les trois mois :
→ Essai du compartimentage
→ Essai des coffrets de relayage
→ Essai de l’éclairage de sécurité, du non stop ascenseur
Tous les six mois :
→ Essai du CMSI
→ Essai des DAS
→ Essai des DAI et DM
→ Essai des dispositifs de commande (DCM, DCMR, DAC)
→ Essai de l’équipement d’alarme

Annuellement :
→ Visite de contrôle du SSI par une entreprise agrée

 

 

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module 2 cours pdf SSIAP1

Module 2

Principe de classement des établissements

 

La règlementation incendie qui intéresse les SSIAP concerne les établissements recevant du public (ERP) et les immeubles de grande hauteur (IGH).

 

 

Concernant les ERP, il existe un règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique. 
Il se compose de l'arrêté du 25 juin 1980 modifié et de l'arrêté du 22 juin 1990 modifié.
A ces arrêtés s'ajoutent d'autres textes précisant, modifiant ou infirmant certains points. Certaines articles du Code de la Construction et de l'Habitation (CCH) traitent eux-aussi des ERP : les articles R.123.

 


Concernant les IGH, il existe un règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d'incendie et de panique. 
Il se compose de l'arrêté du 30 décembre 2011 qui a remplacé l'arrêté du 18 octobre 1977 aujourd'hui abrogé.
A ces arrêtés s'ajoutent d'autres textes précisant, modifiant ou infirmant certains points. Certaines articles du Code de la Construction et de l'Habitation (CCH) traitent eux-aussi des IGH : les articles R.122.

 

 

Article R.123-2 du CCH


Etablissement recevant du public : constituent des établissements recevant du public tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.

 

Public : Sont considérés comme faisant partie du public toutes les personnes admises dans l'établissement à quelque titre que ce soit en plus du personnel. 

 


Chaque ERP possède des caractéristiques qui font qu’il doit répondre à certaines dispositions, à certaines règles. 
Il existe des « dispositions générales» qui s'appliquent à tous les ERP, peu importe ces caractéristiques et des « dispositions particulières » qui varient en fonction de l'ERP dont il est question.

Les ERP sont classés selon deux critères :
1. Le type : selon la nature de l'activité.
2. La catégorie : selon l'effectif des personnes admises : le public et le personnel (qui n’occupe pas des locaux indépendants qui possèderaient leurs propres sorties vers l'extérieur). 

Il existe 14 types d'ERP :

 


Ainsi que 9 types spéciaux d'ERP :

LA CATEGORIE

 


Le deuxième groupe comprend la 5ème catégorie, ce sont les ERP dont l’effectif du public n’atteint pas un chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d’exploitation. Ces ERP sont appelés « PE » pour Petit Etablissement. Ils sont règlementés par l’arrêté du 22 juin 1990 modifié, qui fixe ce chiffre.

 

 

 

 

 

 Ce chiffre minimum s'appel le seuil d'assujetissement.

 

 



Comment classer plusieurs établissements au sein d'un même bâtiment ? Ou plusieurs établissements proches les uns des autres (non-isolés entre eux vis-à-vis du feu) ?
Ils sont considérés comme UN SEUL ERP, on additionne donc l’effectif de chacune des exploitations pour aboutir à un effectif total. L’ERP possèdera plusieurs types en fonction des activités qu’il abrite et sera tributaire de la réglementation qui s’applique à chacune d’elles. 
Les groupements d’ERP ou les ERP en plusieurs bâtiments voisins isolés entre eux sont quant à eux considérés comme AUTANT D’ERP existants. 
Si plusieurs exploitations de types divers sont dans un même bâtiment, celui-ci est placé sous une direction unique concernant les demandes d’autorisation, la gestion et l’observation des conditions de sécurité. Les dispositions générales sont alors appliquées à l’ERP ainsi que les dispositions particulières propres à chaque type pour les locaux correspondants.
Pour utiliser les locaux de l’ERP pour une activité qui n’est pas celle du type initial, il convient de déposer une demande d’autorisation quinze jours avant le début de la manifestation.

EXEMPLES DE STRUCTURES GONFLABLES

 

 

 

 



La règlementation en sécurité incendie dans les ERP a un but, satisfaire à ces 3 grands principes :

1 - Favoriser l’évacuation du public 


2 - Limiter la propagation du feu 


3 - Faciliter l’intervention des secours 


Afin que ces objectifs soient réalisables il en découle une multitude de règles que les ERP doivent respecter. 

Ces règles concernent 9 éléments de l’ERP :

1. L’implantation, c'est-à-dire la desserte, les voies d’accès et son isolation par rapport à des édifices tiers
2. Les matériaux de construction
3. Le cloisonnement
4. L’aménagement
5. Les dégagements
6. Le désenfumage
7. L’éclairage normal et de sécurité
8. Les installations techniques
9. Les moyens de secours et d’alarme

Certains types d’ERP font l’objet d’une règlementation considérée comme étant plus contraignante :
Ceux qui possèdent des locaux à sommeil : les « JOUR » (type J, O, R, U).
Ceux qui sont considérés comme à risques particulier d’incendie : les « MST » (type M, S, T). 

 

 

 

 

 

 

 

Afin de respecter l’un des 3 grands principes de sécurité en ERP, les établissements doivent être desservis de façon à faciliter l’intervention des secours.

 


Il existe 3 moyens pour desservir un ERP :

 LA VOIE ENGIN
 LA VOIE ECHELLE
 L’ESPACE LIBRE

Un panneau de signalisation visible en toutes circonstances doit indiquer les voies, sections de voies et espaces libres, précisant le tonnage limite autorisé.

1 - LA VOIE ENGIN

C’est une voie d’accès au bâtiment, aménagée pour les véhicules de secours et de lutte contre l’incendie. 

Elle doit posséder les caractéristiques suivantes : 
► Largeur minimale de la voie : 8 mètres
► Largeur utilisable : 3 mètres (8m > largeur de voie >12m) ou 6 mètres (largeur de voie > 12m)
► Force portante : 90Knw/essieu séparés de 3,60m pour un VL de 160Knw
► Hauteur libre : 3,50m
► Pente < 15%

 

 

 

 

2 - LA VOIE ECHELLE


Elle est obligatoire pour les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau (PBDN) est à plus de 8m.
C’est une section de voie utilisable pour la mise en station des échelles aériennes. Si cette section de voie n’est pas sur la voie publique, elle doit lui être raccordée par une voie engin. 

Elle doit posséder les caractéristiques suivantes : 
→ Longueur minimale : 10 mètres
→ Largeur libre de la chaussée : 4 mètres
→ Pente max 10%
→ La disposition par rapport à la façade permet avec les échelles d’atteindre un point d’accès (balcons, coursives, etc.) à partir duquel les sapeurs-pompiers peuvent atteindre toutes les baies de la façade.

 

 

 

 

3 - L'ESPACE LIBRE


Lorsque la disposition du bâtiment ne le permet pas, ou lorsqu’on souhaite éviter le tracé de voies goudronnées classiques (conservation du paysage, etc.), la solution de l’espace libre existe.
 

Elle doit posséder les caractéristiques suivantes : 
→ La plus petite dimension est au moins égale à la largeur totales des sorties de l’établissement sur cet espace (minimum 8m) et aucun obstacle ne doit s’opposer à l’écoulement régulier du public. 
→ Permet l’accès et la mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour opérer sauvetages et combat du feu.
→ Les issues de l’établissement sur cet espace libre sont à moins de 60m d’une voie engin.
→ La largeur mini de l’accès à partir de cette voie est de 1,80m (si PBDN ERP < 8m) et 3m (si PBDN ERP > 8m). 

 

 

FACADES ACCESSIBLES

 

Chaque bâtiment en fonction de sa hauteur et de l’effectif du public reçu doit avoir 1 ou plusieurs façades accessibles, desservies par une voie ou un espace libre 
Une façade accessible est accessible à tous les niveaux recevant du public par l’intermédiaire de baies accessibles et comporte au moins une sortie normale au niveau d’accès.
Une baie accessible permet d’accéder au niveau recevant du public par les façades : dimensions minimales 0,90m x 1,30m.

 



Ces baies possèdent un système d’ouverture à l’extérieur et doivent être marquées de l’extérieur pour être aisément repérables (généralement par un point rouge).

 

Baies signalées par la peinture rouge

 

 

 


Un ERP peut être positionné par rapport à un tiers dans 3 situations :

 

LATERAL OU CONTIGUE
 EN VIS-A-VIS
 EN SUPERPOSITION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour protéger la couverture de l’ERP des effets d’un feu provenant d’un bâtiment tiers (en supplément des dispositions relatives à l’isolement latéral) :

→ Au-delà de 12 mètres entre les bâtiments : aucune exigence pour la protection de la toiture.

→ Si moins de 12 mètres entre les bâtiments : la couverture doit être réalisée en matériaux M0 ou en matériaux M1 à M3 posés sur support M0.

Pour protéger la façade d'une propagation verticale du feu on a instauré la REGLE DU C+D :

 

 

 

Application du C+D

 

 

 

 

 

Le cloisonnement concerne la distribution intérieure de l’établissement, c'est-à-dire la façon dont il est conçu intra-muros. 

Les 3 méthodes de cloisonnement sont :

1. LE CLOISONNEMENT TRADITIONNEL
2. LE CLOISONNEMENT PAR SECTEURS
3. LE CLOISONNEMENT PAR COMPARTIMENTS 


 Le choix de la méthode à utiliser est laissé au concepteur de l’établissement. Cependant, la distribution intérieure est tributaire du type de desserte choisie pour l’établissement, et vis-versa. 

Le règlement de sécurité précise donc quel type de desserte s’associe avec quel type de cloisonnement. Les choix possibles sont aussi limités en fonction du type de l’ERP et sont renseignés dans les dispositions particulières propres à chacun d’eux. 

La solution retenue est celle qui est à-même de combler au mieux les 3 grands principes régissant la sécurité incendie en ERP.

1 - LE CLOISONNEMENT TRADITIONNEL

 

 

 

Les parois verticales des dégagements et des locaux doivent avoir un degré de résistance au feu défini en fonction du degré de stabilité au feu exigé pour la structure de l’ERP

L'arrêté du 25 juin 1980 modifié pose ce tableau de correspondance qui donne le degré de résistance au feu à appliquer aux parois en fonction du degré de stabilité au feu exigé pour la structure (qui lui-même dépend de la hauteur du PBDN de l'ERP, de la présence de tiers dans le bâtiment ou de locaux à sommeil) :

 

 

 

2 - LE CLOISONNEMENT PAR SECTEURS

 

 


CARACTERISTIQUES D'UN SECTEUR :

→A chaque niveau de l’ERP, il doit y avoir autant de secteur que d’escaliers normaux, avec une capacité d’accueil du même ordre de grandeur
→ Surface maximum : 800m²
→ Longueur maximum : 20m (en façade accessible) x 40m. 
→ Les secteurs sont isolés entre eux par une paroi CF1h, équipée d’un seul bloc-porte (en va et vient) PF1/2h. 

→Les établissements à risques particuliers doivent être équipés d’une installation fixe d’extinction automatique à eau.


3 - LE CLOISONNEMENT PAR COMPARTIMENTS

 

 


CARACTERISTIQUES D'UN COMPARTIMENT :

→Au minimum 2 compartiments par niveau, avec la même capacité d’accueil.
→ Un compartiment peut être sur 2 niveaux, mais sa superficie ne doit pas dépasser la superficie moyenne des compartiments de l’ERP.
→ La surface et l’effectif maximal par niveau est fonction du type d’ERP (dispositions particulières).
→ Les parois verticales qui limitent le compartiment (hors façades) ont le même degré CF que le degré de SF du bâtiment.
→ Les issues du compartiment doivent être judicieusement réparties et en proportion de l’effectif maximum des personnes admises. Le passage entre compartiment ne peut se faire que par 2 SAS maximum, situés sur les couloirs.
→ Chaque compartiment doit être désenfumé.

 

 

 

On appelle dégagement toute partie de la construction permettant le cheminement d'évacuation des occupants :

  • Porte,
  • Sortie,
  • Issue,
  • Circulation horizontale,
  • Zone de circulation,
  • Escalier,
  • Couloir,
  • Rampe...

 

 

 

 

 

Les locaux à risques sont des locaux non accessibles au public.

 

Ce sont les dispositions particulières propres à chaque type d’ERP qui définissent quels locaux sont considérés comme étant à risques courants ou à risques particuliers.

1 - LOCAUX A RISQUES COURANTS


Les locaux à risques courants sont des locaux non accessibles au public, ils ne sont soumis à aucune disposition particulière en matière d’isolement.
Par exemple :les logements du personnel. 

2 - LOCAUX A RISQUES PARTICULIERS MOYENS


Par exemple : générateur de chaleur, machinerie ascenseur, locaux VMC, grande cuisine (P > 20Kw), blanchisserie, ateliers d’entretiens, stockage de produits ménagers, etc


CARACTERISTIQUES D'UN LOCAL A RISQUES PARTICULIERS MOYENS :
→ Les façades de ces locaux sont protégées par la règle du C+D.
→ Les conduits et les gaines traversant sont protégés.
→ Le plancher haut et les parois sont CF1/2h.
→ Les portes sont CF 1/2h, s’ouvre vers la sortie et sont munies d’un ferme porte.
→Ils doivent être isolés des locaux et dégagements accessibles au public.

3 - LOCAUX A RISQUES PARTICULIERS IMPORTANTS


Par exemple : réserves, locauxd’archives, locaux réceptacles des vide-ordures, dépôts de déchets d’emballages, importantstockage de gaz médicaux, chaufferie > 70Kw, locaux de service électrique(P > 40 Kva), etc. 

 

 

 

 

 

OU

 


CARACTERISTIQUES D'UN LOCAL A RISQUES PARTICULIERS IMPORTANTS

→Les façades de ces locaux sont protégées par la règle du C+D.
→ Les conduits et les gaines traversant sont protégés.
→ Le plancher haut et les parois sont CF2h.
→ Les portes sont CF1h, s’ouvre vers la sortie et sont munies d’un ferme-porte.
→ Ils ne peuvent communiquer directement avec des locaux et des dégagements accessibles au public.

 

 

 

Le passage de conduits à travers des parois horizontales ou verticales résistantes au feu constitue un risque potentiel de propagation du feu. Conduites d’eau en charge ou d’eau usée, conduits vide-ordures, monte charge et descente de linge font l’objet d’une règlementation visant à limiter ce risque.

 

 

 

 

 

Moyens mnémotechniques pour retenir la position des clapets coupe-feu et des volets de désenfumage en position d'attente :
En cas de feux, ouvre tes volets et ferme ton clapet

 

 

 

 

 

La résistance au feu peut être obtenue par le conduit lui-même s’il possède une résistance au feu suffisante.


Si le conduit ne possède pas ce critère, il peut être placé dans une gaine. Un dispositif d’obturation automatique : clapet de compartimentage peut aussi être mis en place pour satisfaire aux exigences nécessaires.

 

Un clapet Coupe-feu vue de l'extérieur

 

 


Un conduit restituant le degré coupe-feu, un clapet coupe-feu vue de l'extérieur et un volet de désenfumage

 

 

 

2 - CALCUL UP ET D

 



Les circulations principales : assurant un cheminement direct vers les escaliers, les sorties ou les issues. 
Les circulations secondaires : assurant un cheminement vers les circulations principales. 

Un dégagement est toute partie de la construction qui permet le cheminement d’évacuation des occupants : une porte, une sortie, une circulation horizontale, une zone de circulation, un escalier, un couloir, une rampe, etc.

 

 

 



Le dégagement protégé est un dégagement dans lequel le public est à l’abri des flammes et des fumées. On distingue le dégagement encloisonné du dégagement à l’air libre.
Dégagement encloisonné : voie privilégiée pour l'évacuation, c'est un dégagement protégé dont les parois ont un degré minimum de résistance au feu imposé. Par exemple, les escaliers encloisonnés sont des escaliers désenfumés, ils répondent à la règle du 421
Dégagement à l’air libre : dégagement protégé dont la paroi donne sur le vide de la façade. Il n'est pas désenfumé mais il est mis à l'abris des fumées (en étant placé à l'extérieur par exemple). 

 



Les dégagements doivent répondre à un certain nombre d'exigences constructives, en voici quelques-unes : 

 Les marches isolées sont interdites (1 ou 2 marches) dans les circulations principales. Elles peuvent être remplacées par une pente de 10% maximum ou par des groupes de 3 marches au moins, égales entre elles. 
Une circulation principale doit toujours correspondre à une sortie sur l’extérieur ou sur un dégagement protégé. 

 Les dégagements doivent être reliés entre eux par des circulations horizontales de 2UP minimum

 Un cheminement qui n’est pas délimité par des parois verticales doit être suffisamment matérialisé au sol

 Les portes des locaux accessibles au public donnant sur des dégagements en cul de sac ne doivent pas être à plus de 10m du débouché de ce cul de sac

 



Lorsque la distance entre les montants les plus rapprochés de deux portes est inférieure à 5 mètres, celles-ci comptent comme un seul dégagement (seules les UP comptent). 

 


Des indications bien lisibles de jour et de nuit doivent baliser les cheminements empruntés par le public pour l’évacuation de l’établissement.
De tout-point accessible au public, celui-ci doit toujours pouvoir en apercevoir au moins une, même en cas d’affluence.

 

 


Les signalétiques blanches sur fond verts (notamment les flèches directionnelles) sont réservées au balisage des dégagements. 

 


Aucune saillie ou dépôt ne doit réduire la largeur règlementaire des dégagements. Si la largeur du dégagement est supérieure à la dimension minimale imposée, des aménagements ou du mobilier faisant saillie sont autorisés dans la largeur excédentaire si :

1 - Ne gêne pas la circulation rapide du public
2 - Ne peut être déplacé ou renversé
3 - Ne peut gêner le fonctionnement des portes à fermeture automatique

Cette particularité n’est pas autorisée pour les escaliers protégés. Toutes les portes, quel que soit l’effectif des occupants du local desservi, doivent être disposées de manière à ne former aucune saillie dans le dégagement. 

 

 

 



Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnée au nombre totale de personnes appelées à l’emprunter.

Cette largeur est calculée à l’aide d’une largeur type appelée unité de passage (UP) dont la valeur est 0,60 mètre.

 

Quand un dégagement ne comporte qu’une unité de passage, sa largeur est portée à 0,90 mètre. 
Quand un dégagement ne comporte que deux unités de passage, sa largeur est portée à 1,40 mètre. 
Au-delà, l’unité de passage reprend sa valeur type de 0,60 mètre :
Pour un dégagement de (N) UP : 0,60 x (N)

Par exemple :
1 dégagement de 3UP aura une largeur de 0,60 x 3 soit 1,80 mètre
1 dégagement de 6UP aura une largeur de 0,60 x 6 soit 3,60 mètre

 



Les niveaux, locaux, secteurs ou compartiments doivent être desservis en fonction de l’effectif des personnes admises de la façon suivante :

 

 

 

 

 

 

 

 

ATTENTION à chaque niveau, l’effectif à prendre en compte pour le calcul des dégagements et des UP doit prendre en compte l’effectif des niveaux supérieurs ou des niveaux inférieurs.

Par exemple : Dans un bâtiment de 3 étages avec 1 sous-sol.
Au RDC, je prends en compte l’effectif du niveau et l’effectif présent au sous-sol, 1er, 2ème et 3ème.
Au 1° étage, je prends en compte l’effectif du niveau et l’effectif présent au 2ème et au 3ème étage.
Au 2° étage, je prends en compte l’effectif du niveau et l’effectif présent au 3ème étage.

Un ERP ne doit comprendre qu’un seul niveau de sous-sol accessible au public et son point le plus bas doit être au plus à 6 mètres au dessous du niveau moyen des seuils extérieurs. 

 



Il existe deux dispositifs pour maintenir une porte fermée (notamment car elle a une utilité de résistance au feu).

 



 Une porte à ferme-porte est normalement en position fermée, elle devrait posséder un panneau "Porte coupe-feu à maintenir fermée".

 Une porte à ferme-porte automatique est normalement en position ouverte et se fermera quand nécessaire (souvent reliée à la détection automatique d'incendie ou au déclenchement d'un déclencheur manuel), elle devrait posséder un panneaux "Porte Coupe-feu, ne mettez pas d'obstacle à la fermeture" ou "Porte Coupe-feu à fermeture automatique". 


Le ferme-porte est très souvent appelé "Groom".



 

 

 

                                      

La fonction du sélecteur de porte est de rabattre le bon ventail avant celui qui doit s'y superposer.





Ces dispositions sont placés sur les portes coupe-feu à fermeture automatique, ce sont les éléments qui vont lâcher la porte suite à une détection.

 

Une mission importante de l'agent SSIAP est de s'assurer qu'aucun élément n'empêchera la bonne fermeture de la porte coupe-feu en cas de détection (cales, chaises, objets, encombrants, etc.)

 

 


Les portes desservant des établissements, compartiments, secteurs ou locaux recevant plus de 50 personnes doivent toujours s'ouvrir dans le sens de la sortie. C'est aussi le cas des portes des escaliers
 Les portes en va-et-vient qui recoupent les circulations horizontales doivent posséder une partie vitrée à hauteur de vue(oculus), ces vitrages doivent être transparents, les couleurs rouge et orange sont interdites. 

Au RdC le public ne doit jamais parcourir plus de 50m pour atteindre une sortie ou un dégagement protégé, si il y a plusieurs sorties. Cette distance est réduite à 30m dans le cas contraire. 

En étages ou en sous-solle public ne doit jamais parcourir plus de 40m pour gagner un escalier ou une circulation protégée, si il a plusieurs sorties. Cette distance est réduite à 30m dans le cas contraire.

Il ne doit jamais y avoir de communication directe entre les escaliers des étages et celui du sous-sol pour des motifs évident liés à l'évacuation des personnes en situation de stress (qui risqueraient de se précipiter aux sous-sols au lieu de sortir au RDC).

Rappel : les escaliers encloisonnés doivent répondre à la règle du 311.

 

 

 

La mise à l’abri du personnel et du public a priorité sur la sauvegarde des biens

 


Le point de rassemblement :
Généralement en extérieur, il permet d’accueillir l’ensemble du personnel pour sa mise hors de danger. Il ne faut en aucun cas quitter ce point de rassemblement tant que l’ordre n’a pas été donné par le service de sécurité, la direction ou les sapeurs-pompiers. 

 


Le règlement de sécurité précise dans ces dispositions particulières propres à chaque type d’établissement, quelles sont les périodicités des exercices d’évacuation à organiser.

 


          L’incendie, les fumées
      L’alerte à la bombe

 Des inondations
                                                          Un tremblement de terre ou un risque d’effondrement
                      Des émissions de gaz toxiques

               Des exercices d’évacuation

 



L’évacuation partielle : évacuer le personnel d’un endroit en cas d’incendie sans effectuer l’évacuation générale.
L’évacuation générale : évacuation totale du bâtiment.
L’évacuation différée : propre au type U et J, celle-ci réside dans un transfert des occupants d’un compartiment à un autre afin de les mettre en sécurité.
La mise à l’abri : confinement  du personnel en lieu sûr et ou des personnes à mobilité réduite.

Les consignes d’évacuation, générales et particulières établies en cas d’incendie doivent aussi comporter des consignes d’évacuation prenant en compte les différents types de handicaps.

 

 

 

 

 

 

 


Ces dernières années ont vue l’émergence d’une règlementation sensibilisée à l’égard des personnes handicapées ou à mobilité réduite.

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 a pour but de promouvoir, dans un usage normal, l’autonomie et l’égalité de traitement pour les PESH.

QU'EST CE QU'UN HANDICAP?

 

« Est considéré comme un handicap toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société, subie dans son environnement par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicapé ou d’un trouble de la santé invalidant ». 

 

 

 

Ainsi, au 1° Janvier 2015 tous les ERP devront être « mis en accessibilité »
Les ERP dont le permis de construire a été déposé après le 1er janvier 2007 sont déjà soumis à cette obligation, de même que les bâtiments d’habitation collectifs et les lieux de travail dont le permis de construire a été déposé après le 24 avril 2010.

 

 



Les dispositions sont multiples et touchent tous les aspectes du bâtiment.
Par exemple, les sorties, les dégagements intérieurs et la création d’espaces d’attente sécurisés (EAS) doivent être aménagés et répartis de telle façon qu’ils permettent l’évacuation ou la mise à l’abri préalable rapide et sûre des personnes en situation de handicap.

 

 

 

Toutefois, l’évacuation est la règle pour les personnes pouvant se déplacer jusqu’à l’extérieur du bâtiment.
Pour tenir compte de l’incapacité d’une partie du public à évacuer ou à être évacué rapidement, le règlement de sécurité admet la possibilité d’une évacuation différée.


LES TROIS POINTS A PRENDRE EN COMPTE SONT LES SUIVANTS :

 

- Tenir compte de la nature de l’exploitation et en particulier de l’aide humaine disponible en permanence pour participer à l’évacuation. 
Installer un équipement d’alarme perceptible tenant compte de la spécificité des locaux et des différentes situations de handicap des personnes amenées à les fréquenter isolément. 
Créer des Espaces d’Attente Sécurisés (EAS) : Zone à l’abri des fumées, des flammes et du rayonnement thermique. Une personne quel que soit son handicap doit pouvoir s’y rendre et si elle peut poursuivre son chemin, y attendre son évacuation grâce à une aide extérieure.

 

 

 

 

 

 

1 - OBJECTIFS ET PRINCIPES

2 - APPLICATION

SOMMAIRE

 

 

 

LE DESENFUMAGE, DANS QUEL BUT ?

 

Rappelez-vous les dangers que composent les fumées...

                                                                                                     

Le désenfumage a pour objet d’extraire, en début d’incendie, une partie des fumées et des gaz issus de la combustion. Il va permettre de limiter la propagation de l’incendie, il va favoriser l’évacuation du public en maintenant praticable les cheminements et va faciliter l’action des sapeurs pompiers.

Le désenfumage peut s’opérer naturellement ou mécaniquement selon l’une des méthodes suivantes :
Par le balayage de l’espace qu’on souhaite maintenir praticable, à l’aide d’un apport d’air neuf et de l’évacuation des fumées : le balayage naturel.
Par différence de pression entre le volume que l’on souhaite protéger et le volume sinistré mis en dépression : la pression différentielle.
Par combinaison des deux


1 - LE BALAYAGE NATUREL
Il est réalisé par des évacuations de fumées et des amenées d’air naturelles qui vont communiquer avec l’extérieur, directement ou par des conduits, disposés de manière à assurer un balayage satisfaisant du volume à désenfumer. 


Les amenées d’air sont réalisées à travers :
- Des ouvrants en façades
- Les portes des locaux donnant sur l’extérieur
- Des escaliers non-encloisonnés
- Des bouches


(Aucune dimension d’ouverture n’est inférieure à 0,20m).


Les évacuations de fumées sont réalisées à travers :
- Des ouvrants en façade
- Des exutoires
- Des bouches

(Aucune dimension d’ouverture n’est inférieure à 0,20m).

2 - LA PRESSION DIFFERENTIELLE

Le désenfumage par tirage mécanique est assuré par des extracteurs mécaniques de fumée et des amenées d’air naturelles ou mécaniques, disposées de manière à assurer un balayage du volume concerné. Ce balayage peut être complété par une mise en surpression relative des espaces à mettre à l’abri des fumées. 

- L’extraction se fait au travers de bouches raccordées à un ventilateur d’extraction.
- L’amenée d’air mécanique se fait au travers de bouches raccordées à un ventilateur de soufflage.
- L’amenée d’air naturelle se fait sur la même méthode qu’en balayage naturel. 

 


Les installations de désenfumage doivent être alimentées par une Alimentation Electrique de Sécurité (AES).

 

En cas de déclenchement du désenfumage, la ventilation mécanique à l’exception de la VMC, doit être interrompue dans le volume concerné (sauf si elle concoure au désenfumage).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Les escaliers désenfumés sont :

1. Les escaliers encloisonnés 
2. Les escaliers en communication avec des locaux désenfumés
3. Les escaliers desservant plus de deux niveaux de sous-sol
Ils sont désenfumés par balayage naturel ou par pression différentielle, en aucun cas les fumées ne sont extraites mécaniquement.

Balayage naturel

 

 

 

Pression différentielle

 

 

 



Les circulations horizontales désenfumées sont :

1. Celles supérieures à 30m de longueur
2. Celles desservies par des escaliers en surpression
3. Celles desservant des locaux à sommeil
4. Celles en sous-sol
5. Celles des compartiments
Les halls sont considérés comme CHC et désenfumés si leur superficie est supérieure à 300m² ou si le désenfumage des CHC du niveau concerné est exigé.

 

 

 

 

 

 

 

 



Les locaux accessibles au public désenfumés sont :
1. Les locaux de + de 100m² en sous-sol ou sans ouverture sur l’extérieur 
2. Les locaux de + de 300m² en RDC ou en étage

Ecran de cantonnement : une séparation verticale placée sous la toiture ou le plancher haut, de façon à s’opposer à l’écoulement latéral de la fumée et des gaz de combustion. 

 



Les locaux de plus de 2000m² ou de plus de 60m de long doivent être découpés en canton de désenfumage, aussi égaux que possible. Superficie maximum 1600m², longueur maximum 60m, si possible pas de superficie inférieure à 1000m²

 

 

1 - ECLAIRAGE DE SECURITE

 

 


On distingue 3 types d’éclairage :

L’éclairage normal
L’éclairage de remplacement
L’éclairage de sécurité (à fonction d'évacuation ou d'ambiance / anti-panique)

 



Eclairage normal : éclairage alimenté par la source normale (EDF).
Eclairage de sécurité : éclairage alimenté par la source de sécurité (quand la source normale n’alimente plus).
Eclairage de remplacement : tout ou partie de l’éclairage normal, alimenté par la source de remplacement.
Etat de veille : état dans lequel les sources d’éclairage de sécurité sont prêtes à être mise en fonction si il y à une interruption de l’alimentation de l’éclairage normal. 
Etat de fonctionnement en sécurité : état dans lequel l’éclairage de sécurité fonctionne, alimenté par la source de sécurité.

Etat d’arrêt : état dans lequel le système d’éclairage de sécurité est mis hors service involontairement.

 



Pendant l’exploitation du bâtiment, il doit être à l’état de veille.

Il doit rester en service si la source normale ou la source de remplacement disparaît, par l’intermédiaire de la source de sécurité, et ce pendant une heure au moins par une batterie d’accumulateurs ou par blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES). 
L’éclairage de sécurité possède 2 fonctions :
L’éclairage d’évacuation
L’éclairage d’ambiance ou anti-panique 

Il doit permettre à toute personne d’accéder à l’extérieur, en assurant l’éclairage des cheminements, des sorties, des indications de balisage, des obstacles et des indications de changement de direction
1 - L'ECLAIRAGE A FONCTION EVACUATION

Il est obligatoire dans les locaux pouvant accueillir plus de 50 personnes, les locaux de plus de 300m² en étage et au RDC, de plus de 100m² en sous-sol
Dans les couloirs ou dégagements, les foyers lumineux ne doivent pas être espacés de plus de 15m.

 



2 - L'ECLAIRAGE A FONCTION AMBIANCE OU ANTI-PANIQUE

Il est obligatoire dans les locaux pouvant accueillir 100 personnes en étage et au RDC, 50 personnes en sous-sol
Il assure l'éclairage des dégagements et diffuse une lumière qui permet aux occupants de ne pas être totalement plongés dans le noir durant l'évacuation. 

 

 

- Obligation de disposer de lampes de rechange pour l’éclairage de sécurité.
- Les notices de fonctionnement et de maintenance doivent être annexées au registre de sécurité.
L’exploitant doit s’assurer périodiquement :

Une fois par mois : du passage à la position de fonctionnement en cas de défaillance de l’alimentation normale (vérification de l’allumage de toutes les lampes). 

Une fois par mois : de l’efficacité de la commande de mise en position de repos à distance et de la remise automatique en position de veille au retour de l’alimentation normale. 

Une fois tous les six mois : de l’autonomie d’au moins 1h.
Certains blocs autonomes comportent un système automatique de test intégré (SATI) qui peuvent effectuer ces opérations et indiquer l'état du bloc par l'intermédiaire d'un témoin lumineux

 

 

 

IL EXISTE 5 MOYENS DE SECOURS :

1. Les moyens d’extinction
2. Les dispositifs visant à faciliter l’action des sapeurs-pompiers
3. Le service de sécurité incendie
4. Le système de sécurité incendie
5. Le système d’alerte 

 

 

 

ON DISTINGUE 7 MOYENS D'EXTINCTION :

1. Bouches et poteaux d’incendie privés et points d’eau
2. RIA 
3. Colonnes sèches et en charge
4. Installations fixe d’extinction automatique (IFEA)
5. Déversoirs ponctuels
6. Eléments de construction irrigués
7. Appareils mobiles et moyens divers (sable, pelle, etc.

 



Si les prises d’eau publiques sont trop éloignées ou possèdent un débit insuffisant, la pose de bouches ou de poteaux d’incendie privés peut être imposée. 

Ils peuvent être remplacés ou complétés par des points d’eau facilement utilisables en permanence tels que des cours d’eau, des bassins, des citernes, etc. d’une capacité en rapport avec le risque à défendre (déterminés selon les directives des SDIS). 

Cependant ,l’itinéraire entre le/les point(s) d’eau et l’ERP doit permettre le passage facile des moyens des SP, le/les point(s) d’eau doivent être facilement accessible en permanence, signalés conformément à une Norme Française, situés à 5m au plus du bord de la chaussée ou de l’aire de stationnement des engins d’incendie. 

 

Un poteau d'incendie privé

 


Une réserve d'eau privée

 

 

 

Un RIA est un équipement de premier secours, alimenté en eau, pour la lutte contre le feu, utilisable par un personnel qualifié ou non

 

 

 

IL POSSEDE PLUSIEURS FONCTIONS :

- Pouvoir intervenir sur un feu assez important dans un minimum de temps.
- Assurer une intervention prolongée pendant le délai d’intervention des Sapeurs-Pompiers.
- Compléter l’installation d’extincteurs mobiles dans les locaux à risques importants.

CES CARACTERISTIQUES SONT LES SUIVANTES :

- Un robinet d’arrêt de l’alimentation en eau
- Un dévidoir à alimentation axiale
- Un tuyau semi rigide de 20m ou 30m avec un diamètre nominal : DN Ø 19/6, 25/8, 33/12 et une formation du jet : 6mm, 8mm, 12mm - Une lance trois positions (arrêt, jet diffusé, jet droit ou plein ou bâton)
- Une clé tricoises
               - Un seau à fond bombé                                                                                                   - Une hache (facultative

- Une plaque de signalisation comme ci-dessous

 

 

 

 

Une clé tricoise


INSTALLATIONS ET EMPLACEMENTS :
Le RIA est placé à l’intérieur du bâtiment, le plus près possible et à l’extérieur des locaux à protéger.
- Il est signalé par un pictogramme, facile d’accès et à mettre en œuvre, la bobine doit être située entre 1,20m et 1,80m du sol.
- Il est numéroté dans une série unique.
- Il doit permettre d’atteindre efficacement toute la surface des locaux.
- Pour les locaux à risques importants (RIA DN 33/12), tous les points de la surface du local doivent être battus par au minimum deux jets de lances.

ALIMENTATIONS ET VERIFICATIONS :
Ils sont alimentés en eau par les conduites publiques.
La pression minimale doit être de 2.5 bars au RIA le plus défavorisé (un manomètre est placé sur ce RIA).
Des essais mensuels doivent être effectués, le contrôle de la pression doit être inscrit sur un registre spécial.

 

 

Les colonnes sèches et humides sont des moyens d’extinctions réservés aux sapeurs-pompiers 

 

 

 

Les colonnes sèches sont des tuyauteries fixes et rigides installées dans les établissements comportant des risques importants dont le plancher bas du niveau le plus haut accessible au public est situé à plus de 18mdu niveau le plus haut de la voie accessible aux engins des services de secours et de lutte contre l’incendie. 

 

 

UNE COLONNE SECHE COMPREND :
- Un raccord d’alimentation
- La colonne proprement dite
- Les prises d’incendie simples ou doubles (avec dispositif de vidange et purge d’air)
CONCERNANT LE DIAMETRE ON DISTINGUE :
o DN 65mm en cas général
o DN 100mm pour les risques importants
Il existe deux types de colonnes sèches :
CS montante (dessert niveaux supérieurs) : raccord d’alimentation situé à moins de 60m d’un(e) poteau/bouche d’incendie.
CS descendante (dessert niveaux inférieurs) : raccord d’alimentation situé à moins de 100m d’un(e) poteau/bouche d’incendie.
Elles sont installées dans une zone protégée de l’incendie : cage d’escalier, dispositif d’accès, façade la plus proche des poteaux/bouches d’incendie. Les raccords d’alimentation doivent être signalés. 

 

 

 

 

 

 

Les colonnes en charges peuvent être imposées dans certains établissements importants ou dans les Immeubles de Grande Hauteur de plus de 50 mètres. 

Alimentées par un réservoir en charge, des sur presseurs, des pompes, etc., la colonne humide doit assurer en permanence à l’un quelconque des niveaux de l’établissement, pendant le temps requis pour la stabilité au feu du bâtiment, avec un minimum d’une heure : 
Un débit de 1000L/min
Une pression de 4.5 à 8.5 bars

Quand le débit est assuré par des réservoirs, ils doivent avoir une capacité telle qu’un débit de 60m³/h au moins, soit réservé au service incendie (pendant le temps requis pour la stabilité au feu du bâtiment avec un minimum d’une heure). Cette capacité peut être augmentée en fonction des risques particuliers de l’établissement. 
Le raccord d’alimentation doit être situé à moins de 60m d’un poteau ou d’une bouche d’incendie
Elles sont installées dans une zone protégée de l’incendie : cage d’escalier, dispositif d’accès, façade la plus proche des poteaux/bouches d’incendie. Les raccords d’alimentation doivent être signalés

 



Il existe différents agents extincteurs : eau, poudre, co², mousse, FM200. L’installation la plus courante est l’extinction automatique à eau de type sprinkler. 

 

 

Si la propagation du feu n’est pas stoppée, une seconde tête éclate et ainsi de suite. Dans 70% des cas, 4 têtes ont suffit pour contenir un incendie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une cloche sprinkler (sonnerie stridente prévenant de l’arrivée de l’eau)

 

POSTE DE CONTRÔLE OU LOCAL SPRINKLER : 

Situé entre le réseau et les sources d’eau se trouve un poste de contrôle, il comprend :
- Une vanne d’arrêt (cadenassée en position ouverte)
- Une turbine hydraulique entraînant le fonctionnement d’une cloche d’alarme 
- Une vanne de vidange
- Un accélérateur ou un exhausteur
- Des manomètres enregistreurs placés en amont et en aval

La surface surveillée par un poste de contrôle ne doit pas dépasser 8000m² avec un maximum de tête limité à 1000

LES SOURCES D'EAUX : 

Le risque à protéger définit les caractéristiques nécessaires de débit et de pression des sources d’eau admis par les assureurs :

- Le réseau public sur pressé ou non
- Les réserves d’eau à charge gravitaires (réservoirs élevés)
- Pompes automatiques aspirant dans des réserves
- Réservoirs sous pression

La règlementation et les assureurs imposent deux types de source d’eau :
 La source de type « A » dite « limitée » : alimente 5 têtes durant 1/2h.
La source de type « B » dite « inépuisable » : alimente toutes les têtes de la surface impliquée durant 1h30. 

 

 Il s'agit de projeter de la mousse à moyen ou à haut foisonnement sur un risque ou l'eau peut être prohibée.
Le système se compose :
- D'une source d'eau 
- D'un réservoir d'émulseur 
- D'un mélange eau/émulseur 
- D'un générateur de mousse (assure le mélange eau/air/émulseur
- D'un système de canalisations

Ce système est principalement utilisé en présence d'un risque "hydrocarbure" et essentiellement en milieu industriel.

 

 

 

 

 

 L'installation projette un gaz inerte ou inhibiteur ou du dioxyde de carbone (CO²). Ces installations sont principalement aménagées dans les locaux contenant du matériel de grande valeur ou dans lesquels l'eau est proscrite (musée, armoires électriques, salles informatiques, centres téléphoniques etc.

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT : 
 Le foyer d’incendie est décelé par un système de détection automatique, mais le dispositif d’extinction est également d éclenchable manuellement
La mise en place d’une double détection permet d’éviter le déclenchement intempestif de l’installation. Un dispositif sonore et visuel d’alarme invite les occupants à évacuer immédiatement (sous peine d’asphyxie). 
 L’émission de gaz sera effective après une temporisation de 30 secondes. Comme dans le cas de l’IFEA à eau, le noyage peut être total ou partiel. 

 


Destinées à couvrir des risques de faible importance à base de solvants, de peintures ou d'hydrocarbure, ces installations fixes projettent de la poudre propulsée par du CO² ou de l'azote comprimé. L'extinction est quasi instantanée

 

 

 Dispositifs manuels servant à inonder le plus rapidement possible les locaux risquant une propagation rapide (anciens théâtres par exemple), par l’intermédiaire de deux vannes ou robinets de mise en œuvre situés : l’un à l’intérieur du local desservi, à proximité d’une issue. L’autre à l’extérieur en un endroit bien visible et facilement accessible. Tous les déversoirs d’un même local doivent pouvoir être commandés simultanément. 

ALIMENTATION : 
- La pression aux déversoirs en cours de fonctionnement ne doit pas être inférieure à 0.5 bar et le débit à 250L/min. Les déversoirs peuvent être alimentés soit par une canalisation d’une installation de RIA, sois par une canalisation exclusivement réservée à cet usage. 
- Les déversoirs peuvent être remplacés par des diffuseurs d’eau pulvérisée assurant un débit qui ne doit pas être inférieur à 5L/min/m². 

 

Des rideaux d’eau composés de canalisations munis de diffuseurs adaptés peuvent être imposés pour améliorer la résistance au feu de certains éléments de construction (cloisons, rideaux, portes, etc.).

Un élément de construction irrigué ne peut en aucun cas remplacer un mur ou une cloison résistant au feu. 

 

 


 


Les ERP doivent être dotés d’appareils mobiles comme :
- Seaux pompes d’incendie
- Extincteurs portatifs
- Extincteurs sur roues

Il permet au personnel et éventuellement au public, d’intervenir sur un début d’incendie.
Les extincteurs doivent être de couleurs rouge et conformes aux Normes Françaises (NF).

EMPLACEMENT

les sont dans les dégagements à des endroits visibles et accessibles : toute personne de par sa position ne doit pas se trouver à plus de 15m d’un extincteur, soit un extincteur pour 200m². 
Ils ne doivent pas gêner la circulation des personnes : fixation à maximum 1.20m du sol. 
Ils doivent être accrochés à un élément fixe

 

TERMINOLOGIE

Il existe 2 types d’extincteurs :
A pression permanente : la seule action sur la poignée permet la projection de l’agent extincteur hors de l’appareil (extincteur CO² très souvent). 
A pression auxiliaire : mise en pression obtenue par la libération d’un gaz comprimé contenu dans une sparklet ouvert par percussion (extincteur à eau pulvérisée et à poudre très souvent). 

VERIFICATIONS :
Les extincteurs sont vérifiés tous les ans par l’installateur ou un organisme de vérification agréé.
 Les agents SSIAP doivent contrôler régulièrement le bon emplacement de l’extincteur, l’état du plomb, la présence de la goupille, de la vérification annuelle et le bon état du corps de l’extincteur.


Extincteur à eau pulvérisée + additif            

 

 

 

 



 

 

 

 

 

Extincteur à poudre polyvalente ABC



 

Extincteur à CO²

 

 

Schéma d’un extincteur à eau pulvérisée 




 

Schéma d'un extincteur à poudre polyvalente ABC




 

Schéma d’un extincteur à CO²

 

 


Des moyens divers tels que des couvertures, des toiles, des sceaux d’eau, des réserves de sable, des bacs de rétention, etc. existent. 
Dans certains cas particuliers, les couvertures et les toiles incombustibles sont utilisées pour recouvrir des objets enflammés. Elles peuvent également servir à envelopper des personnes dont les vêtements ont pris feu. 

 

 

 

 

Il existe 5 dispositifs visant à faciliter l’action des sapeurs-pompiers (DVAFASP)

1. Les plans
2. Les balcons, passerelles, échelles et terrasses
3. Les tours incendies
4. Les trémies d’attaque
5. Les façades et baies accessibles

 

 

Un plan schématique sous forme de pancarte inaltérable doit être apposé à chaque entrée de bâtiment de l’établissement pour faciliter l’intervention des pompiers. 

Il doit représenter au minimum le sous-sol, le rez-de-chaussée, chaque étage ou l’étage courant de l’établissement.
Doivent figurer sur les plans de l’établissement :
→ Les dégagements et espaces d’attente sécurisés
→ Les cloisonnements principaux
→ L’emplacement des divers locaux techniques et autres locaux à risques particuliers
→ L’emplacement des dispositifs et commandes de sécurité
→ L’emplacement des organes de coupure des fluides, de coupure des sources d’énergie
→ L’emplacement des moyens d’extinction fixes et d’alarme

 


Pour faciliter les sauvetages et l’extinction peuvent être exigés :
 Des balcons, des passerelles, des échelles, des terrasses, etc. permettant l’accès aux locaux mal dégagés. 
 Des tours d’incendie permettant aux SP d’accéder directement aux niveaux d’un immeuble sans être incommodés par les flammes, la chaleur et la fumée. 
 Des trémies d'attaque pratiquées dans les planchers pour faciliter l’attaque des feux de sous-sol.
TOUR INCENDIE
- Escalier protégé, d’accès facile pour les secours venant de l’extérieur, qui dessert tous les niveaux et comporte en partie haute un accès direct sur l’extérieur. Ces tours sont munies de colonnes sèches ou en charges. 

 

 

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module 1 Cours pdf pour SSIAP1

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13 mars 2015

Le Service de Sécurité et Assistance a Personnes

 

 

 

 

 

En France, le service de sécurité incendie et d’assistance à personnes, abrégé SSIAP, est composé d'au moins trois agents. Il ne s'agit pas d'un service d'urgence public : les personnels SSIAP sont des salariés (ou sous-traitants) de l'établissement. La présence d'un tel service est rendue obligatoire :
 
Certains établissements recevant du public (en fonction de l'effectif admissible et de leur activité).
Les immeubles de grande hauteur
Trois catégories de personnels sont présents dans un service de sécurité incendie et d'assistance à personnes:
 
L'agent de service de sécurité incendie et d'assistance à personnes (il est titulaire du diplôme SSIAP1)
Le chef d'équipe sécurité incendie et d'assistance à personnes (titulaire du SSIAP2)
Le chef de service de sécurité incendie et d'assistance à personnes (titulaire du SSIAP3)
Les formations et diplômes SSIAP sont régies par l'arrêté du 2 mai 2005 modifié.
 
 
 
Missions du service
Prévention et protection contre les incendies
D'une part les agents du service assurent des missions de prévention. De façon non exhaustive:
 
Sensibilisation du personnel aux problématiques incendie
Rondes afin de vérifier les équipements de sécurité (extincteurs en place, éclairage de sécurité etc...) et la vacuité des dégagements.
etc...
D'autre part le service assure l'intervention en cas de départ d'incendie et coordonne les actions (évacuation, mise en sécurité, appel des secours) jusqu'à l'arrivée des secours
 
Assistance à la personne
En cas d'accident ou de malaise concernant le public ou les salariés de l'établissement, ce service assure les premiers secours, puis l'appel et l'accueil éventuel des services d'urgence.
 
Organisation du service
Dans les établissements où un tel service est rendu obligatoire, les personnels SSIAP 1 et SSIAP 2 sont dédiés uniquement à la sécurité incendie. Ils ne doivent pas avoir d'autres fonctions. Dans les heures de présence de public dans l'établissement, l'équipe est constituée d'au minimum un personnel SSIAP 2 et deux agents SSIAP 1.
 
Le chef d'équipe d'incendie encadre les agents notamment en cas de sinistre, rend compte à la hiérarchie, veille à l'application des consignes et au respect du Code du travail en matière d'hygiène et de sécurité.
 
Formation des personnels SSIAP
La législation française impose la possession de ce diplôme (SSIAP 1, SSIAP 2 ou SSIAP 3) aux personnels de service de sécurité incendie et d'assistance à personnes (encore appelé service central de sécurité en IGH par opposition aux services locaux de sécurité situés dans chaque compartiment).
 
Le SSIAP 1, SSIAP 2 et SSIAP 3 donnent respectivement accès aux fonctions d'agent de sécurité incendie, de chef d'équipe de sécurité incendie, et de chef de service de sécurité incendie dont les missions sont définies par l'arrêté du 2 mai 2005 modifié 2.
 
Les formations SSIAP enseignent au premier degré les bases de la sécurité incendie dans les établissements recevant du public et des immeubles de grande hauteur.
 
Au deuxième degré, la partie management et direction de l'organisation des secours prend une part importante.
 
Enfin au dernier degré, la formation aborde chaque thème en détail de la réglementation en vigueur dans les ERP, IGH mais aussi en matière de code du travail, d'accessibilité pour les personnes handicapées circulant en fauteuil roulant, des installations classées pour la protection de l'environnement parmi d'autres sujets.
 
Les programmes de formation pour ces trois degrés sont définis en détail dans les annexes de l'arrêté du 2 mai 2005 modifié par l'arrêté du 22 décembre 2008, ainsi que l'organisation de l'examen pour chaque degré.
 
Ces trois degrés de formation sont soumis à des recyclages triennaux devant avoir lieu au plus tard à la date anniversaire du diplôme SSIAP. Au-delà de cette période ou si le titulaire du diplôme n'est pas en mesure de justifier d'au moins 1 607 heures d'activité durant les trente-six derniers mois, il devra se soumettre à une remise à niveau pour accéder à l'emploi d'agent SSIAP de niveau correspondant à son niveau de formation initiale
 
Réglementation abordant les questions de sécurité incendie
Ci-dessous une partie des textes réglementaires de base relatifs à la sécurité des ERP et des IGH :
 
Arrêté du 2 mai 2005 modifié par l'arrêté du 30 décembre 2010 (mission, emploi et qualification du personnel permanent du service de sécurité incendie, formation et examen compris)
Code de Construction et de l'Habitation dit CCH (décret du 31 octobre 1973)
Arrêté du 25 juin 1980 modifié concernant les ERP de la 1re à la 4e catégorie
Arrêté du 22 juin 1990 modifié concernant les ERP du 2e groupe (5e catégorie)
Arrêté du 30 décembre 2011 (IGH et ITGH)
 
 
Composition du service sécurité en ERP ;
 
Selon le type et la catégorie de l’ERP, le service de sécurité incendie est assuré
 
Organisation du service de sécurité incendie dans les salles de spectacle
 
ERP de type L
 
La règlementation impose, en fonction notamment de la catégorie (de la 1e à la 5e) et du type de scène de l'établissement (intégrée - adossée - isolable), la présence d'un service de sécurité incendie complété d'un service de représentation.
 
Le service de sécurité incendie est chargé de l'organisation générale de la sécurité de l'établissement.
 
Le service de représentation vient en complément du service de sécurité incendie pendant la durée des représentations.Le service de représentation est chargé de la surveillance de la salle, de la scène et des cheminements d'évacuation.
 
 

 

Établissement

 

Service de sécurité incendie

Service de représentation qui vient en complément du service de sécurité incendie.
Il ne peut être distrait de ses missions spécifiques

1ère catégorie de plus de 3 000 personnes

Agents de sécurité incendie conformes aux dispositions de l’article MS 46

1 SSIAP 2
2 SSIAP 1 majorés d'un SSIAP 1 à partir de 6 000 personnes par fraction supplémentaire de 3 000 personnes

1ère catégorie de 1 (501 à 3 000 personnes)

Agents de sécurité incendie pouvant par dérogation aux dispositions de l'article CCH MS 46 s2, être employés à d'autres tâches

1 SSIAP 1

2e catégorie avec espace scénique intégré ou adossé et décors de catégorie M2, ou classés C-s2, d0 ou bois classé M3

Un agent de sécurité incendie et deux personnes désignées qui peuvent toutes les deux être employées à d'autres tâches

1 SSIAP 1

3e et 4e catégories avec espace scénique intégré ou adossé et décors de catégorie M2, ou classés C-s2, d0 ou bois classé M3

Deux personnes désignées qui peuvent toutes les deux être employées à dʼautres tâches

1 SSIAP 1

Autres établissements

Une personne désignée qui peut être employée à dʼautres tâches

Aucune disposition à pré

       

 
Organisation du service de sécurité incendie dans les salles de projection
 
 
ÉtablissementService de sécurité incendie des salles de projection
1ère catégorie de plus de 3 000 personnes Des agents de sécurité incendie conformes aux dispositions de l’article MS 46, seul le chef d’équipe ne peut pas être employé à d’autres tâches
1ère catégorie MS 46, des personnes désignées et qui peuvent toutes être employées à d’autres tâches
Autres établissements Une personne désignée qui peut être employée à d'autres tâches

 
 
Organisation du service de sécurité incendie dans les autres salles de type L
 
 
 
ÉtablissementService de sécurité autres établissements
1ère catégorie de plus de3 000 personnes Agents de sécurité incendie conformes aux dispositions de l’article MS 46
1ère catégorie Agents de sécurité incendie pouvant, par dérogation auxOrganisation du service de sécurité incendie
dans les autres salles de type Ldispositions de l’article MS 46 (s 2), être employés à d’autres tâches
Autres établissements  Une personne désignée qui peut être employée à d'autres tâches
 
 
 
Type M
 
Etablissements comportant :
 
-2 niveaux de vente dont un RDC  et effectif du public > 6000 pers.
-Plus de 2 niveaux de vente et effectif du public > 4000 pers.
1 chef d'équipe sécurité incendie.
2 agents de sécurité.
Le nombre d'agent de sécurité incendie est mojoré d'une unité à partir de 6000 personnes par fraction supplémentaire de 3000 personnes.
 
 
Type P 
 

Dans les établissements de 1er catégorie  ou dans les complexes importants de loisir multiples ou la danse constitue l'une des activité principales.
Si imposé par la commission de sécurité ( 1 chef d'équipe incendie )
2 Agents de sécurité.
 
 
Type T
 
 En application des articles MS 45 et (Arrêté du 12 juin 1995) « MS 46 », la surveillance des établissements de 1re catégorie doit être assurée par des agents de sécurité incendie dans les conditions suivantes :
 
a) Établissements comportant un ou deux niveaux accessibles au public :
 
- par quatre agents au moins, si l'effectif est supérieur à 6 000 personnes ;
 
- par cinq agents au moins, si l'effectif dépasse 10 000 personnes ;
 
b) Établissements comportant plus de deux niveaux accessibles au public :
 
- par quatre agents au moins, si l'effectif est supérieur à 4 000 personnes ;
 
- par un agent supplémentaire par fraction de 3 000 personnes au-delà de 6 000, avec un maximum de deux agents par niveau.
 
§ 2. Pour les bâtiments d'un même établissement répondant aux conditions de l'article GN 3, l'effectif global du service de sécurité tel que défini au paragraphe 1 sera celui nécessité par le bâtiment le plus important avec un minimum de deux agents par bâtiment ou niveau et trois agents permanents à un poste central de sécurité doté au moins d'un véhicule de liaison.
 
§ 3. Pour les établissements recevant plus de 30 000 personnes ou les ensembles importants de bâtiments, la composition du service de sécurité sera déterminée après avis de la commission départementale de la protection civile, de la sécurité et de l'accessibilité.
 
 
 
Type U
 
§ 1. En application des articles MS 45 et MS 46, la surveillance des bâtiments doit être assurée :
 
a) Par des agents de sécurité, dans les établissements classés en 1re catégorie.
 
En aggravation des dispositions de l'article GN 10, cette obligation est applicable aux établissements existants non modifiés et devra dans ce cas être mise en œuvre avant le 31 décembre 2009.
 
b) Par des employés spécialement désignés et entraînés à la mise en œuvre des moyens de secours dans les établissements de 2e catégorie. Le nombre de ces personnes devra être, en permanence, d'un minimum de 3. L'employé chargé de surveiller le système de sécurité incendie devra être titulaire du diplôme d'agent de sécurité incendie.
 
c) Par des employés spécialement désignés et entraînés à la mise en œuvre des moyens de secours dans les établissements des autres catégories.
 
d) En complément des missions définies à l'article MS 46, le personnel du service doit être formé à l'exploitation du Système de Sécurité Incendie et au transfert horizontal ou à l'évacuation des malades avant l'arrivée des secours.
 
e) Dans le cas de site hospitalier comportant plusieurs établissements, l'organisation du service de sécurité peut être centralisée après avis de la commission de sécurité compétente.
 
§ 2. Le service de sécurité incendie doit être placé, en application de l'article MS 46 (§2), sous la direction d'un chef de service de sécurité incendie spécifiquement affecté à cette tâche dans le cas prévu au paragraphe 1 (a) du présent article ainsi que lorsque l'établissement hospitalier comprend, sur le même site, plusieurs établissements recevant au total plus de 1 500 personnes.
 
Dans les autres établissements, cette fonction peut être assurée par une personne désignée.
 
 
 
Type S
 
§ 1. En application de l'article MS 45, la composition du service de sécurité incendie, assurant la surveillance des établissements, est fixée comme suit :
 
a) Établissements de 1re catégorie pouvant recevoir plus de 3 000 personnes : par des agents de sécurité incendie, conformément aux dispositions de l'article MS 46 ;
 
b) Autres établissements de 1re catégorie : par des agents de sécurité incendie qui, par dérogation aux dispositions de l'article MS 46 (§ 2), peuvent tous être employés à des tâches techniques.
 
§ 2. Pour les établissements de 2e catégorie, la surveillance doit être assurée par trois employés désignés par la direction parmi les personnels ayant reçu une formation de sécurité incendie.
 
 
 
 
Composition du service sécurité en IGH
 
 
GHA
 
§ 1. En application de l'article GH 62 ci-dessus, l'effectif du service de sécurité doit permettre de faire assurer la permanence au poste central de sécurité par un agent de sécurité au moins, titulaire du certificat d'aptitude à l'emploi de chef d'équipe de sécurité d'immeuble de grande hauteur.
 
§ 2. Des rondes doivent être effectuées tous les jours et aussi dans les cas particuliers ci-après :
 
— lors des aménagements ou déménagements ;
— après le travail des ouvriers lorsque les travaux ont été réalisés dans les parties communes. Pendant les rondes, la permanence doit être assurée au poste de sécurité par une personne disposant de consignes et qui n'est pas nécessairement titulaire du certificat d'aptitude à l'emploi d'agent de sécurité des immeubles de grande hauteur.
 
§ 3. Le service de sécurité peut être commun à plusieurs immeubles de grande hauteur à usage d'habitation sous réserve du respect des dispositions suivantes :
 
— le service de sécurité commune est placé sous une direction unique ;
— l'ensemble des alarmes de ces immeubles est regroupé au même poste central de sécurité ;
— chaque immeuble est situé à 50 mètres au plus du poste de sécurité commun ;
— la composition de ce service et ses moyens de liaison sont déterminés par la commission de sécurité.
 
 
GHO
 
§ 1. En application de l'article GH 62 ci-dessus, le service de sécurité des immeubles de la classe G.H.O. doit comprendre, sous la direction du chef de service de sécurité de l'immeuble :
 
— un service central assuré en permanence par trois agents de sécurité au moins, dont un chef d'équipe ;
— un service local par compartiment, constitué par le personnel de service.
 
Le service central doit, en fonction de la capacité d'accueil de l'immeuble, être composé au minimum comme suit :
 
1. I.G.H.O. de moins de 250 chambres :
 
— un chef d'équipe de sécurité exclusivement affecté aux tâches de sécurité ;
— deux agents de sécurité au moins recrutés soit parmi les services de maintenance technique, soit parmi le personnel administratif ou de réception.
 
2. I.G.H.O. de 250 à 550 chambres :
 
— un chef d'équipe de sécurité exclusivement affecté aux tâches de sécurité ;
— deux agents de sécurité au moins pouvant être recrutés parmi le personnel de maintenance technique uniquement.
 
3. I.G.H.O. de 551 à 850 chambres :
 
— un chef d'équipe de sécurité et un agent de sécurité exclusivement affectés aux tâches de sécurité  ;
— un agent de sécurité au moins pouvant être recruté parmi le personnel de maintenance technique uniquement.
 
4. I.G.H.O. de plus de 850 chambres :
 
— l'ensemble du personnel de sécurité est exclusivement affecté aux tâches de sécurité.
 
§ 2. Les rondes assurées par le service central de sécurité doivent avoir lieu au moins trois fois par nuit.
 
 
GHR
 
 
§ 1. — En application des dispositions de l'article GH 62, le service de sécurité des immeubles de la classe G.H.R., doit comprendre, sous la direction du chef de sécurité de l'immeuble :
 
— un service central, assuré en permanence par trois agents de sécurité au moins, dont un chef d'équipe  ;
— un agent de service par niveau, les jours de présence des étudiants ; à défaut d'agent permanent au niveau, des rondes supplémentaires devront être effectuées par le service central.
 
§ 2. — Les rondes assurées par le service de sécurité doivent avoir lieu, la première immédiatement après le départ des étudiants, la suivante, deux heures plus tard et une troisième au moins dans le courant de la nuit.
 
Le service central de sécurité doit organiser des exercices d'évacuations périodiques dans les conditions prévues à l'article GH 60  ; les occupants sont tenus d'y participer.
 
§ 3. — En période de non-occupation de l'immeuble et sous la responsabilité du mandataire, le service de sécurité de l'immeuble peut être composé de deux agents seulement, dont un chef d'équipe.
 
 
 
 
GHU
 
§ 1. — En application de l'article GH 62, le service de sécurité doit comprendre, sous la direction du chef de sécurité de l'immeuble :
 
— un service central de sécurité, dont la composition doit permettre d'assurer une permanence de cinq agents de sécurité au moins, dont un chef d'équipe ;
— un service local de sécurité par compartiment (ou service hospitalier équivalent) (1), constitué du personnel chargé de la surveillance, dont un chef désigné par la direction de l'établissement. Ce service n'est pas imposé dans les compartiments réservés uniquement à l'enseignement.
 
§ 2. — Outre celles énumérées à l'article GH 62, le service central de sécurité a notamment pour missions :
 
— de connaître les risques particuliers que présentent certains services de l'établissement ;
— d'assurer des rondes dans tous les locaux qui ne sont pas surveillés en permanence. La fréquence de ces rondes est fonction des risques, avec un minimum de quatre rondes par vingt-quatre heures ;
— d'organiser au moins chaque trimestre des exercices d'évacuation simulée des chambres d'hospitalisation par compartiment.
 
§ 3. — Le service local de sécurité a pour mission en cas de sinistre :
 
— de déclencher l'alerte et l'alarme ;
— d'organiser l'évacuation du sous-compartiment ;
— de mettre en œuvre les moyens de premiers secours ;
— de rendre compte de la situation au poste central de sécurité.
 
 
GHW
 
§ 1. En application des dispositions de l'article GH 62, le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes des immeubles de classe GH W1 ou GH W2 comprend, sous la direction du chef de sécurité incendie de l'immeuble :
 
a) Un service central de sécurité incendie dont la composition est fixée comme suit en fonction de la classe de l'immeuble :
 
- GH W1 inférieur ou égal à 750 m2 : deux agents de sécurité en permanence, dont un chef d'équipe ;
 
- GH W1 de plus de 750 m2 :
 
- en période d'occupation de l'immeuble : trois agents de sécurité en permanence dont un chef d'équipe ;
 
- en période de non-occupation : deux agents de sécurité en permanence dont un chef d'équipe ;
 
- GH W2 : trois agents de sécurité en permanence dont un chef d'équipe. Toutefois, après avis de la commission de sécurité, cet effectif peut être ramené à deux agents de sécurité en période de non-occupation  ;
 
b) Un service local de sécurité incendie par compartiment, constitué selon les dispositions du paragraphe 2 ci-après.
 
§ 2. Les occupants de chaque compartiment sont tenus de participer au service local de sécurité. Il est composé d'un chef de compartiment et d'agents désignés parmi le personnel permanent de chaque entreprise au prorata de son effectif. Le nombre d'occupants ainsi désignés est égal au vingt-cinquième au moins des occupants du compartiment, avec un minimum de six.
 
§ 3. Les rondes assurées par le service central de sécurité incendie et d'assistance à personnes ont lieu, la première immédiatement après le départ des employés, la suivante deux heures plus tard et une troisième au moins dans le courant de la nuit.
 
Le service central de sécurité incendie et d'assistance à personnes organise des exercices d'évacuation périodiques dans les conditions prévues à l'article GH 60 § 2 et les occupants sont tenus d'y participer.
 
§ 4. Le service local de sécurité a pour mission en cas de sinistre :
 
- d'alerter le service central de sécurité incendie ;
 
- de vérifier l'isolement du compartiment par la fermeture des portes coupe-feu ;
 
- d'organiser l'évacuation du compartiment, en prenant en compte, le cas échéant, la situation de personnes en situation de handicap ;
 
- de mettre en oeuvre les moyens de premiers secours ;
 
- de rendre compte de la situation au poste central de sécurité.
 
 
GHZ
 
§ 1. — Dans l'ensemble de ces bâtiments, en ce qui concerne les accès des sapeurs-pompiers et l'organisation des services de sécurité intérieurs, les dispositions à retenir sont les plus exigeantes de celles prescrites pour les diverses activités qu'ils abritent. Toutefois, certains allégements à cette règle peuvent être admis, après avis de la commission de sécurité.
 
§ 2. — En particulier la surveillance est assurée par un service de sécurité unique, composé sous la direction d'un même chef, d'un service central permanent et de services locaux par compartiment, lorsque ces services sont prévus pour le type d'occupation réalisé.
 
 
 
Type  ITGH
 
Composition du service de sécurité incendie
et d'assistance à personnes
 
Le service de sécurité incendie et d'assistance à personnes d'un ITGH est composé d'au moins un chef de service de sécurité incendie, deux chefs d'équipe de sécurité qualifié SSIAP 2 et trois agents de sécurité qualifié SSIAP 1.
La composition de ce service peut être augmentée sur demande de la commission de sécurité selon les activités recensées dans l'ITGH.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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